12 septembre 2011

Ojon débarque chez Sephora !


Yellow everybody ! Tour le monde a passé un bon week-end ? Moi j'ai pris des forces car aujourd'hui est une journée importante pour tous les beauty addict : c'est l'ouverture du salon Beyond Beauty, où je vais d'ailleurs passer une grande partie des deux jours à venir. J'aurais sûrement l'occasion de vous en reparler même si j'imagine qu'on risque comme l'année dernière de voir fleurir de nombreux billets sur le sujet. J'ai cru comprendre qu'il y aurait notamment pas mal de choses en matière de nouveautés capillaires et j'avoue que j'ai assez hâte de voir ça. Même si, au fond de moi, je pense que l'évènement capillaire de la rentrée ne viendra pas de là mais de chez Sephora. En effet, et je pense là aussi qu'on va beaucoooooup en entendre parler, l'enseigne va accueillir dès le mois prochain une toute nouvelle marque exclusive : Ojon.


Enfin, toute nouvelle en France seulement car la marque existe en fait depuis 2004 déjà à l'étranger. Elle a même été rachetée en 2007 par le groupe Estée Lauder. Et vous imaginez bien que lorsque Lauder rachète une marque comme ça, c'est plutôt bon signe. On se fait les présentations du coup ? Alors c'est parti ! Par quoi je commence, il y a tellement de choses à dire. Le nom d'abord. Car Ojon, c'est bien joli, mais qu'est ce que ça peut bien encore vouloir dire ? Vous ne pourrez définitivement plus dire qu'on apprend rien sur cette Planète puisqu'aujourd'hui, je vous propose une petite initiation au moskito pour le comprendre. Le moskito est une langue parlée au Honduras par le peuple des Moskitos et pour qui Ojon pourrait simplement se traduire par "palmier". L'huile extraite des fruits du batana, cette fameuse variété de palmiers, a toujours été utilisée là-bas pour le soin de la peau et des cheveux. Mais cela restait un geste de beauté uniquement connu des populations locales, et cela d'autant plus que le très faible volume de production n'aurait pas permis de toute façon d'en faire profiter beaucoup de monde.


Denis Simioni est un canadien qui bosse dans l'industrie cosmétique (oui, je sais que pour le moment, il n'y a pas de transition avec ce que je viens de vous dire mais vous allez vite comprendre, pas d'inquiétude!). Un jour, un membre de sa famille, pensant à juste titre que cela pouvait l'intéresser pour son boulot, lui ramène comme souvenir d'un voyage au Honduras une petite fiole d'une huile marronnasse et pas spécialement glamour d'apparence. Comme vous vous en doutez sûrement, il s'agissait d'huile d'Ojon. Mister Simioni ne se rendra pas compte immédiatement de l'extrême pouvoir réparateur de cette huile. C'est même pire que ça puisque c'est seulement deux ans plus tard que sa femme Silvana, qui revenait de la piscine avec les cheveux totalement abîmés, retrouvera par hasard au fond de leur armoire cette petite fiole. Se disant que n'importe quelle huile ferait l'affaire pour nourrir ses cheveux abîmés, elle se lança alors. Essai concluant et totalement bluffant pour Mme Simioni qui affirme ne jamais avoir rien vu de si étonnant... et en parle logiquement à son mari, surprise de découverte dans leur salle de bains. Puisque c'était son business et constatant lui-même l'efficacité sur la crinière de sa moitié, ce dernier se demanda immédiatement s'il n'était pas possible d'utiliser l'huile d'Ojon comme un actif capillaire ?


Il s'envola donc quelques semaines plus tard au Honduras (vous voyez, je vous l'avais bien dit que les deux histoires allaient se rejoindre!). Là-bas, il découvre que l'huile miraculeuse est le secret de toutes les femmes qui n'ont pas attendu Simioni pour découvrir ses bienfaits. Il part alors à la découverte des sites de production, totalement artisanale, pour voir comment est extraite cette huile. Il découvre alors que les palmiers en question poussent dans des marécages d'une région très pauvre et assez difficilement accessibles, à Rio Kruta. Avec une quinzaine d'immense grappes de coco en moyenne produites par an, chaque arbre permet d'obtenir environ 3 litres d'huile. Ce qui fait au final une mini-production d'environ 2 000 litres, récoltés après un dur labeur car il faut réaliser pas mal d'étapes pour transformer les noix en huiles, le tout sans industrialisation. Sous l'impulsion de Simioni, les choses vont rapidement se mettre en place à la fin des années 90. Il demande à ce que des études soient mises en place pour comprendre pourquoi cette huile miraculeuse. Les résultats ne tardent pas à tomber et mettent en avant une bluffante richesse en lipides, mais surtout une affinité particulière avec la fibre du cheveu. Convaincu par tout cela, Simioni passe une première commande de 4 500 litres aux producteurs locaux. Soit déjà plus du double de leur production annuelle...


Un pari impossible à atteindre ? Pas vraiment puisque Simioni va donner aux Honduriens les moyens de son ambition en les aidant à améliorer leur mode de production par quelques initiatives assez simples (pas question pour autant de passer à une industrialisation massive du procédé). Il mit par exemple en place des centres de ramassages pour collecter les cocos, permettant aux producteurs de ne plus avoir à pagayer pendant parfois 3 jours pour aller vendre leur petite récolte. Ces derniers reçoivent également des équipements de protection pour limiter les risques de brûlure avec l'huile chaude et aussi des poêles qui permettent de réduire la consommation de bois et limiter ainsi la déforestation. Dès 2004, la production s'envole avec 30 000 litres ! Une prouesse qui s'accompagne aussi d'un développement social. 1 000 producteurs bénéficient de ce trésor de la nature et Simioni s'engage à leur acheter l'huile deux fois plus cher que le prix à laquelle elle s'échangeait jusqu'alors. Organisés en coopérative, les récoltants de Kruta doivent beaucoup à cette huile qu'ils appellent d'ailleurs "cadeau de Dieu".


Simioni aussi peut être extrêmement reconnaissant envers ce cadeau de Dame Nature (pas celui de la pub avec Dame Nature hein, la vraie cette fois). Car même s'il est très engagé sur les règles du commerce équitable, Simioni n'en est pas pour autant un simple philanthrope. Cette huile est une merveille et il le sait. Il en fait donc l'actif vedette de sa gamme de soins qu'il baptisera simplement Ojon. Dès son lancement en Amérique, le succès est au rendez-vous et les formules naturelles (mais pas bio, attention) convainquent. Si de nombreuses gammes voient le jour pour répondre à tous les besoins capillaires, certains produits se distinguent plus particulièrement comme le shampooing sec (c'est une petite bombe parait-il), le sérum réparateur très concentré en huile d'Ojon pure... j'en passe et des meilleures. Autant de produits que l'on retrouvera de toute façon "en vrai" dans trois petites semaines.


Quelques exemples du buzz créé par Ojon ? Pendant les 34 minutes où la marque est mise en avant lors d'une émission de télé-achat en 2004, c'est plus de 20 000 produits qui sont commandés par les télespectateurs ! Les grands magazines américains lui attribuent de nombreux et prestigieux prix, les grands magasins se battent pour les avoir dans les linéaires, les stars cèdent aussi commencent à s'y intéresser... La Ojon Mania est en marche, tout simplement. Est-ce que la France va à son tour céder aux bienfaits de l'Ojon ? Ça, on le saura dans quelques mois ! A priori, est-ce que vous pensez que c'est le genre de marques qui peut vous plaire ? Vous pensez que vous irez y jeter un oeil lorsqu'elle débarquera chez Sepho le mois prochain ? Moi en tout cas, il y a de grandes chances pour que j'aille voir cela de plus près. Et si jamais vous craquez avant moi, je compte sur vous pour me donner vos impressions...

PS : le concours du centenaire est reparti de plus belle, juste ICI !

11 septembre 2011

Brésil ou Australie, d'où vient le meilleur shampooing ?


Et voilà, j'ai définitivement abandonné le shampooing solide pour revenir à des choses plus traditionnelles. Non pas que je n'étais pas satisfait du Godiva de Lush dont je vous avais d'ailleurs parlé ICI mais bon, force est de constater que le shampoo en flacon est quand même bien plus pratique. Du coup, j'ai décidé début juillet de mettre à l'épreuve deux shampooings que j'avais reçu il y a fort fort longtemps et que je n'avais toujours pas eu l'occasion d'utiliser. Et il faut croire que j'avais des envies de voyages ce jour là car l'un vient d'Australie et le second du Brésil. Deux destinations de rêve que j'aimerais d'ailleurs davantage visiter en vrai que cosmétiquement parlant mais bon, on fait ce qu'on peut ! Donc, nous disions donc deux shampooing teintés d'exotisme et d'aventure pour cette petite review du dimanche pluvieux. Brésil ou Australie, on a beau dire, le match des shampooings est quand même bien plus palpitant que la coupe du monde de rugby !


Commençons justement par celui venant du pays des kangourous et des koalas avec la marque Laetitia's Ti Tree. Celles et ceux qui ont une excellente mémoire (et qui était là au tout début de cette Planète!) se souviendront peut-être que je vous en avais déjà causé l'année dernière, juste ICI. Le concept de la marque est d'une simplicité enfantine : des produits bio créés par Laetitia de Tarragon (décoratrice d'intérieur à la base, sa vie a changé lorsqu'elle a découvert grâce à des aborigènes des plantes australiennes aux milles vertus) utilisant des actifs venant tout droit venus du bush australien. Et tout particulièrement l'huile essentielle de Tea-tree qui est le dénominateur commun de tous les produits, comme le laisse deviner le nom d'ailleurs. C'est une marque que j'avais un peu perdu de vue ces derniers mois mais j'ai vu la semaine dernière qu'elle venait d'être référencée chez Mademoiselle Bio, ce qui devrait la remettre un peu dans la lumière ("entrez dans la lumière, comme un insecte fou"... Patricia Kaas, si tu passes par là, nous te saluons bien amicalement !). Par quoi commencer pour vous parler de ce shampoo ? Le packaging peut-être, puisque j'y accorde toujours beaucoup d'importance ? Ici, rien à signaler si ce n'est que c'est très joli et parfaitement réalisé. Chic et élégant avec cette arbre qu'on imagine sans difficultés dans une plaine aride d'Australie, rien à redire là dessus. Bouchon clapet solide, bonne prise en main du flacon, contenance plutôt généreuse, le tout pour un prix relativement correct (11€50), je valide. Un petit bémol en revanche pour la formule dont seulement 10% du total des ingrédients sont issus de l'agriculture biologique. En clair, le minimum syndical pour prétendre au label Ecocert, c'est un peu limite je trouve même si compensé par d'autres engagements comme le label One Voice.


Et côté utilisation concrète et efficacité alors ? Et bien déjà, il a un parfum très particulier, celui de... la Chupa Chupa Chups au Coca !! Je vous jure que c'est vrai et pas une simple hallucination de mon nez, c'est flagrant pour quiconque a déjà goûté un jour une Chupa au cola ! Non pas que ce soir particulièrement désagréable mais ce n'est pas non plus le parfum que je préfère... Le shampooing ne mousse pas énormément, comme tous ceux de toute façon qui affichent une composition assez naturelle. Perso, ça ne me dérange pas le moins du monde car je sais que la mousse est souvent le parfait indicateur du nombre de cochonneries cachées dans la formule alors même si c'est très rigolo de faire soirée mousse dans sa salle de bains, je passe mon tour autant que possible. Côté rinçabilité, c'est OK aussi mais le seul truc que je n'ai pas bien compris, c'est la promesse purifiante que la marque met en avant. Purifiant de quoi ? Je ne pense pas que cela soit des états pelliculaires car aucune mention n'est faite à ce sujet. Purifier les cheveux de la pollution des villes alors ? Peut-être mais si c'est ça, j'avoue que je n'ai pas été ébahi par la chose non plus. En clair, un shampooing qui fait son boulot (nettoyer lescheveux) sans rien de particulier à signaler. La forme est là mais le fond est encore améliorable de mon point de vue, un peu décevant donc.


Est-ce que le second shampoo s'est montré plus convaincant ? Avant de vous le dire, présentation rapide de la chose. Il est signé de la marque brésilienne Natura dont vous avez forcément déjà entendu parler. Ce sont des soins que l'on trouve généralement sous le principe de la vente à domicile et qui ont plutôt de bons retours. Pour ma part, j'ai testé le Shampooing Rafraîchissant car je suis un addict des capillaires mentholés qui laissent - généralement - une très agréable sensation de fraîcheur. Ce que j'ai apprécié ici, c'est le fait qu'il s'agisse d'un shampooing usage quotidien car bien souvent, la menthe a tendance à dessécher un peu le cheveu et il faut donc y aller mollo avec les produits de ce genre. Autre point positif, c'est un shampoo qui n'est pas destiné aux états pelliculaires, ce qui est encore - trop - souvent le cas lorsqu'ils sont à base de menthe. Bah oui, on peut aimer la mint sans avoir des pellicules ! Flacon sobre mais plutôt sympa grâce à l'ouverture latérale du clapet (c'est con mais parfois, juste un petit détail de ce genre fait la différence), c'est good de ce coté là. Moins sur le prix en revanche car à 10€ les 200ml, ce n'est pas donné cette affaire. 30% plus cher même que le shampooing Laetitia's Tea Tree lorsqu'on calcule le prix au millilitre (ce que je vous invite toujours à faire d'ailleurs car on a souvent des surprises) alors que chez Natura, le shampooing n'est pas spécialement naturel (et donc avec des matières premières qu'on imagine logiquement meilleur marché). C'est d'ailleurs, de mon point de vue, l'un des gros problèmes de la marque. Difficile de s'appeler Natura lorsqu'on est pas engagé sur le bio, c'est un peu paradoxal ce genre de grand écart entre le discours et les actes, on croirait du Nicolas Sarkozy ! (même si à nuancer un peu car la marque est très engagée sur le commerce équitable, ce qui est très important également).


Bref, là n'est pas le sujet du jour alors revenons-en à ce shampooing ! Vous allez dire que je suis mal luné parce que je n'ai pas beaucoup dormi après ma soirée en boîte d'hier mais ce n'est même pas ça, c'est juste que ce produit ne s'est pas non plus montré très convaincant ! Décidément, c'est l'hécatombe aujourd'hui ! Oui, il lave (encore heureux pour un shampooing!) mais la sensation de fraîcheur n'est pas du tout à la hauteur de ce que j'attendais. S'il sent le Ricqlès (après le Chupa Chups, on fait dans la sucrerie aujourd'hui...) lorsqu'on le verse dans le creux de la main, il se révèle plutôt comme un Tic-Tac au final (je suis vraiment le roi de la métaphore, y a pas à dire !) et la fraîcheur qu'il procure n'est présente que quelques secondes avant de disparaître aussi vite qu'elle est venue. Après le rinçage, elle n'est déjà plus qu'un lointain souvenir. Je me souviens d'un shampooing Origins à la menthe qui était top, et est du coup un peu devenu mon échelle de Richter du shampooing rafraîchissant. La sensation glacée restait pendant des heures (si, si, je vous jure) après le lavage, c'était même dingue (manque de bol, la marque n'est plus disponible en France, j'ai du être marabouté pour des actes ignobles commis dans une autre vie). Ici, on en est loin. Très loin. Trop loin. En revanche, un bon point car effectivement, il ne dessèche pas du tout les cheveux et peut donc s'utiliser sans souci en shampooing quotidien. Vous voyez que tout n'est pas noir pour autant !


En clair, deux petites déceptions pour ma part. J'en suis donc quitte pour me relancer dans une nouvelle quête du Graal capillaire, ce qui est tout sauf évident. A croire que je ne vais jamais arriver à trouver le shampooing capable de me bluffer. Et encore, avec mes deux centimètres sur le caillou, je n'ai pas à me plaindre et préfère ne même pas penser à ce que cela doit être pour vous Mesdames ! En même temps, vu les échos supers positifs que j'ai eu sur les trois marques qui s'apprêtent à rejoindre ma salle de bains (Privé Formule aux Herbes, Davines et Philip B), j'aime mieux vous dire que je vais me montrer encore plus exigeant que d'ordinaire pour ceux qui vont prendre la succession de Laetitia's Ti Tree et Natura. Je vous causerai aussi très vite après-shampooing brillance à moins de 7€ car j'en teste trois depuis quelques mois pour vous faire une revue aux petits oignons ! Je vous parlerai aussi dans la semaine de deux nouvelles marques capillaires qui débarquent en France et risquent à mon avis de faire pas mal de bruit...

Et vous sinon, vous avez fais de jolies découvertes dernièrement au rayon capillaire ? Le shampooing idéal, vous l'avez trouvé ou bien le cherchez vous de manière presque désespérée comme moi ? Qu'est ce qu'on trouve de beau d'ailleurs, dans votre beauty routine cheveux du moment ?

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