16 avril 2014

Lush, Dove & France 5 sont sur un bateau...


Lush & Dove tombent à l'eau, qui est-ce qui reste dans le bateau ?! Peut-être l'avez vous vu ou en avez-vous au moins entendu parler mais France 5 a diffusé dimanche soir dernier un reportage qui a fait sensation (ici en replay pendant encore 3 jours). Une enquête consacrée aux gels douche, un sujet qui manifestement intéresse les gens puisque plus d'un million de personnes étaient devant leur poste pour l'occasion (jour de fête chez France 5 à qui ça n'arrive pas tous les 4 matins, c'est un peu comme quand Christian Clavier se retrouve dans un film que plus de 50 personnes vont voir au cinéma). Bref, ce reportage a beaucoup fait jaser sur la beauty sphère car il faut bien le dire, c'était un flingage en bonne et due forme des gels douche de supermarché. En regardant cela, j'en suis ressorti avec une impression assez particulière, tiraillé entre mon intérêt manifeste pour de nombreux points soulevés et mon interrogation sur la manière dont tout cela avait été traité. Après deux jours de recul, je pense que certains éléments méritent d'être relativisés et mis en perspective. Je m'explique...


Ce n'est pas vraiment un secret puisque cela est noté dans ma succincte présentation en haut de ce blog mais je suis Attaché de Presse depuis près de 10 ans (mon Dieu, ce coup de vieux en écrivant ça!). Je travaille pour plusieurs marques dont certaines d'ailleurs proposant des gels douche, tantôt bio, tantôt pas, et donc mon avis sur la question est totalement neutre car je défends les deux "chapelles". Je tiens à le préciser parce que je ne voudrais pas être taxé de manquer d'objectivité. Bref, depuis le temps que je bosse dans cette industrie, les médias, je sais quand même un peu comment ça marche ! Ici, la volonté était clairement de bâtir un documentaire à charge, le fil conducteur de l'émission est clair et net. Prenons l'exemple de ma consoeur chargée de communication chez Lush et qui dans le reportage est apparue comme incapable de répondre à une question de la journaliste relatives aux produits qu'elle défend. Vu comme ça, je conçois que cela ne fait pas très sérieux mais je vous assure, il ne faut pas oublier que c'est une idée faite sur 30 secondes diffusées.. Peut-être, et sûrement même, que leur entretien a duré 1h et que pendant 59 minutes, l'attachée de presse a eu réponse à tout sauf pendant une minute où elle a été prise à défaut (on ne peut pas non plus tout savoir et les journalistes savent nous repousser dans nos retranchements). Et c'est bien entendu toujours cette séquence, la plus sensationnelle, que l'on va garder au montage. C'est la règle à la TV, et elle est souvent impitoyable. Cela fait un peu naïf de dire ça mais je sais d'expérience que c'est exactement comme cela que ça se passe.


Néanmoins attention, cela n'excuse pas tout et je suis le premier déçu en apprenant que chez Lush, "produit frais" ne signifie pas en fait "produit fabriqué à partir d'ingrédient végétal frais" mais simplement 'produit fabriqué il y a moins de 5 mois". Forcément, ça contrarie. Gros fail. Et pareil pour les parabens qui figurent sous une autre appellation dans la liste INCI, et cela contre les lois et les directives en vigueur. L'erreur est humaine (et ici invoquée par la marque pour expliquer ce "loupé") mais c'est vrai qu'elle n'en demeure pas moins troublante. Est-ce que Lush a sciemment procédé à ce tour de passe passe pour masquer la présence de parabens dans ses formules ? Personnellement, c'est ma conviction (et chapeau à la journaliste de l'émission sur ce point). C'est effectivement très dommage et critiquable mais en même temps, est-ce qu'on peut aussi en profiter pour remettre les choses à plat. Pourquoi Lush en arrive là ? Parce que vous, moi, Mme Michu, tout le monde... ne voulons plus le moindre parabens dans nos produits de beauté et cela alors même que tous les formulateurs cosmétiques vous diront qu'il s'agissait pourtant du meilleur conservateur qu'ils avaient à leur disposition. Si on ne les avait pas tant décriés, on ne serait pas - et comme cela était aussi très justement expliqué par France 5 - en train de remettre dans nos produits des conservateurs bien moins rassurants. Mais qui ne nous inquiètent pour l'instant pas le moins du monde puisque les médias ont décidé de ne pas nous en parler pour le moment...


J'avoue quand même que je ne peux pas m'empêcher de sourire en observant tout cela car on a quand même le chic pour se créer des psychoses paradoxales. Or donc, on s'inquiète au plus haut point de la présence d'un paraben dans notre gel douche, un produit qui, il est quand même bon de le rappeler, l'on garde à peu près une minute sur la peau avant de le rincer à grandes eaux. Je le précise car à écouter tout ça, on pourrait croire que c'est le truc le plus dangereux du monde, une molécule qui pourrait nous tuer en l'espace de quelques secondes. Alors non bien sûr, je ne suis pas insensible à l'argument de l'application répétée quotidiennement qu'il ne faut pas mésestimer... Mais quand même, soyons sérieux un instant. Les ondes que notre corps se tape à longueur de journée, baigné dans un océan de wifi, bluetooth, 3G et antennes relais, ça n'effraie pas ça ? L'alimentation industrielle désastreuse qu'on a, les pesticides dans nos légumes et notre steack blindé de farines animales, on en parle ? Mais un paraben sur la peau pendant une minute et voilà qu'on s'inquiète. Restons raisonnable quand même. Ou bien arrêtons de vivre alors et retirons nous définitivement dans une ferme coupée du monde dans le Larzac. 


Alors attention, je suis néanmoins le premier à admettre que bien sûr, la composition d'un gel douche Weleda qu'on voyait dans le reportage, ou de tout autre marque sincèrement engagée dans le bio, est sans doute plus intéressante et douce pour la peau que celle d'un Dop ou d'un Tahiti. Mais si on essayait d'être franc une minute : qui est vraiment prêt à payer 8€ pièce pour chacun de ces gels douche ? Allez-y, lever le doigt derrière votre écran (enfin non, pas la peine car je ne vois rien!). Bon, moi j'ai acheté le mois dernier une huile de douhe Sabon à 22€ (faut que je vous en parle d'ailleurs) mais ça c'est parce que je l'aime d'amour et qu'en temps normal, je dévalise toujours le rayon de mon supermarché ! Ca compense. On peut le faire occasionnellement mais dans une famille où les gels douche descendent à vitesse grand V, ce n'est peut-être par le poste de dépense prioritaire. Et puis surtout, disons le simplement, lorsqu'on achète un gel douche Le Petit Marseillais ou autre, on se fait plaisir avec un parfum, une couleur, de la mousse... Est-ce qu'on est tous prêt à troquer cela pour un gel douche aux huiles essentielles ? Non, bien sûr, même si on sait au fond qu'on devrait. On le sait tous que les Pépito,  c'est de la merde blindée d'huile de palme mais c'est trop bon et surtout, on n'a pas tout le temps envie de manger des galettes de quinoa ! Enfin bon, on se doute bien que lorsqu'on achète un gel douche à 2€50, au parfum de soda et à la couleur jaune vif que tout cela n'est guère naturel. Les consommateurs sont loin d'être bêtes.


J'ai souri d'ailleurs en voyant la séquence où la journaliste de France 5 apporte des produits de supermarché pour faire décortiquer leurs formules par deux intervenants présentés comme "un blogueur" et "une journaliste". Deux personnes que je connais bien, que j'apprécie et dont je respecte le travail et les valeurs mais bon, ce ne sont quand même pas n'importe quel blogueur et n'importe quelle journaliste. Tous deux sont de fervents défenseurs de la cosmétique bio plus que mise à l'honneur dans leurs ouvrages respectifs. Alors bien sûr, il y avait peu de chance qu'on les retrouve en train de s'exclamer et danser la soca dance en découvrant ces formules (dommage car moi, je suis certain que Julien danse très bien la soca dance mais ça c'est une autre question!). C'était au final comme aller faire déguster un Best Of Mc Chicken à un grand chef étoilé prônant une cuisine locavore. Sans grande surprise et un peu convenu. Mais s'inscrivant parfaitement dans le fil conducteur de l'émission. Autre bémol que j'emmétrais, le passage sur l'esthéticienne qui s'était un jour réveillé défigurée à cause de la présence d'un conservateur auquel elle était allergique dans ses soins et son maquillage. Tellement gros comme ficelle... C'est dommage car pour le coup, ce genre "d'anecdote" méritait un traitement autrement plus sérieux et aurait permis par exemple d'aborder le très intéressant problème des professionnels de la beauté sans cesse exposés à des produits chimiques (et je pense particulièrement aux coiffeurs en écrivant cela) et qui terminent en développant des maladies professionnelles.


Alors attention, je ne dis pas que le reportage était inintéressant, bien au contraire même. J'ai trouvé passionnant le passage avec la dermatologue qui permet de se rendre compte (au delà des relations opaques entre industriels et professionnels de la santé) que les arguments marketing "hypoallergéniques" et "approuvés par les dermatologues" n'avaient strictement aucune valeur et qu'il fallait donc en faire abstraction au moment de choisir son produit dans les rayons. J'ai bien aimé les passages sur la fabrication des gels douche à proprement parler, c'est toujours instructif de voir un peu cette facette de la beauté. Toute la partie plus marketing sur les ficelles utilisées par les marques pour s'adresser à notre subconscient et éveiller tous nos sens était aussi instructive. Simplement, je regrette juste que cette émission se soit focusée sur un seul point de vue, je pense que l'ensemble aurait gagné à s'ouvrir à un peu plus de contradictions. Je ne suis personnellement que très rarement convaincu par le côté tout blanc d'un côté, tout noir de l'autre. Oh le vilain gel douche de supermarchés à ma droite, oh le gentil savon de Marseille (avec parfois de la graisse animale dedans, ça aussi c'était intéressant) à ma gauche, ce n'est pas vraiment ma came. Ce que j'en retiendrais du coup au final ? Simplement que comme dans toute chose, le juste équilibre est le meilleur chemin. Oui ces gels douche à 3 euros ne sont sans doute pas parfaits mais il ne vont pas non plus nous tuer. Savourons les sans jamais tomber dans l'excès et en alternant de temps en temps avec des versions greens, cela devrait bien se passer je pense !

Voilà, j'ai écris au fil de la plume (et de mon clavier rassurez-vous) donc désolé si tout cela est un peu décousu. J'espère sincèrement que vous aurez envie de prolonger le débat dans les  commentaires en me disant, si vous l'avez vu ou entendu parler, ce que vous avez pensé de ce reportage. Qu'en retenez-vous au final ? Est-ce  que cela vous pousse à remettre en cause vos critères au moment de choisir et d'acheter un gel douche ou pas vraiment ? Bien entendu, meme si vous n'avez pas encore eu le temps de visionner ce reportage, n'hésitez pas bien sûr si vous aviez aussi un avis sur la question. D'une manière générale, qui parmi vous prend vraiment le temps de décortiquer la formule de son gel douche avant de le mettre dans son caddie ? Est-ce que la présence de conservateurs décriés vous inquiète vraiment ou finalement pas plus que ça ? J'aurais en fait un milliard de questions à vous poser sur le sujet mais je vais me contrôler pour simplement vous laisser vous exprimer (dans le respect et la courtoisie bien sûr, je compte sur vous).

PS : un grand merci pour vos nombreux commentaires hyper constructifs et intéressants, c'est vraiment agréable de pouvoir échanger de cette manière. 

14 avril 2014

Cheveux, les 10 nouveautés du printemps

 
Bon, maintenant qu'on a fait le tour la semaine dernière des nouveautés du rayon déodorants, je vous propose de nous intéresser à quelque chose d'un peu plus glamour : les soins capillaires. Ces dernières semaines, j'ai pris un milliard de notes dans mon petit calepin de blogueur en me disant qu'il fallait à chaque fois que je vous cause de cette nouvelle marque, de ce produit qui venait de sortir... Du coup, je propose de faire une grande synthèse de tout cela en en réunissant pas moins de 10 dans ce billet qui à priori ne sera donc pas le plus court que je vous aurais proposé ! J'espère que vous avez un peu de temps devant vous. C'est bon, vous êtes bien installé(e) devant l'écran avec quelques gâteaux et un truc à boire ? Alors let's go ! 

SI C'EST AUSSIE, J'Y VAIS AUSSI


Oui, je sais que la blague est naze mais que voulez-vous, mon immense culture concernant les pubs assurant la promotion de petits pois et autre légumes en conserve m'obligeait à la faire ! Bref, tout ça pour vous dire que la marque Aussie débarque en France dès le mois prochain. Sans doute ne la connaissez vous pas forcément, à moins bien sûr que vous lisiez un peu la presse féminine ou les blogs beauté étrangers et dans ce cas, vous avez déjà sans doute croisé ces flacons, pas forcément très jolis d'ailleurs, dont tout le monde semble s'accorder à reconnaître l'excellent rapport qualité / prix. Il était donc grand temps qu'on puisse les découvrir à notre tour, d'autant que la marque australienne (le kangourou sur les packs était un bon indice pour nous mettre sur la piste!) était déjà chez pas mal de nos voisins européens. Cheveux colorés, ternes, secs, frisés ou encore manquants de volume... on trouvera chez Monop la plupart des gammes Aussie, avec des produits dont le prix oscillera entre 7 et 9 euros. Si j'ai bien tout compris, le produit iconique est le 3 Minute Miracle qui, comme son nom l'indique, promet de redonner vie à votre crinière en moins de temps encore qu'il n'en faut à une chanson de Magic System pour me casser les oreilles. Pour la petite histoire, la marque appartient au groupe Procter Gamble qui compte déjà parmi ses jolies marques les capillaires Pantène et Head and Shoulders (ils ont aussi Herbal Essences qu'ils n'ont en revanche jamais réussi à imposer en France). Reste à voir maintenant si la France succombera... aussi à Aussie ! 


VIVE L'ALTERNA'NCE


Non, non, non, vous n'y êtes pas du tout, je ne veux pas du tout parler de politique lorsque je parle d'alternance (big up au passage à Jean-Marc Ayrault et son énergie débordante qui va grave nous manquer, quel gros déconneur celui-là !). Je veux juste vous présenter la nouvelle marque capillaire qui débarque chez SEPHORA, j'ai nommé Alterna. C'est "rigolo" car cela faisait des mois et des mois que j'avais repéré cette marque sur des blogs étrangers et sans que je ne puisse expliquer de manière très rationnelle pourquoi, elle m'intriguait fortement. Quel plaisir donc de savoir qu'on la retrouvera chez l'enseigne beauté number one très prochainement ! Et pour commencer, une question à 100 francs (ou 15,24 euros si vous préférez) : savez-vous à qui appartient en partie cette nouvelle marque capillaire ? Vous jetez votre langue au chien (c'est l'expression qui a été remplacée par "donner sa langue au chat", #onsecultiveaussisurlesblogsbeaute) ? Et bien à Katie Holmes, ex Joey Potter dans Dawson (j'ai jamais trop regardé cette série, j'étais plus Melrose Place et Friends !) et accessoirement ex Madame Tom Cruise. En fait, si j'ai bien compris, la marque a été créée en 1997 et la jolie brune a rejoint l'aventure en cours de route. Pour le coup, elle a eu le nez fin car la marque est effectivement différente, tant dans ses flacons biscornus qui déroutent même un peu de prime abord, que dans les actifs qu'elle utilise en passant du caviar au bambou ! Les formules ne sont pas labellisées bio du tout mais excluent quand même pas mal de composants souvent pointés du doigt à l'instar des sulftates, huiles minérales, parabens, paraffine... Un premier pas vers le green shampoo. Je vous conseille vivement d'aller voir ça de vos propres yeux d'ici l'arrivée des produits dans quelques jours ! Moi en tout cas, j'espère que la gamme homme sera aussi référencée car elle est magnifique. 


ON RELÈVE LE D:FI ?


Tiens, en parlant de capillaires pour hommes, un mot rapide sur une marque qui pour une fois s'intéresse un peu plus à nous qu'à vous mesdames ! Depuis quelques semaines, je teste les produits d'une marque qui est en train de s'implanter chez les coiffeurs y que s'appelerio Quezac. Euh non, pas du tout, ça c'est autre chose ! Ici, la marque s'appelle d:fi. Pack noir surmonté de couleurs vives, pas de doute sur la cible plutôt jeune. Et si d'ailleurs vous aviez le moindre doute là-dessus, il y a un même un petit gadget qui vous le confirme puisque sur chaque produit de styling figure une sorte de gommette qui, lorsque vous la chauffez sous vos doigts, laisse apparaître la photo en noir et blanc d'un couple toujours teenage et toujours over looké et magnifiquement coiffé. Bon, je vous avoue que cela m'a amusé de le faire deux fois mais qu'ensuite, on s'en fout complètement (pas vraiment le temps de faire mumuse le matin quand je me dois filer au taf!). Mais bon, on s'en moque car ce qui compte au final, c'est ce qu'il y a dans les pots et pour l'instant, ce que j'ai testé est plutôt sympa. Facile à travailler, fixation qui tient toute la journée sans pour autant tomber dans le côté cartonné, fini très naturel, parfums vraiment agréables... je valide pour le moment et vous en reparlerai sûrement une fois arrivé à la fin de mes tubes. A garder en tout cas cas dans un coin de la tête si vous avez des ados à qui offrir un petit cadeau...


1, 2, 3 SOLEIL


L'année dernière, Garnier a réalisé un des plus jolis coups avec le lancement de sa Gelée Eclaircissante, que j'avais d'ailleurs moi aussi acheté et dont je vous avais causé ICI. Ruptures de stocks dans pas mal de magasins, voilà un signe qui ne trompe pas et fait clairement comprendre que le produit a trèèèèès bien marché. Du coup, le groupe L'Oréal entend bien faire belote et rebelote (vous jouez vous à la belote ? moi parfois avec ma grand-mère et j'adore!) en lançant cette année deux nouveaux produits plus que similaires mais dans d'autres marques, L'Oréal Paris (avec Sunkiss Jelly) et Dessange en l'occurrence. Pour ne pas que les produits proposés soient l'exacte copie de celui de Garnier, il fallait néanmoins changer quelques détails. Chez L'Oréal Paris, on abandonne donc le format pot pour un tube décliné en 3 nuances qu'on intègre dans la gamme de coloration Casting. On y trouverait parait-il un tout petit peu moins d'eau oxygénée et un peu plus d'actifs nourrissants pour un produit plus progressif encore et surtout moins agressif pour les tifs. Surtout, la gelée en question sera un peu moins chère, dans les 8 euros contre 11/12 de mémoire pour le Garnier. Chez Dessange, c'est au niveau aussi de la forme que cela change un peu avec un applicateur tube pinceau pour celles et ceux qui utiliseraient ce produit avant tout pour un effet méché. Rappel important : ces produits ne fonctionnent que sur les blonds foncés ou chatains clairs, et uniquement sur cheveux naturels et non colorés ! 


DOUCE FRANGE

Toujours en grandes surfaces, on trouvera dorénavant aussi... des franges à clipper ! Après ses extensions, Franck Provost persiste et signe avec une nouvelle gamme qui permet de changer de coiffure en quelques secondes. Comme d'habitude, sur le papier, cela a l'air canon mais reste encore à pouvoir trouver l'exacte réplique de sa couleur de cheveux parmi les 6 nuances proposées. Si néanmoins c'était votre cas, alors vous pourrez alors me dire si la pose est effectivement aussi aisée que cela a l'air dans la petite vidéo ci-dessus. Moduler la longueur de la frange, la discipliner comme n'importe quelle autre partie de votre crinière... tout cela a l'air d'être un jeu enfant. Bon par contre, ce n'est pas donné cette affaire, 25 euros quand même. Je ne sais pas si la marque a prévu des animations en grandes surfaces qui permettront aux femmes de s'assurer que la couleur leur convient parfaitement, je suis sûr que cela sera sinon un frein pour pas mal de potentielles clientes qui hésiteront du coup à sauter le pas. 


CC CRIME


Bon, j'avais déjà été plus que perplexe en découvrant la gamme de BB soins capillaires lancée il y a quelques mois par Biguine... Et voilà maintenant que c'est au tour de Kérastase de se lancer dans le remake en proposant à son tour une CC cream ! Un soin qui se retrouve affublé de cette appellation hautement marketing sous prétexte qu'il a le malheur d'offrir à nos cheveux 3 actions : protéger (avec des filtres UV puisque ce soin fait partie de la gamme solaire de Kérastase), réparer (huiles de lin et de carthame) et illuminer grâce à des nacres réflectrices de lumière. Très certainement ce soin est très efficace et fait ce qu'il promet de faire mais à un moment, est-ce que les marques pourraient arrêter de nous sortir toutes les déclinaisons possibles des BB et CC creams car je ne sais pas vous mais moi je commence à over-saturer. On a eu les ongles, le gloss, le blush... ça commence à bien faire ! Dommage car Kérastase mérite mieux à son sens que ce genre de gros lancement convenu et opportuniste qui révèle surtout un gros manque de créativité...


GOURMANDISES


Évacuons tout de suite la remarque que vous allez très justement me faire : oui, ces produits Energie Fruit ressemblent furieusement en terme d'identité visuelle à pas mal de choses vues ces dernières années, à commencer par Philosophy, I Love... et Treacle Moon. Hasard ou coïncidence, je n'en sais rien mais toujours est-il que cette jeune marque lancée en exclusivité chez Carrefour est en train de faire son petit bonhomme en mousse de chemin. Après avoir proposé dans un premier temps des gels douche aux contenances aussi généreuses que leurs couleurs étaient chimiques, elle étend donc son savoir faire aux soins hydratants pour le corps, aux parfums... et aux shampooings. Et là attention, vous allez vous lécher les babines car on retrouve des shampooings au caramel (si, si!), à la pomme, à la fraise, à la menthe, à la noix de coco... Et pour une fois, ce n'est pas que pour les enfants, bien au contraire même puisque chacun d'entre eux est proposé pour une indication précise (cheveux colorés, secs, gras...). Et à moins de 4€ les 500ml, c'est encore moins cher que l'ami Franck Provost, un exploit. Les masques ne sont guère plus onéreux (5€99 les 500ml) et il y a même une huile au caramel en spray avec embout pistolet. Si vous voulez mon avis, gros risque de succès !


JET SET ET MATCH


Depuis le temps que je tiens ce blog, vous commencez à me connaitre et savez que j'aime autant vous parler de shampooing à prix riquiqui comme je viens de le faire que de produits plus luxueux et qui nécessitent pour se les offrir l'hypothèque de votre appart ou bien la vente au marché noir d'un de vos deux reins. C'est un peu le genre de cette marque même si très honnêtement, on a vu bien plus dingue que ça en la matière (vous vous souvenez de ces capillaires à base de truffe et de poudre de météorite que je vous avais présenté ICI?). Bref, tout ça pour vous dire que le BHV a référencé une nouvelle marque capillaire. Sachant qu'en la matière, le grand magasin proposait jusqu'alors Shu Uemura Art of hair, Valmont, Kanebo, Sachajuan, Less is more, Leonor Greyl, Opalis, Hip, Davines, Rahua, Philip Kingsley, Christophe Robin, Kevin Murphy... cela pose bien le degré de hypitude de la chose. Donc le petit nouveau qui a l'immense honneur d'intégrer cette famille branchée, c'est Julien Farel. Comme son nom le laisse indiquer, il s'agit... d'un français ! Né en Auvergne pour être précis (il y a des gens parmi vous qui viennent de par là ?), il a été formé à son métier de coiffeur par Jacques Dessange puis par Frédéric Fekkai, excusez du peu. C'est donc très logiquement qu'il est devenu comme ces professeurs, un coiffeur apprécié des stars (Kate Moss, Audrey Tautou, Catherine Deneuve, Adrien Brody...) et plus étonnant... des stars du tennis puisqu'il est le coiffeur de l'US Open ! Bref, comme la plupart des coiffeurs ayant ce genre de parcours, il a lancé sa gamme de soins capillaires avec une forte promesse sur l'anti-âge du cheveu. A découvrir au Bon Marché donc si cela vous intéresse !


UN CAS UNIQUE


Beauty addict toujours à la recherche de formules naturelles, je pense aussi à vous ! Avec une nouvelle marque danoise fraîchement débordée en France et dont le nom lui met grave la pression puisqu'elle a été baptisée UNIQUE. C'est comme si on décidait d'appeler un enfant "Parfait", vous imaginez le stress, pas de droit à l'erreur avec un truc comme ça ! Bref, pourquoi ai-je tenu à vous parler de cette marque ? Déjà parce qu'elle est jolie, comme souvent d'ailleurs dans les marques cosmétiques nordiques. Mais surtout parce que ses compositions vont réjouir celles et ceux qui cherchent à exclure tous les composants souvent pointés du doigts dans nos soins capillaires. Ici, exit parabènes, silicones, OGM, SLS, SLES, colorants artificiels, parfums de synthèse, phtalates, nano-particules, propylène-glycol... j'en passe et des meilleures. Alors bien sûr, ça perturbe un peu niveau utilisation car cela ne gaine clairement pas les cheveux comme peut le faire un shampooing de grandes surfaces, mais c'est justement tout l'intérêt du truc. Je suis en plein test de leur shampooing hydratant sur lequel je vous donnerais bien volontiers mon avis définitif lorsque je serais à la toute fin du flacon. En attendant, vous pouvez zieuter sur le site Monde Bio qui propose toute la gamme (très correct niveau prix, 12€ environ le flacon). Je crois qu'on les trouve aussi dans quelques boutiques bio et chez Monop Beauty.


ET J'AI CRAYE (ALINE POUR QU'ELLE REVIENNE)


Et pour finir, impossible de ne pas parler de la tendance des craies qui permettent de se colorer de manière momentanée quelques mèches de cheveux. Remercions toutes les marques qui ont eu cette idée qui simplifiera toutes les filles dont certaines jusqu'alors utilisaient pour cela... leur feutre Stabilo (si, si, j'ai vu plusieurs vidéos de ce genre sur YouTube et cela me laisse à chaque fois très perplexe...). Bref, depuis deux ans, on voit pas mal d'initiatives de la part des marques sur la coloration des mèches pour répondre aux envies des femmes bien inspirées je pense par des Katy Perry and co qui doivent grandement participer à ce genre de délire capillare. Après le Color Bug de Kevin Murphy puis les Hairchalk de L'Oréal Professionnel, la tendance est donc cette fois à la craie qu'on frotte simplement sur la zone à colorier, comme saurait le faire un enfant de 3 ans. A faire sur cheveux secs ou bien mouillés pour un résultat encore plus intense. Si cela vous branche de sauter le pas, vous trouverez votre bonheur chez Sephora (3 couleurs de craies, 10,95 euros) ou aussi chez The Body Shop (2 couleurs, 8 euros).

Voilà, cette fois, vous savez tout ! J'avais prévenu que ce billet risquait d'être long ! Mais j'espère qu'il vous aura permis de faire quelques découvertes. De prime abord, quelles sont les nouveautés parmi ces 10 qui vous branchent le plus ? Peut-être même avez-vous déjà eu l'occasion d'en essayer certaines et si oui, n'hésitez pas à me dire en commentaires ce que vous en avez pensé au final ?!

7 avril 2014

Déodorants, le plein de nouveautés pour cet été


Vous avez passé un bon week-end les loulous ? Cela faisait du bien ce beau soleil samedi, on sent que l'on tient le bon bout et que les beaux jours vont vite revenir. Cela tombe bien d'ailleurs car ce dont je voulais vous causer aujourd'hui sera de plus en plus d'actualité au fur et à mesure que le thermomètre continuera de grimper puisqu'il s'agit... des déodorants. Et oui, pas forcément la partie la plus glamour de la planète beauté mais comme c'est un marché où il se passe des choses intéressantes cette année, je trouvais intéressant d'en parler un peu. Tiens, à propos du marché des déodorants, je lisais récemment dans un magazine de presse pro cosmétique qu'il était encore en croissance (probablement l'un des seuls trucs en croissance en France d'ailleurs!) et qu'il représentait au final environ 500 millions d'euros/an. Impressionnant quand même ! Et le pire, c'est qu'il y a encore pas mal de réservoir de croissance si j'en crois tous les gens qui puent des dessous de bras que je croise dans le métro ! Enfin bref, comme il s'agit tout de même d'un gros gâteau, vous imaginez bien que toutes les marques rivalisent d'idées pour se démarquer et attirer notre attention...


Et cette année, le mouvement de fond que vous n'avez pas pu louper, c'est l'arrivée en masse des déodorants dits compressés qui concernent plus spécifiquement les sprays. Tiens d'ailleurs, petite parenthèse au passage pour votre beauty culture perso, sachez que les Français(es) préfèrent visiblement les flacons aérosols qui représentent 3/4 des ventes contre seulement 1/4 pour les roll-on qui sont en léger recul ces dernières années.  Bref, les compressés étais-je en train de dire... Pour faire simple, disons qu'on assiste au même phénomène que ce qu'on a vu sur la lessive il y a 2/3 ans (quoi de plus normal en même temps puisque la plupart des fabricants de gels douche sont les mêmes que ceux qui font les lessives...), à savoir qu'on nous réduit les flacons de moitié en nous assurant que cela est toujours aussi efficace et permet le même nombre d'utilisations. Une innovation permise par un "nouveau système de vaporisation qui permet de réduire la quantité de gaz nécessaire pour la même efficacité". Pour l'instant, l'initiative vient du géant Unilever qui compte pas moins de 3 mastodontes du rayon déodorants (Monsavon, Dove et Rexona) dans son très joli portefeuille de marques, ce qui permet tout de suite de donner dans les linéaires un effet masse à l'initiative. 



Ce qui est intéressant de voir maintenant, c'est si les consommateurs vont accrocher à l'idée ? Est-ce qu'au moment de faire leur choix, ils ne vont pas se dire que malgré tout, mieux vaut rester sur un grand flacon classique que ce petit qu'ils pourront suspecter de contenir moins de produit qu'il ne le prétend ? En revanche, si le grand public accroche aux arguments avancés, à savoir qu'il s'agit au final d'un déo plus Arnaud Montebourg et plus Cécile Duflot (enfin, je veux dire plus économique et plus écologique!), ce sera le jackpot et sûrement la nécessité pour les marques concurrentes de leur emboîter le pas. En totu cas, pour mettre toutes les chances de son côté, Unilever a mis les moyens à la hauteur de ses ambitions : pas moins de 40 semaines de publicité sont programmées pour éduquer le consommateur et valoriser l'impact environnemental bénéfique des compressés. La même politique avait été menée par Unilever en Angleterre où ces déos new generation sont déjà dispos depuis quelques mois et représentent déjà plus de la moitié des ventes du groupe. Et Unilever appliquera très vite la même politique à ces produits masculins, dont le gigantesque Axe. En clair, la révolution est en marche !
 

Est-ce que cela suffira à Unilever pour reprendre en France la place du numéro à L'Oréal qui a de son côté conforté un peu plus sa présence en rayons depuis le rachat de Cadum ? Ce sera à suivre dans les prochains mois mais cela pourrait être possible car le groupe français n'a cette année lui pas grand chose à lancer en déodorants. Oui, il y a des nouveautés sympas en terme de parfums chez Ushuaïa mais rien de dingue non plus. La seule marque du groupe qui pour moi arrive avec un projet un peu innovant cette année, c'est Narta. Cela me fait rire car à chaque fois que j'écris ce mot, j'ai le gimmick "Toute la journée, fraîcheur Narta" qui s'impose à mon cerveau ! Toujours est-il que cette année, la marque a eu la bonne idée de lancer un déo qui soit à la fois anti-traces blanches sur les vêtements noirs, anti-traces jaunes sur les vêtements blancs et anti-décoloration sur les vêtements colorés. J'ai envie de dire "enfin", voire même "alleluia" ! Ça évitera à l'avenir de se poser des milliers de questions au moment de se sprayer les aisselles et surtout pour certain(e)s, de devoir investir dans plusieurs déodorants à utiliser selon leur tenue du jour. Ils seront proposés en spray (non compressés puisque si vous suivez, c'est pour l'instant une exclu Unilever!) et en roll-on. 



Bref, on ne sait pas vraiment avec toutes ces initiatives qui va gagner le match L'Oréal / Unilever mais on peut en revanche dire qui va avoir le privilège de l'arbitrer : Le Petit Marseillais. Et oui, grosse initiative pour l'une des marques préférées des Français qui fort de son expertise au rayon hygiène se lance dans le grand bain des déos. Eux, on peut dire qu'ils auront plus que réussi leur diversification car tout ce qu'il touche se transforme en or. Les soins corps, les cheveux, la minceur l'année dernière (si je ne m'abuse, leur huile est le produit anti-cellulite le plus vendu en GMS)... la recette produits tops + rapport qualité / prix  marche à tous les coups. Cette année donc, place aux déos avec à terme de grosses ambitions puisque la marque annonce vouloir d'ici 4 ans intégrer le Top 4. Et comme on ne change pas une formule qui gagne, la marque applique très astucieusement les recettes qui ont fait son succès : un discours axé sur la naturalité (la présence de l'actif "huile essentielle de sauge" est clairement mise en avant sur le pack) et la force de parfums souvent addictifs. Hâte de voir si la greffe va prendre mais honnêtement, je n'ai presque aucun doute là dessus !

Vous en conviendrez, ça bouge quand même pas mal ! Espérons maintenant pour tous ces projets que la météo soit au rendez-vous car les déodorants restent un produit dont les ventes sont assez météo-sensibles. Ce serait quand même dommage de se taper un été pourri alors qu'on a plein de nouveaux déodorants à tester ! Tiens d'ailleurs, quelle est votre politique en matière de déodorants vous ? Spray ou roll-on ? Quel critère privilégiez vous en premier au moment de mettre un déo dans votre caddie ? Le format, l'efficacité, le parfum, l'absence de certains actifs décriés comme les sels d'aluminium... ? Que vous inspire toutes ces nouveautés, et plus particulièrement bien sûr l'arrivée de ces nouveaux déodorants compressés ? Est-ce que certain(e)s d'entre vous savent déjà qu'ils vont craquer à coup sûr pour les premiers déos signés Le Petit Marseillais ? Et par curiosité, est-ce qu'il y en a parmi vous qui n'achètent pas leur déo en grandes surfaces mais plutôt en pharmacies, en boutiques bio, en parfumeries... J'ai l'impression que ces réseaux restent vraiment minoritaires sur les produits d'hygiène mais je me trompe peut-être ? A vous de me dire, comme d'habitude en somme :-) !

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