2 septembre 2012

Je suis Nudeeeee, tu es Nudeeeee (dépucelage de BB Cream inside!)


"Tu me frôôôôôôles l'épaule, lovely baby doll... C'est moins triste, naturiste, tu rentres en piste"... Arghhh, je suis totalement foutu car maintenant que j'ai cette chanson dans la tête, j'en ai pour la journée à la fredonner, c'est sûr et certain me connaissant ! Si vous êtes sage, je partagerai avec vous en fin de billet cet ode à l'élégance qui, il faut le savoir, est notre hymne à commun avec Miss Beauté-Blog (oui, nous avons des goûts de merde mais totalement assumés). Si vous voyez un jour dans les rues de Paris deux énergumènes chanter sensuellement "Je suis nuuuuuuu, tu es nuuuuuuuu, on est inconnuuuuuuuuus", soyez sûr que c'est nous ! Et pourquoi donc ai-je cette chanson en tête de bon dimanche matin ? Simplement parce qu'aujourd'hui, je vais vous causer de la BB Cream L'Oréal Paris (avec des mois de retard sur toute la blogosphère mais comme j'attends toujours d'être à la fin du tube pour prendre le temps avant de statuer...) de la gamme Nude (je suis nuuuuuuu, elle est nuuuuue) Magique ! Car incroyable mais vrai, j'ai à mon tour cédé à la folie BB Cream (original n'est ce pas !).


A la base, je n'étais pas spécialement attiré par ce geste supplémentaire dans ma routine beauté (encore une minute de plus à passer dans la salle de bains...), et ne voyais pas spécialement l'intérêt dans mon cas, car je n'ai pas vraiment de soucis de peau à masquer (et je touche du bois pour que ça continue!). Mais en même temps, à force d'entendre parler partout de BB Cream, je me suis dit qu'il ne fallait pas rester campé sur mes positions et prendre part à mon tour à cette révolution cosmétique. "Le changement, c'est maintenant" comme dirait quelqu'un qu'on connait tous ! Restait à savoir avec laquelle des innombrables BB Cream sortie depuis deux ans j'allais franchir le pas. Pour le coup, je me suis fait influencer par... un confrère blogueur (Raphaël de L'avis inutile pour ne pas le nommer) ! Je ne retrouve plus la vidéo mais me souviens qu'il avait eu un gros crush pour cette BB Cream L'Oréal. Et comme il semble toujours avoir une peau nickel sur ses vidéos, je me suis dit que cela valait le coup de tenter l'aventure. 


Un petit tour chez Monop et 15 euros plus tard, me voilà donc avec mon tube de Nude Magique ! Je suis nuuuuuuuuu, tu es nuuuuuuuuuu, on est inconnuuuuuuuu... Tube qui, autant en parler maintenant, n'est pas vraiment très bien foutu. Les inscriptions imprimées dessus s'effacent assez rapidement mais surtout, le tube canule devient vite dégueulasse, on dirait que du produit coule toujours un peu dans le capuchon. C'est du détail certes, mais pour le maniaque que je suis, cela reste assez pénible. Le jour de la première application, j'avoue que le produit a su m'étonner. Et  j'aime qu'on me surprenne ! Je n'ai pas été déçu du voyage car cette crème blanche rehaussée de dizaines de minuscules points gris/violets reprend une couleur peau dès lorsqu'on la frotte sur la nôtre (la fameuse technologie Color-Osmose). Ludique au possible, vraiment très sympa. Après, je ne sais pas si c'est un coup de chance ou pas mais la teinte médium me convenait parfaitement. Normalement, les pigments micro-encapsulés (ces fameuses microbilles gris/violet) sont censées s'adapter à la couleur de peau de chacun, ce qui chez moi a vraiment été le cas. Du coup, pas la moindre démarcation ni effet matière, mais vraiment la sensation d'une seconde peau...


L'application est un véritable jeu d'enfants, directement au doigt comme une simple crème hydratante. Je lisais il y a quelques temps que depuis l'émergence des BB cream, le marché des fonds de teint classiques souffrait un peu et franchement, je veux bien le croire quant on voit la praticité de ce truc. Alors OK, ce n'est pas du tout la même couvrance qu'un fond de teint mais pour les gens comme moi qui n'ont pas de problématique cutanée spécifique à atténuer par le maquillage, c'est l'alternative idéale. Et j'irais même jusqu'à dire que pour les mecs, c'est encore mieux même si je doute qu'on soit nombreux à franchir le cap. Les marques devraient d'ailleurs sortir une BB cream pour homme (ce serait la même que la votre mesdames mais simplement dans un packaging plus testostéroné pour convaincre Monsieur de passer à la caisse!). Sûr d'ailleurs que cela finira par arriver dans les prochains mois... Tiens d'ailleurs, je précise au passage que même lorsqu'on n'est pas rasé depuis 2/3 jours, l'application de la BB Cream ne laisse aucune trace. La texture très fluide n'y est sans doute pas étrangère...


Enfin bref, revenons-en à ce qui nous intéresse ici, à savoir le rendu sur la peau. Ce que j'ai aimé, c'est le côté très naturel du résultat, on n'a pas du tout l'impression d'avoir un masque, ni de sensation d'inconfort. Le résultat est d'ailleurs très léger, on voit juste que la peau est un peu plus nette, les pores et éventuelles petites rougeurs moins visibles. Il ne faut surtout pas en attendre davantage mais le prendre juste pour ce dont il s'agit : un simple perfecteur de teint qui fait bien son job. Il y a aussi comme un fini poudré qui évite de trop briller, et cela même en fin de journée, ce qui me fait dire que la tenue est plutôt bonne. Tiens d'ailleurs, j'ai une question à laquelle je n'ai pas de réponse tranchée et où vous allez peut-être pouvoir m'aider : la BB Cream est quoi qu'on en dise un produit de maquillage, est-ce à dire qu'il faut se démaquiller le soir ou bien puis-je me contenter de ma douche classique du soir ? J'avoue que pour l'instant, c'est ce que ma fainéantise me pousse à faire mais je ne sais pas trop si c'est ce qui est recommandé dans la grande bible des beauty addict ?!


En revanche, je précise que cette BB Cream s'applique après le soin de jour classique. En ce sens, elle ne mérite du coup pas vraiment l'appellation BB Cream qui, selon les puristes, doit se substituer à la crème de jour. Ici, L'Oréal joue totalement la carte de la transparence puisque la marque a indiqué elle même dans les conseils d'utilisation d'appliquer la BB Cream après le soin de jour. J'ai quand même essayé par acquis de conscience sans et clairement, c'est effectivement loin d'être assez hydratant alors même que je n'ai pas la peau spécialement sèche. Un point de détail qui perso ne me gène pas le moins du monde, je préfère mille fois ce combo soin spécifique pour traiter la peau et seconde étape embellissante. Conclusion de l'histoire ? Et bien j'ai bien peur que la Planète-Beauté compte un addict de plus au geste BB cream ! Simple, rapide et convaincant, il n'y a aucune raison pour bouder son plaisir. Mention spéciale à cette version Nude Magique (je suis nuuuuuuuude, tu est nuuuuuude) qui m'a vraiment séduit. Alors bien sûr, je ne suis pas encore un expert en la matière et n'ai pas de point de comparaison avec d'autres BB creams, mais la conseillerai néanmoins à toutes celles et tous ceux qui sont dans la même situation cutanée que moi (envie de produits simples d'utilisation, pas de problématique cutanée spécifique mais juste besoin d'un perfecteur qui va venir flouter certains petits détails...).


Peut-être avez vous eu l'occasion de tester ce produit vous aussi, d'autant que pas mal d'entre vous avez dû la trouver dans les différentes beauty box où elle avait été offerte ? Si c'est le cas, n'hésitez pas à confronter votre avis au mien, cela m'intéresse pour le coup de pouvoir comparer nos expériences. Et sinon, vous et la BB cream, vous en êtes où ? A t'elle intégré définitivement votre routine beauté et peut-être même remplacé votre fond de teint ? Ou bien comme moi jusqu'il y a quelques mois encore, n'avez vous pas encore sauté le pas ? Pour les expertes sur le sujet, quelles sont les BB creams les plus tops que vous me conseillerez de tester pour prolonger mon initiation ? L'inaugurale d'Erborian, une d'une marque asiatique ou bien une autre que vous auriez découvert ces derniers temps ? Et au fait alors, ça se démaquille une BB cream ou la douche suffit ? Comme je suis un mec cool, je vous offre un peu de musique à écouter le temps que vous m'écriviez tout ça dans les commentaires ! Non, non, ne me remerciez pas, car je ne suis pas certain que cela soit un cadeau (on peut même parler de viol cérébral à ce niveau là) ! Je suis nuuuuuuuuuude, tu es nuuuuuuuuude... 

27 août 2012

Angel, un parfum né sous une bonne étoile


 

Tout le monde a passé un bon week-end ? Prêt(e)s pour affronter la dernière semaine de semi-calme avant le terrible retour des aoûtiens ?! De mon côté, j'ai profité hier d'une journée tranquille chez moi (le truc qui doit m'arriver une fois par trimestre!) pour faire un grand rangement dans mon appart. Cuisine, salon, salle de bains, chambre... tout y est passé jusqu'à mon bureau où commençait à s'accumuler une montagne de papiers. Entre ma petite paperasse administrative (parfois, je me dis que j'aurais vraiment besoin d'une secrétaire perso pour régler mes histoires de charges, de mutuelles, d'impôts...), les dizaines et dizaines de magazines que je garde car je veux relire/découper certaines choses qui m'intéressent et toutes mes notes de beauty bloggueur, il y avait là un sacré bordel. Mais cela valait le coup de s'y atteler car je suis retombé sur plein de trucs que j'avais mis de côté pour des billets que je voulais vous préparer. Parmi elles, un post-it qui semblait avoir pas mal voyagé (lui, il a du passer toute une journée dans la poche de mon jean) et sur lequel j'avais écris avec mon écriture dégueulasse digne d'un élève de maternelle seconde section : 20 ans Angel. Rien à voir avec le spin-off de Buffy contre les vampires, vous vous en doutez bien, mais plutôt avec un parfum que vous connaissez toutes et tous, celui de Thierry Mugler. Un anniversaire idéal et qui mérite qu'on fête ces deux décennies dans ma petite rubrique sur les produits cultes de la Planète-Beauté !


Ah, Angel, il y a tellement de choses à dire à son sujet que je ne sais même pas par où commencer... Je suis sûr que vous êtes nombreux/ses derrière votre écran à avoir une histoire particulière avec cette mythique fragrance. Moi, il me fait clairement penser à ma Maman dont c'est le parfum chéri, celui qu'elle porte pour les occasions particulières (oui, ma mère est du genre à réserver tel parfum à telle sortie, tel autre pour une autre activité... alors que moi, je n'en ai qu'un seul que je porte en toutes circonstances). J'ai aussi des tantes et des amies qui ne jurent que par l'étoile bleue de Mugler, au moins 5 ou 6 si je ne m'abuse. Bon, personnellement, je suis bien obligé que je ne suis pas un grand fan d'Angel que je trouve trop entêtant, mais force est de reconnaitre que j'ai l'air d'être l'un des seuls à y être insensible. En effet, depuis sa naissance en 1992, il n'a presque jamais (voire même jamais il me semble) quitté le podium des parfums les plus vendus de France où il talonne Dior J'adore et le Chanel 5. Excusez du peu ! En même temps, il n'y a qu'à prendre le métro pour prendre conscience de son succès car Angel fait partie des jus que l'on croise souvent dans la rue !


Ce qui est amusant dans ce succès, c'est que ce parfum s'est imposé comme un incontournable alors que sur le papier, cela ne semblait pourtant pas gagné pour lui. Déjà, remettons nous dans le contexte de l'époque en se remémorant que c'était alors la toute première création de Thierry Mugler. Le grand couturier avait été approché deux ans plus tôt par le groupe Clarins qui voulait ajouter à son portefeuille une licence "couture". Au début des 90's, Mugler fait partie des noms les plus influents de la planet fashion... mais n'évoque alors strictement rien en matière de parfum. Dès le départ de l'aventure, Mugler soumet un projet aux équipes Clarins mais ce dernier est rapidement botté en touche, pour repartir sur une nouvelle base plus en accord avec l'univers Mugler. En guise de brief, Mugler aiguille le nez Olivier Cresp en lui parlant de ses souvenirs d'enfance. Des souvenirs très sucrés puisqu'il y était question du doux parfum des goûters que lui préparait sa grand-mère.


Du chocolat, du caramel, de la praline, de la vanille, de la barbe à papa... pas étonnant me direz-vous que l'on chope du diabète rien qu'en sniffant Angel ! Mais attention, car derrière cette apparence très légère et gourmande, Angel est une création on ne peut plus complexe car Mugler ne voulait aucune notes fleuries dans son parfum. Un casse-tête de dingue lorsqu'on sait qu'on en trouve toujours (et souvent plusieurs) dans tous les jus féminins. Cette pyramide olfactive totalement hybride (et dont tout le monde s'accorde à dire qu'elle n'aurait sûrement jamais été lancée si elle avait fait l'objet d'un "sniff test" auprès d'un panel de consommatrices comme c'est le cas aujourd'hui) aura nécessité par moins de 2 ans de dur labeur et 608 essais du parfumeur Olivier Cresp avant de répondre totalement aux exigences du couturier. Angel ne ressemble à aucun autre, et c'est sans doute pour cela qu'il plaira tant. Overdosé en patchouli (30%), il séduit autant qu'il énerve. C'est un parfum qui divise, on l'aime ou on le déteste mais on y reste rarement indifférent. A sa sortie, l'OVNI Angel inaugurera même une nouvelle famille de parfum : les orientaux gourmands. Ouvrant au passage la voie à d'autres créations du même acabit, comme le parfum de Lolita Lempicka par exemple...



Alors que la création du parfum en lui-même avait déjà été un défi à part entière, Mugler n'en avait pas fini pour autant... Vint alors la seconde étape de la création, au moins aussi épique que la première : Thierry Mugler voulait que son parfum ait une forme d'étoile. Un point non négociable pour l'ancien danseur étoile qu'il était (il me semble même qu'il a des étoiles en tatouage) mais qui allait représenter un casse-tête de folie pour tous les fournisseurs de flacons. Un à un, ces derniers baissaient les bras devant un problème qui leur paraissait insoluble : comment faire en sorte que le parfum n'ait pas la fâcheuse tendance à filer dans toutes les branches de l'étoile et que le flacon finisse par ne plus "pschitter" convenablement ? Tout en faisant néanmoins en sorte que le parfim se répartisse uniformément dans chacune des branches de l'étoile ? Une prise de tête à côté de laquelle trois heures devant "Des chiffres et des lettres" ressemblerait presque au paradis. C'est finalement en développant un procédé inédit qu'un prestataire (les Verreries Brosse pour ne pas les nommer) arrivera à résoudre l'énigme. Mais au final, sa forme originale n'est même pas le point le plus différenciant du flacon d'Angel qui se distingue par une autre de ses caractéristiques : il est rechargeable.


Enfin, ressourçable plutôt comme l'explique la marque. J'imagine que vous avez déjà toutes et tous vu un jour ou l'autre une "fontaine" de parfums Angel dans une parfumerie. Vous y venez avec votre flacon vide que l'on vous remplit pour un nouveau tour. Ecologique et économique, le concept a été depuis repris par d'autres marques (Kenzo par exemple) mais jamais avec le même succès que Mugler chez qui il représente aujourd'hui plus de 40% des ventes. Encore une fois, Mugler était un visionnaire, en avance sur son époque. Un jus impossible à créer sur le papier, un flacon qui en a fait craquer nerveusement plus d'un... mais ce n'était pas encore fini ! Dernière exigence de Mugler : son parfum devait être bleu glacier. Pas le flacon attention, mais bel et bien le parfum en lui-même. Si aujourd'hui les techniques se sont nettement perfectionnées (le parfum de Lady GaGa sera d'ailleurs noir si je ne me trompe pas), c'était une autre paire de manches en 1992 où l'on ne savait pas encore très bien réaliser ce genre de choses sans faire virer la formule ou prendre le risque que la couleur tourne et devienne verdâtre au fil des mois. Là aussi, à force de patience et d'acharnement, les équipes Clarins/Mugler ont finalement atteint leur but.


Après tant de challenges relevés, l'étoile pouvait alors rejoindre les parfumeries du monde entier. Il ne restait alors qu'à choisir celle qui aurait la lourde tache de l'incarner dans les campagnes publicitaires. Savez-vous qui a eu en premier cet honneur ? Cocorico, c'était une française ! Estelle Lefébure - Hallyday à l'époque - pour ne pas la nommer. Tenant un drapeau étoilé sur la corniche d'un gratte-ciel, on était alors assez loin de l'univers mystico-spatial qui devint celui d'Angel quelques années plus tard. Viendront ensuite d'autres égéries à l'instar de Jerry Hall (Mme Mick Jagger) ou de l'actice Naomi Watts. Des noms qui font que dans mon esprit, l'égérie Angel ne peut qu'être blonde. Du coup, je n'arrive pas à me faire à l'idée que depuis l'année dernière, c'est la caliente Eva Mendes qui est dorénavant l'ambassadrice de cette shining star. C'est donc probablement à elle que reviendra la lourde tâche de souffler en octobre prochain les 20 bougies d'Angel, le temps de l'édition limitée Precious Star que la marque a habillé de millions de paillettes. Une étoile tout sauf filante que je pourrais peut-être glisser au pied du sapin de Noël de ma Maman !


Voilà, je crois que je vous ai tout raconté ! Vous connaissiez un peu l'histoire d'Angel ou pas très bien ? Ce qui est sûr, c'est que c'est un succès comme on n'en voit pas tous les jours en matière de parfums, du genre qui doit faire baver d'envie toutes les fragrances qui se lancent aujourd'hui. Est-ce qu'il y a parmi les habitantes de cette Planète des adeptes d'Angel ? Faites-vous partie de celles et ceux qui le trouvaient à tomber ou bien y êtes vous totalement hermétique voire même plutôt réfractaire ? Avez-vous comme moi des Angel's addict dans votre entourage ? Quelle égérie incarnait selon vous le mieux la fragrance ? J'espère en tout cas que vous penserez maintenant à moi à chaque fois que vous croiserez cet Angel quelque part !

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