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21 mai 2023

Pour le pire et le miel'leur!

Pfffffiouuu, j'ai été pris dans un mini-tourbillon ces dernières semaines mais je sors enfin un peu la tête de l'eau ! Pour vous la faire courte, j'ai été un peu malade quelques jours, eu pas mal de taf avec les jours fériés (très sympas les lundis off hein, j'adore le concept mais alors derrière, faut sérieusement cravacher), puis fêté mon anniversaire et suis enfin allé passer quelques jours au Portugal... Mais cette fois, c'est bon, me revoici avec dans ma besace une petite réflexion - enfin, "petite", vous me connaissez, j'ai toujours un peu de mal à faire dans le succinct - sur la cosmétique vegan. C'est un sujet sur lequel je voulais me pencher depuis un moment et c'est en lisant un article intéressant dans M Le Magazine du Monde que je me suis décidé à me lancer. D'ailleurs, et pour être tout à fait précis, je ne vais pas forcément parler de la cosmétique vegan dans son ensemble mais plus spécifiquement de la place du miel dans nos pots de crème. Avant d'en arriver là, un rappel rapide tout de même sur la cosmétique vegan car certaines choses doivent être précisées car je vois, et notamment quand je discute avec certains de mes amis ne travaillant pas dans l'industrie de la beauté, que pas mal d'amalgames demeurent encore. Donc déjà et pour poser les bases, noooooooooon je ne regrette rien ce n'est pas parce qu'un produit est vegan qu'il est naturel. Je vous colle du pétrole, des huiles minérales, de la paraffine et des paillettes dans un pot de crème, je pourrai sans doute obtenir la certification vegan mais ne serai pas du tout naturel pour autant. 

Donc pour rappel, vegan, c'est simplement que mon produit ne contient absolument aucun ingrédient d'origine animale, rien de plus, rien de moins. Dans l'absolu, je pense que 90% des produits de beauté n'en contiennent pas et le sont de facto, au final tout le monde ou presque pourrait s’enorgueillir de ça assez facilement. Parmi les quelques ingrédients qui peuvent empêcher un soin d'être vegan, on peut par exemple citer le lait d'ânesse, le carmin issu de cochenilles (des insectes qu'on tue en les écrasant pour récupérer le pigment rouge composant la majeure partie des rouges à lèvres), la bave d'escargot... et donc tous les produits issus de la ruche, à commencer par le miel bien entendu mais aussi la gelée royale, la propolis, la cire... Je vous avoue que pour ma part, et jusque très récemment encore, je ne comprenais pas trop cette défiance à l'égard des actifs issus de la ruche et me disais : " mais bordel, le miel, les abeilles en font naturellement donc pourquoi cela serait un problème que de le récupérer afin de profiter de son pouvoir cosmétique avéré ? ". Autant je conçois parfaitement qu'on ne veuille pas voir des insectes écrasés pour qu'on puisse se badigeonner les lèvres de rouge, autant j'avais du mal à capter où était le problème avec le miel. Sauf qu'entre temps, et parce que j'aime bien comprendre les choses dans la vie, je me suis renseigné sur le sujet... 

Si on écoute le discours des gens qui entendent vivre selon les préceptes purs et durs du veganisme, la consommation de miel à proprement parler est déjà une offense faite aux abeilles et un vol manifeste de leur travail. On peut en sourire si on le souhaite mais en même temps, je trouve pour ma part que ça fait plutôt sens. Si on réfléchit un instant, certes les abeilles produisent en effet spontanément du miel mais à aucun moment, leur projet de départ n'était qu'on vienne le leur dérober. Elles le font pour elles, parce qu'elles en besoin pour leur alimentation, parce que c'est ainsi que cela se passe dans une ruche... mais pas en se disant " tiens, si on produisait tout ce bon nectar pour qu'on vienne ensuite nous le chaparder ". Le problème à mes yeux, et ce que j'ignorais jusqu'il y a peu de temps encore, c'est surtout les conditions dans lesquelles cela peut être réalisé. Au final, c'est comme pour tout élevage : il y a ceux qui font les choses dans les règles de l'art, vont prendre soin de leur bétail et se montrer respectueux tout au long de sa vie et lors de son abattage. Puis les autres. Alors certes, au final me direz-vous, la bête est tuée et consommée mais j'imagine qu'on est tous d''accord pour s'accorder sur le fait qu'on préfère déguster un bon steak en direct d'un producteur dont on connait les méthodes respectueuses que d'une marque dont l'abattoir va se retrouver pointé du doigt par Hugo Clément dans un reportage de l'association militante L214. 

Et bien il faut bien se dire que c'est exactement pareil en cosmétique, et que l'appellation "miel" sur un pot de crème ou un shampoing peut cacher des réalités bien différentes. Avant de vous en parler plus en détail, un mot quand même sur certaines dérives dont il faut bien avoir conscience quant à la production de miel. Je l'ignorais pour ma part mais finalement, et comme partout où le capitalisme est de la partie, il y a une obsession de la surproductivité. Dans les ruches par exemple, il n'est pas rare que la Reine des abeilles soit délibérément butée au bout d'une année seulement (alors que son espérance de vie est normalement de 4 à 5 ans) parce qu'elle n'était plus assez prolifique. La récolte du miel par l'apiculteur peut se faire selon des méthodes "traumatisantes" pour les abeilles, comme par exemple lors de l'enfumage de la ruche. Il y a aussi le problème de croisements génétiques (mais comme avec les fruits et légumes finalement) qui permettent d'obtenir des abeilles plus dociles et plus productives à qui on va pouvoir faire produire un maximum de miel, en faisant en quelque sorte l’esclave de l'homme. D'après ce que j'ai cru comprendre, lorsqu'on tente de récupérer leur miel, les abeilles vont avoir tendance à défendre leur territoire sauf que, et malheureusement pour elles, lorsqu'elles tentent de piquer, elles y laissent la moitié de leur abdomen et meurent. On pourra objecter que " ce sont des abeilles et qu'on ne sait même pas si elles ont véritablement une conscience " mais pour ma part, je trouve qu'on pourrait faire preuve d'un peu d'humilité face à un animal qui fait preuve de tant d'intelligence dans l’organisation de sa "société" et surtout qui est si essentiel à notre survie via le mécanisme de pollinisation qui repose sur leurs petites épaules (enfin, leurs petites ailes en l'occurrence).

Bref, une fois que je me suis renseigné sur le sujet du miel et que j'ai découvert tout ça, j'avoue que ça m'a fait réfléchir et que, pour la première fois, je me suis dit qu'il y avait en effet potentiellement un problème avec l'usage du miel en cosmétique. Après, c'est comme tout dans la vie, il faut savoir faire preuve de bon sens et de discernement... 3615 my life mais pour ma part, je consomme pas mal de miel (je ne sucre plus mes yaourt avec du sucre blanc mais uniquement avec du miel) et je sais que beaucoup de miels alimentaires qu'on peut trouver dans le commerce sont soient coupés avec d'autres ingrédients ou simplement de piètre qualité donc j'essaie à chaque fois d'acheter les miens dans des marques dont je me suis assuré du sérieux au préalable. Du coup, j'ai eu envie d'investiguer sur la provenance du miel qu'on retrouvait au sein de nos soins cosmétiques et je vous avoue que le sujet n'est pas évident car finalement, on en trouve dans un nombre faramineux de produits, c'est vraiment un actif incontournable de la beauté.


Au début, j'ai porté mon attention sur les marques dont le miel est vraiment l'ingrédient star, à tel point qu'il peut même être mis en avant dans le nom d'une gamme ou d'un produit. Je pense par exemple à l'incontournable gamme Abeille Royale de chez Guerlain qui utilise, après enquête de votre humble serviteur; un miel provenant de l'ile d'Ouessant en Bretagne et récolté dans les règles de l'art. On peut toujours suspecter que ce soit simplement des engagements de façade mais pour le coup, j'ai l'impression au contraire qu'ils sont vraiment profondément désireux de bien faire les choses, à tel point d'ailleurs que la défense des abeilles est devenu un sujet central sur lequel la Maison prend mille initiatives comme elle l'explique ICI. Cela passe par bon nombre d'actions très concrètes, passant de la pédagogie dans les écoles primaires à la formation d'apicultrices engagées en passant par l'adhésion à une organisation reconnue pour définir les pratiques d'approvisionnement éthique en ce qui concerne les ingrédients issus de la biodiversité. Bref, tout me semble OK de ce côté. 

J'ai cherché ensuite du côté de chez Nuxe et de sa mythique ligne Rêve de Miel. Pour info, la marque n'a pas répondu à mes questions donc j'ai essayé d'aller à la chasse aux infos sur leur site où on nous explique que  " NUXE a sélectionné notamment du miel de lavande, un miel label rouge et IGP de très haute qualité récolté en Provence au sein d’une entreprise familiale engagée. Son origine géographique et florale est certifiée par analyse ADN, afin de garantir une qualité constante.". Il y a certains éléments rassurants (c'est du miel bio et français, ce qui est déjà important) mais je trouve quand même que ça mériterait plus de précisions. Perso, dans leur texte, c'est le "notamment" qui m'inquiète un peu. Oui, il y a ce miel qui semble honorable mais est-ce qu'il y en a d'autres ? Lorsqu'on imagine les volumes de vente conséquents que doit représenter cette ligne iconique de la marque, j'ai du mal à croire que ça ne puisse venir que d'un seul petit apiculteur de Provence. Est-ce qu'une filière plus globale a été mise en place ? On est un peu dans le flou. Côté action bienfaisante, on nous dit que Nuxe " collabore avec la société Un Toit Pour Les Abeilles et parraine par son intermédiaire des ruches implantées dans les Vosges pour donner naissance à de nouvelles colonies et contribuer ainsi au maintien de l’espèce ". Mieux que rien me direz-vous (elle n'est obligée de rien donc c'est déjà très bien que la marque fasse cela) mais pour moi, c'est un peu comme lorsqu'on nous dit qu'on va replanter un arbre en Amazonie, j'ai l'impression que cela reste un peu léger, que c'est l'engagement un peu facile et qui ne mange pas de pain.

 

J'ai zieuté ensuite du côté des marques spécialistes du miel, et là pour le coup, c'est plus surprenant. Je commence par exemple par Melvita, dont je rappelle tout de même que le nom même est la contraction de Mel en référence au miel et de Vita, qui signifie vie en latin (oui, rien à voir avec Vitaa et sa copine Mel' qui va passer sa journée dans le noir !). En allant sur leur site et en cherchant les engagements de la marque, je pensais forcément tomber sur quelques infos détaillant l'origine du miel qu'ils utilisent et d'éventuels actions que la marque mettrait en place pour contribuer à la sauvegarde des abeilles. Imaginez du coup ma surprise en découvrant que finalement, l'action majeure que la marque met en avant concerne... la défense des tortues en Nouvelle-Calédonie. Étonnant, mais pas tant que ça car quelques lignes plus bas, on nous explique que "Melvita a à cœur de proposer des formules de qualité, naturelles, certifiées bio et respectueuses de notre peau mais aussi de la planète. Dans ce sens, elle souhaite proposer, dès que possible, des soins excluant tout ingrédient d’origine animale, c'est à dire, vegan.". Vous m'excuserez mais pour moi, c'est quand même une petite révolution, cela veut donc dire que la marque va totalement désinvestir le créneau du miel ? J'ai regardé et à date, il reste 17 références sur l'eshop qui en contiennent mais c'est vrai que dans tous les lancements les plus récents, il n'y en a plus, la marque s'appuie sur d'autres ingrédients végétaux avec des fleurs, de l'argan... pour se positionner comme une marque de beauté naturelle sans plus évoquer la ruche.

Je trouve ça intéressant et ça m'amène à une question : est-ce que l'émergence de la tendance vegan (qui va progresser selon les cabinets d'étude de 6% par an jusque 2030) va pousser certaines marques, même celles ayant pendant longtemps prospéré sur les bienfaits de la ruche, à se détourner de cet ingrédient ? Dans l'article du Monde dont je vous parlais en préambule, j'apprenais par exemple que Sanoflore avait aussi choisi d'abandonner totalement le miel de tous ses produits, alors qu'elle avait pourtant certaines références dont il était la star, comme par exemple Miel Suprême. J'ai pu échanger avec la marque à ce sujet (pour le coup, eux ont été d'une grande transparence) qui m'expliquait que  " dès 2020, l’évolution de la réglementation Ecocert, charte de formulation Bio la plus exigeante au niveau européen, a mené Sanoflore à prendre la décision de retirer les ingrédients d’origine animale ou dérivés, soit les produits tels que le miel, la cire, la gelée royale pour les abeilles. Cette nouvelle version du Référentiel est mise en application au 30 mai 2023. ". Au final, la marque a donc twisté son actif à base de miel pour une alternative associant Edelweiss bio, collagène, huile essentielle de Thym du Vercors qui présente peu ou prou les mêmes pouvoirs anti-inflammatoires et régénérants. 

Je trouve cela très intéressant car si je comprends bien, cela voudrait donc dire que à compter du 30 mai (c'est à dire demain ou presque), tous les produits qui contiendraient des ingrédients issus de la ruche ne pourraient plus forcément prétendre au label Ecocert ? Ça serait une petite révolution. J'ai interrogé à ce sujet Muriel Bourges Reberga qui travaille chez Ballot-Flurin, une marque française qui propose des compléments alimentaires à base d'ingrédients de la ruche mais aussi des soins cosmétiques de grande qualité. Elle me dit ne pas être au courant de cette éventuelle législation à venir mais défend pour sa part le travail autour de l'api-beauty en expliquant que Ballot-Flurin veille à travailler selon les préceptes d'une "apiculture douce" qui puisse être aussi respectueuse que possible des insectes. Un exemple concret : lorsque ses apiculteurs vont venir prélever le miel des ruches, ils vont prendre ce qu'ils considèrent simplement être en excès, là où d'autres fournisseurs de miel moins regardants auront tendance à prélever tous le miel produit par les abeilles, ne leur laissant rien alors qu'elles ont en pourtant besoin. 

Dans leur optique, les abeilles ne sont pas des vaches à lait et doivent être respectées. Muriel me disait qu'il fallait aussi regarder avec vigilance la véritable concentration en miel dans les soins cosmétiques. C'est très juste car souvent, on nous le met en avant sur le visuel d'un produit de manière à ce qu'on aie l'impression qu'il s'agit d'un ingrédient majeur alors qu'il est en fait présent de manière presque anecdotique. Pour le coup, dans leur catalogue, on retrouve certaines références comme la crème de l'apicultrice qui en compte jusque 10% dans sa composition, ce qui est vraiment conséquent. Mais le truc, c'est qu'il s'agit d'une entreprise à taille familiale et qui connait une croissance continue certes, mais douce, ce qui leur permet de maintenir ce haut standard de production. Est-ce qu'il est possible d'en faire autant lorsqu'on est une multinationale de la beauté ? 


C'est là encore ce que je me suis demandé en allant fouiner du côté des marques en grandes surfaces et en partant d'un constat simple : sur des produits vendus à petits prix, on est sans doute contraint de faire preuve de vigilance sur le tarif des matières premières alors est-ce que cela se ressent dans la qualité du miel utilisé ? J'ai d'abord porté mon attention sur La Provençale qui nous explique que  " Pur et d’une qualité exceptionnelle, le Miel de Fleurs Bio IGP Provence de notre apicultrice Nadège possède des propriétés apaisantes et adoucissantes "... et c'est tout ! Bio + IGP + origine France, c'est déjà un bon début je vous l'accorde, mais un peu léger à mon sens, surtout que cela ne s'accompagne d'aucune autre action spécifique en faveur des abeilles. Et "le miel de Nadège", c'est gentil sur le papier et cela donne certes un côté humain / proximité à la production du miel mais bon, sur une marque qui j'imagine vend des dizaines de milliers de produits par an (ce qui est mérité car elle est canon et hyper bien brandée), j'espère juste que cette dame a un sacré paquet de ruches pour suivre la cadence...

Garnier aussi met beaucoup le miel à l'honneur dans ses produits, c'est l'ingrédient vedette notamment de sa franchise Ultra Doux Trésor de Miel. Là aussi, la marque n'a pas répondu à mes questions donc je reste un peu dans le flou et ne peux dire avec précision ce qu'il en est de leur sourcing. C'est dommage car j'ai l'impression en plus qu'ils font pas mal d'efforts en la matière, c'est en tout cas ce qu'on peut imaginer puisque leurs packs font mention à plein de choses enthousiasmantes, du genre "miel d'acacia sourcé équitablement et dans le respect des abeilles", "cire d'abeille issue d'un sourcing responsable", soutien aux associations et programmes The Bee Conservancy et Bee Welfare Program... Pas mal du tout non ? Un truc qui m'a en revanche grandement interpellé sur les produits Garnier au miel : ils sont certifiés Cruelty Free. Alors oui, ce label est là pour attester qu'aucun ingrédient de ce produit n'a été testé sur les animaux mais n'est-ce pas un peu paradoxal, si on considère que la simple production de miel relève en quelque sorte d'une certaine forme d'agression et de violence envers les abeilles, que de pouvoir se prévaloir de cette certification "sans cruauté" ? Je pose la question.  

 

Toujours en grandes surfaces, j'ai remarqué aussi toute une gamme Gelée Royale chez Dessange mais là aussi, malgré mes demandes à la marque, je ne suis pas parvenu à obtenir d'informations sur sa provenance. Idem chez Cadum pour sa Crème Douche Surgras au Miel de Fleurs, on ne saura rien de plus à son sujet. J'ai posé aussi la question chez Le Petit Marseillais mais là aussi, je n'ai pas obtenu de réponse. Un manque de transparence qui pour ma part ne tend pas forcément à me rassurer et d'ailleurs, le simple fait qu'aucune mention à l'origine du miel ne soit faite sur ces différents produits tend à me faire penser que c'est parce qu'il n'y a pas grand chose à valoriser. Si vous connaissez d'ailleurs des gens qui bossent chez ces marques et que vous pourriez interroger pour moi sur le sujet, ce serait génial ! Ne croyez pas que cette tendance à l'opacité ne concerne que les marques petits prix, pas du tout. Sur le site de Leonor Greyl par exemple, impossible d'avoir une info sur le sourcing du miel présent dans le Shampooing au Miel alors qu'à 27 euros, on pourrait légitimement espérer un ingrédient de haute qualité. Pas mieux chez Kiehl's non plus.

Je sais que ce billet est déjà très long mais vous conviendrez que le sujet est important et mérite qu'on prenne le temps de s'y intéresser posément. J'ai bientôt fini de toute façon, je voulais simplement conclure en alertant sur les fois où le miel est mis en avant mais dans des catégories de produits dans lesquelles on ne va jamais se poser la question de savoir d'où il vient et est-ce que sa culture est respectable (enfin, sauf moi l'empêcheur de tourner en rond !). Un exemple concret ? Dans les colorations Casting Crème Gloss de L'Oréal Paris, le soin reconstituant qu'on applique une fois la coloration terminée est à base de miel, un ingrédient qui est d'ailleurs bien mis en valeur sur le facing du produit. Cette fois, on n'a absolument aucune information à son sujet, et je ne pense pas à mon avis qu'il s'agisse d'un miel bio, français et IGP. Bien évidemment, j'ai posé la question à la marque et je vous le donne en mille... je n'ai pas eu de réponse là encore (purée, j'en aurai pris des vents en préparant ce billet !). Et je vous fais grâce de la cire qu'on retrouve dans tous les produits dépilatoires, je n'ose imaginer d'où elle vient et dans quelles conditions elle a été obtenue. Muriel chez Ballot Flurin m'expliquait d'ailleurs qu'il y avait tout un business de la cire, c'est visiblement là aussi un sujet qui mériterait de s'y attarder. J'ai interrogé mon client Acorelle à ce sujet mais n'ai pas encore obtenu de réponse et impossible de rentrer en contact avec les leaders du marché Veet et Nair pour avoir leurs éclairages sur le sujet (là aussi, si vous connaissez des gens chez eux, je suis preneur).

Conclusion de tout ça me demanderez-vous ? De mon point de vue, l'idée n'est pas du tout de bannir le miel de nos routines beauté, c'est un ingrédient qui est utilisé depuis des temps immémoriaux et qui a parfaitement fait preuve de son efficacité à travers son appréciable pouvoir cicatrisant / réconfortant. Ce serai du coup fort dommage de se passer de ses services mais en revanche, et ce que je vous invite à faire si je peux me permettre un conseil, c'est de vous interroger bien davantage sur la provenance du miel au cœur des produits cosmétiques que vous utilisez. C'est nous en tant que consommateurs qui pouvons demander des comptes aux marques et faire en sorte que ces dernières misent sur un approvisionnement plus respectueux des abeilles. Prenez le temps de décortiquer les étiquettes, regarder sur les sites des marques quels sont véritablement leurs engagements en la matière... Cela vaut en beauté pure et dure mais on pourrait aussi étendre la réflexion aux compléments alimentaires vitamines où il y a aussi à boire et à manger en matière de produits de la ruche. Bref, faîtes preuve de vigilance et ne mésestimez pas ce qui, j'ai l'impression, est quand même un vrai sujet de réflexion. Aviez-vous déjà pris le temps de vous interroger sur tout ça ? Vous êtes consommateurs de produits cosmétiques au miel, est-ce un ingrédient que vous favorisez ou pas plus pas moins ? Et après lecture de cette loooooongue tirage, quel est votre avis sur le sujet, avez-vous des points de précision à apporter ?  

4 mai 2014

3 semaines / 3 secondes / 30 ans


Alors les amis,  tout le monde profite dignement de ce week-end qui visiblement était prolongé pour une grande partie de la France si j'en crois les couloirs déserts du métro vendredi (oui, moi j'étais au bureau car j'ai une théorie comme quoi il n'y a rien de mieux que d'aller bosser lorsque c'est calme au taf et que finalement, c'est à peu près la seule fois de l'année où on peut partir à l'heure le soir !). Enfin, ça c'était en tout cas avant. Pas avant de porter des lunettes comme dans la pub d'Afflelou, mais avant, quand j'étais jeune. Car aujourd'hui is a day un peu spécial pour moi, le seul de l'année (enfin, peut-être que de votre côté vous vous amusez à le faire plusieurs fois dans l'année, à chacun ses délires après tout!) où l'on souffle des bougies sur un gâteau. 30 bougies pour être exact. C'est un cap, c'est une péninsule qui pour l'instant reste un peu abstrait dans mon esprit. J'ai du mal à me représenter que cela puisse être de moi dont on parle lorsqu'on dit "Il a 30 ans". Dans ma tête, le compteur se situerait plutôt du côté des 25 et je n'ai pas la traître idée d'où sont passées ces 5 dernières années que je n'ai pas vu filer (si quelqu'un les retrouve, me contacter par message privé svp). J'aurais tellement aimé rester dans mes 20 ans toute ma vie mais je dois bien me résoudre à l'évidence : à moins que l'on me diagnostique un jour la maladie de Benjamin Button, cela m'a l'air définitivement foutu. Mais bon, puisqu'il parait que le seul âge qui compte vraiment est celui qu'on a dans la tête, alors j'ai bon espoir de rester éternellement jeune, et c'est bien tout ce qui compte au fond.


Comme clin d'oeil à cet anniversaire "tout rond", j'avais envie de ressusciter une rubrique qui je le sais fait partie de celles que vous affectionnez tout particulièrement, celle consacrée aux produits cultes de la planète beauté. Je me disais qu'il y avait très certainement un produit iconique qui comme moi soufflait ses 30 bougies en 2014. Et j'ai trouvé ! Pas n'importe lequel en plus puisque celui-ci est tellement incontournable qu'il en est même devenu une expression générique que l'on emploie bien plus volontiers que "poudre de soleil". Vous l'aurez sans doute déjà deviné, il s'agit de la Terraccotta Guerlain. La seule chose que je n'avais malheureusement pas prévu, c'est que monter ce billet allait se révéler plus pénible encore que le fait d'abandonner la vingtaine (les journalistes disent donc vrai lorsqu'elles se plaignent et expliquent que travailler avec le service communication - plus proche du sévice communication - Guerlain est aussi douloureux que d'écouter 3 fois de suite l'intégrale de Patrick Sébastien...). Je n'aurais donc malheureusement pas d'anciennes photos ou publicité à vous proposer pour retracer l'histoire de cette mythique poudre de soleil mais ce n'est pas grave, on va tenter de se débrouiller sans !


Donc nous disions que la Terraccotta était comme moi née en 1984 ! Une époque où il était de bon ton d'arborer toute l'année un teint hâlé, le bronzage faisant alors pleinement partie des signes extérieurs de vacances ensoleillées... et donc de réussite sociale. La quête effrénée des rayons du soleil commençait alors à être pointée du doigt par les dermatologues dont les campagnes sur les méfaits du soleil et les risques de cancer de la peau commençaient alors à peine. Et les autobronzant de l'époque auraient fait passer le orange de Casimir pour quelque chose de naturel... Autant dire que la création de cette toute première poudre de soleil était donc parfaitement dans l'air du temps d'autant que la force de la Terracotta imaginée par Guerlain se résumait alors en un claim on ne peut plus simple : "3 semaines de soleil en 3 secondes". Dès le début de son histoire, c'est son fini naturel qui fait la différence... et son succès immédiat. Car il faut bien l'admettre, appliquée avec parcimonie, cette poudre - alors proposée en une teinte unique - offre un fini bronzé sans jamais virer vers l'orangé tant redouté. De quoi oublier les fonds de teint et autres épaisses crèmes teintées que les femmes utilisaient jusqu'alors pour rehausser leur teint... Tient d'ailleurs, un mot quand même sur la méthode d'application de cette poudre car je pense que si les beauty addicts qui traînent par ici connaissent bien la technique du 3, ce n'est pas le cas de tout le monde si j'en crois certaines personnes que je croise parfois. Donc pour rappel, on forme - avec un pinceau bien touffu et bombé - un 3 sur le visage en allant du front vers la pommette en passant délicatement sur la tempe avant de redescendre vers le maxillaire.


Et si le bénéficie immédiat que procure ce produit est évidemment sa principale force, elle n'est pas pour autant la seule car ce qui fait aussi craquer les femmes dès la naissance de cette poudre... c'est son parfum assez facilement reconnaissable. Comme toujours chez Guerlain, qui est quand même avant tout un grand parfumeur, il a été extrêmement soigné. Bergamote et mandarine en tête, gardénia, jasmin ylang-ylang en coeur pour finir sur un fond aux notes boisées et vanillées... il a d'ailleurs été décliné cette année et pour la première fois dans un véritable eau de parfum pour combler les désirs de celles qui en sont définitivement accro. Moi perso, j'attends la bougie parfumée ! Devant le succès de ce produit, Guerlain va avoir la bonne idée de la décliner au fil des années. A noter par exemple que dès 1988, la marque en propose une version pour homme, dépourvue de la moindre nacre pour un résultat parfaitement mat. A l'intérieur, un blaireau évocateur de rasage remplace le traditionnel pinceau de ces dames "déculpabilisant" les hommes à utiliser un produit de maquillage. On ne s'en rend pas forcément compte aujourd'hui mais pour le coup, c'était hyper précurseur à l'époque où le marché de la beauté pour nous les mecs n'existait pas du tout. C'est encore un peu plus tard, dans les années Beverly Hills (les 90's quoi!) que Guerlain va injecter une facette "soin" dans ce produit make-up. La marque revoit en effet un peu sa formule initiale pour lui injecter des actifs soins (anti-déshydratation, anti-radicalaire...) mais également une légère protection solaire. 


Il faudra ensuite attendre les années 2000 pour voir les déclinaisons de couleur comme la Blonde et la Brunette que n'aurait d'ailleurs pas renier l'ami John Frieda ! Des variations de nuances pour s'adapter toujours au plus près de chaque carnation et proposer un fini encore plus naturel que le modèle initial. Mais le vrai coup de maître, ce sera la création en 2010 de la Terracotta 4 seasons. Bien vu de la part de Guerlain car le modèle original est principalement utilisé entre mai et septembre par les femmes alors cette déclinaison de 4 couleurs plus ou moins foncées et à mixer entre elles au fil de l'année permet dorénavant de leur tenir compagnie tout au long de l'année, même en plein coeur de l'hiver pour réchauffer leur teint éteint. En parallèle de ces déclinaisons "de fond", la marque s'appuie aussi sur le succès de sa poudre de soleil pour faire de "Terracotta" une vraie licence de soins et de maquillage où l'on proposera dorénavant gloss, khôl oriental, blush, autobronzant, boosteur de bronzage... Avec à chaque fois des packagings au même niveau que les prix de vente : à tomber à la renverse ! En parallèle, la Terracotta est également proposée chaque année dans un boîtier collector qui permet de sans cesse créer le désir et la curiosité, pas étonnant du coup qu'il s'en vende un boîtier toutes les 25 secondes dans le monde ! Je me suis amusé à faire le calcul et cela fait quand même 1 261 440 Terracotta vendues chaque année ! Et encore, je vous fais grâce des années bissextiles ! 

Vous avez déjà eu l'occasion de l'essayer vous, cette mythique Terracotta ? Et si oui, pour quel modèle aviez-vous craqué, l'original ou l'une de ses nombreuses déclinaisons ? Est-ce que vous en êtes une fidèle ou trouvez-vous que finalement, on peut trouver poudre de soleil d'aussi bonne facture mais à prix plus accessible ? Plus de 60 euros la poudre de soleil, est-ce que finalement on en arrive pas à un point où l'on paye justement davantage le côté produit culte et les sublimes packagings que la poudre en elle même ? Voilà, comme d'habitude, je vous laisse me raconter tout ça dans les commentaires ! Et vous souhaite un agréable dimanche ensoleillé !

18 février 2013

Les 10 parfums féminins les plus vendus en 2012 en France


 152 000 flacons de parfums vendus chaque jour en France, voilà un chiffre qui claque. Avec plus de 55 millions de flacons écoulés chaque année rien que dans l'hexagone, le business du parfum ne semble pas connaitre la crise et toutes les marques entendent bien tirer leur épingle du jeu à coup de lancements réguliers (encore plus de 400 l'année dernière), de matraquage publicitaire et de coffrets cadeaux pour booster les ventes de Noël qui reste la saison phare de l'activité. Et comme tous les ans, le classement des 10 fragrances féminines les plus vendues des 12 derniers mois vient d'être dévoilé. Un top 10 qui réserve quelques surprises même si ce sont une fois encore des fragrances installées depuis des années et des années qui squattent les meilleures places. On se le fait façon compte à rebours ? Alors let's go !

10) LA VIE EST BELLE - LANCOME



C'est la seule nouveauté lancée en 2012 qui est parvenue à se hisser dans le Top 10 des best-sellers de l'année. Une performance qui mérite d'autant plus d'être soulignée que le parfum n'est sorti qu'en septembre, et qu'il a donc réalisé ces ventes record (23 millions d'euros de chiffre d'affaires) en l'espace de 4 mois seulement. Chapeau. Et pour tout vous dire, je n'aurais jamais parié un kopeck sur ce lancement. Déjà moi, un parfum qui se retrouve baptisé du nom d'une sitcom de France 3 (oui, c'est vrai que j'aurais d'abord pu penser au chef d'oeuvre de Benigni), cela part mal ! Le flacon ne m'intriguait pas plus que ça et, même si je l'aime beaucoup et trouve qu'elle fait une parfaite égérie, Julia Robert ne sauvait pas l'affaire. Mais je dois bien avouer que j'ai rapidement entendu dire à droite à gauche que le parfum se vendait comme des petits pains en parfumeries, certaines de mes amies succombant elle aussi à cette création qui parait-il aurait nécessité par moins de 5 521 essais avant d'atteindre sa pyramide olfactive définitive. Reste à voir maintenant si Lancôme, qui avait annoncé au lancement de La Vie Est Belle vouloir en faire un nouveau classique Lancôme au même titre qu'un Trésor par exemple, réussira à faire perdurer ce succès.


9) LADY MILLION - PACO RABANNE



En 2010, année de son lancement, Lady Million avait réussi à se hisser à la 13ème place des parfums féminins les plus vendus. L'année suivante, il atteignait même la 8ème place. Et en 2012, le diamant déclinaison du lingot masculin réussit à se maintenir dans le top 10 en faisant grimper son chiffre d'affaires à 24 millions d'euros. Il faut dire que Paco Rabanne a bien soutenu publicitairement sa fragrance phare (dans un spot TV que j'adore d'ailleurs). Ce serait intéressant d'avoir des données plus précises pour le confirmer mais je pense que dans le top 10 des parfums les plus vendus de France, je suis quasiment certain que c'est celui qui a la clientèle la plus jeune. Et encore, ce n'est ma petite soeur de 23 ans qui fait gonfler ces chiffres car elle porte pour sa part... le One Million normalement destiné à nous les mecs !


8) FLOWER - KENZO



Typiquement le genre de parfum qui ne fait pas de bruit mais s'inscrit dans la durée. Mais attention quand même car derrière cette apparente bonne nouvelle, force est de constater que la fragrance star de Kenzo a perdu une place par rapport à 2011. Sachant qu'il en avait déjà perdu 2 en passant de 5ème à 7ème en 2010, cela sent la sortie du Top 10 doucement mais sûrement. Avec 26,2 millions d'euros engrangés, pas étonnant que Kenzo lui consacre une grande partie de son investissement média (au détriment de sa splendide gamme de soins Kenzoki qui mériterait tellement d'être un peu plus mis dans la lumière, #avispersonnel) ! Allez, on se reprend sinon, cela risque d'être la même punition que Lolita Lempicka (le classique, la pomme) et Amor Amor de Cacharel qui sont les deux parfums à avoir disparu Top 10 cette année.


6 & 7 à égalité) MISS DIOR - DIOR & SHALIMAR - GUERLAIN





Pas de changement par rapport à 2011 pour ces deux fragrances ! Chapeau quand même pour Shalimar dont le socle de fidèles doit quand même être assez énorme pour maintenir ce parfum à un tel niveau. A noter au passage qu'il s'agit de deux fragrances du groupe LVMH qui réussit au total à truster 5 des 10 places du classement, la classe à Dallas !


5) COCO MADEMOISELLE - CHANEL



10 millions d'euros plus haut (soit 37 millions d'euros de chiffres d'affaires, excusez du peu), on retrouve une fragrance déjà culte et pourtant pas si vieille que ça puisqu'elle a été lancée il y a un peu plus de 10 ans seulement. Une manne financière qui permet je pense de rentabiliser l'investissement qu'a du représenter les services de Keira Knightley, mais n'empêche pas la fragrance de perdre une place en cédant un peu de terrain au phénomène parfum de l'année 2012 et dont je vais vous causer dans deux minutes. 


4) ANGEL - THIERRY MUGLER



Et voilà, le parfum star de Mugler perd une place et quitte donc le podium ! La bérézina pour l'étoile qui fêtait en 2012 ses 20 ans, et que je vous avais d'ailleurs présenté à cette occasion en long, en large et en travers dans ce billet. 38 millions de chiffres d'affaires, ça laisse un peu de marge pour éponger les dettes colossales qu'à du engendrer le plantage de l'ovni Womanity qui était peut-être un peu trop avant-gardiste. Il existe encore ce parfum d'ailleurs ? Je n'en sais rien et me dis que de toute façon, Mugler doit avoir d'autres chats à fouetter en ce moment avec Oscar Pistorius...


3) LA PETITE ROBE NOIRE - GUERLAIN



Alors lui, il a littéralement tout déchiré cette année (40 millions de chiffres d'affaires). Dire que l'année dernière, ce parfum n'était même pas dans le Top 10 ! L'histoire est d'autant plus belle qu'en réalité, ce parfum qui apparait comme récent ne l'est pas tant que ça puisqu'il existe depuis 2009. Sauf qu'à l'époque, il avait été lancé de manière confidentielle dans les quelques boutiques Guerlain. C'est seulement en mars 2012 que cette petite robe a eu droit a un véritable lancement, avec battage médiatique (mais sans égérie, un choix audacieux et à souligner) et tout ce qui s'en suit. Lui pour le coup, j'ai plein de copines qui en sont dingues et ne jurent plus que par lui, je ne suis pas étonné donc de ce joli coup guerlinesque !


2) N°5 - CHANEL



Ah, ce spot publicitaire avec un Brad Pitt aussi barbu que lunaire ! Pour le coup, on ne pourra pas reprocher à Chanel de ne pas avoir tenté le buzz pour pousser son parfum culte sur la marche suprême du classement ! Mais à part des moqueries par dizaine, la marque n'aura pas récolté la médaille d'or. M'en moque, moi je reste Team Chanel avec mon Blei que j'adore plus que tout (si quelqu'un d'ailleurs a le classement des ventes de parfums homme, cela m'intéresse grandement, je n'ai pas réussi à mettre la main dessus).


1) J'ADORE - DIOR


Et hop, une année de plus sur la plus haute marche du classement pour le parfum tout en or de Dior. Incroyable quand même ce succès quant on y pense. Et en culminant à 52 millions d'euros de chiffres d'affaires, Dior se paye même le luxe de creuser l'écart avec ses poursuivants. Mais ce succès à un prix, celui d'une médiatisation hors-norme : il parait que Dior dépense 10% du chiffres d'affaires de J'adore en publicité pour maintenir ses positions. A voir l'année prochaine si cela s'avèrera toujours aussi payant.

Pour boucler la boucle, ayons tout de même une petite pensée émue pour les grands absents de ce classement. Gucci, Prada, Dolce & Gabanna, Givenchy, Yves Saint Laurent, Nina Ricci, Burberry,.. sont un peu dans les choux sur ce coup mais réservent peut-être de grosses surprises. Et vous, ils figurent dans le Top 10 vos parfums chouchous ?!

18 octobre 2011

Maquillage de luxe et système rechargeable, un mariage possible ?


Et bien en voilà une question qu'elle est bonne ! Et si je me la pose, c'est que je suis tombé hier (sans me faire mal, rassurez-vous!) sur deux produits qui m'ont amené cette réflexion. A première vue, je serai tenté de dire que pour moi, make-up de luxe et systèmes de recharge sont deux choses qui ne vont pas forcément bien ensemble. Un peu comme pour le parfum d'ailleurs où je ne suis pas non plus spécialement convaincu par les initiatives de ce genre. Je pense par exemple en disant cela aux parfums ressourçables que proposent des marques comme Thierry Mugler ou Kenzo.


Bien sûr, sur le papier en tout cas, je ne peux qu'encourager ce genre de pratiques qui permet 1) plus économique puisque le prix au millilitre est du coup moins cher que si l'on devait racheter un flacon et 2) plus écologique bien sûr. Mais dans les faits, je me vois assez mal ramener mon flacon de parfum vide chez Marionnaud ou Sephora pour le remplir à nouveau. Déjà parce que bêtement, un flacon de parfum vieillit. Il peut être un peu rayé, sali si on le transporte souvent dans son sac ou que sais-je encore... Du coup, lorsqu'on le finit, c'est aussi l'occasion d'en avoir un tout nouveau, tout beau. Et puis bon, cela sous-entend déjà qu'on reste fidèle au même parfum, ce qui n'est pas toujours systématique non plus. Et enfin, je ne pense pas que l'argument économie soit si pertinent que cela car lorsqu'on s'offre un parfum qui coûte 60 euros au bas mot, on est plus vraiment à 5€ près, non ?


Mais pour le make-up, qu'en est-il ? Jusqu'alors, le principe de maquillage rechargeable se cantonne principalement au marché des marques bio ou du moins naturelles. Citons par exemple Natura qui est un bon exemple de ce qui peut être fait en la matière (mais qui a d'ailleurs je crois pas mal sacrifié le côté rechargeable de son offre qui vient d'être repensée il y a quelques semaines à peine). Mais sur le réseau sélectif - la parfumerie en langage non marketing! -, on ne croise pas ce genre d'initiatives tous les 4 matins. Shu Uemura et ARTDECO font bien des palettes de fards à paupières amovibles mais c'est davantage pour le côté sur mesure que pérenne de la chose.


Ou alors, c'est peut-être qu'il existe des choses mais qu'on ne s'en rend pas forcément compte ? C'est en tout cas ce qui m'est arrivé sur le maquillage Paul & Joe. Figurez-vous qu'hier, j'ai été plus qu'agréablement surpris en apprenant que les rouges à lèvres de la marque (très jolis au demeurant) se rechargeaient. Apparemment, cela fait fort longtemps que c'est le cas et je ne l'avais jamais remarqué. Ce qui est un bon point car cela veut dire que le côté pratique de la chose n'empiète nullement sur l'esthétique ! Cela se fait en 5 secondes top chrono, il suffit bêtement de tirer sur l'embout lorsque le raisin est terminé et de le remplacer par l'une des recharges que la marque vend dans ses boutiques. L'avantage, et c'est un vrai plus par rapport à d'autres marques, c'est qu'on peut du coup conserver des éditions collectors même une fois le produit terminé. Bien vu !


Est-ce qu'on peut du coup imaginer d'autres initiatives de ce genre ? Et bien oui, et tenez vous bien car celle ci vient de là où on ne l'attendait pas forcément : Guerlain ! Et pour vous le prouver, je vais même vous présenter la nouveauté de la marque en exclusivité mondiale : le Noir G. Après le Point G (rho bah c'est bon, il fallait bien que je la fasse!), c'est peut-être l'autre G préférée des femmes ! Vous vous souvenez que la marque avait lancé en 2009 son magnifique Rouge G, un lipstick OVNI d'une beauté rare et qui s'ouvrait latéralement pour dévoiler un élégant miroir ? Un objet très massif, imaginé par le joaillier Baümer, très précieux aussi et qui s'impose certainement comme l'un des rouges à lèvres les plus beaux de ces dernières années. Son succès a je crois donné des idées à Guerlain qui le déclinera dans sa collection du printemps 2012 en... mascara !



C'est exactement la même chose que pour le Rouge G, à savoir qu'il suffit de le tourner légèrement pour dévoiler un large miroir qui à mon avis doit permettre de se maquiller à l'aise même lorsqu'on est à l'extérieur. Lorsque j'y pense, c'est presque incroyable que personne n'est jamais pensé à ce genre de choses alors que c'est juste élémentaire en fait ! Au lieu de faire des mascaras vibrants, à boule, activateur de la pousse des cils... il aurait en fait déjà fallu commencer par là ! Sauf qu'il y a quand même une différence notable entre un rouge à lèvres et un mascara, c'est que le second se termine quand même bien plus rapidement. Utilisé quasi-quotidiennement, voire même plusieurs fois par jour, sa durée de vie est moindre que celle d'un lipstick. Et il faut bien l'avouer, cela ferait quand même mal au coeur de jeter un si bel objet...


Puisque le thème de ce billet est le maquillage rechargeable, vous aurez sûrement compris où je vais en venir : et oui, ce mascara est rechargeable ! Si j'ai bien tout compris, le capuchon du mascara abrite une recharge qui vient remplacer celle qui est terminée, et que l'on décroche de sa tige via un simple clic sur le sommet du bouchon. Franchement, on peut dire ce qu'on veut, c'est pour le moins original. Si je ne m'abuse, ce mascara coûtera la bagatelle de 49€. Alors bien sûr, dis comme ça, ça semble juste hyper cher par rapport à un mascara Guerlain classique. Sauf que pour le coup, il faut relativiser cela en se disant qu'on achète finalement deux mascaras d'un coup (en plus, la formule a l'air top pour le coup, à la fois ultra-pigmentés et avec un côté soin). Ce qui reviendrait donc à 25€ pièce, soit le prix traditionnel d'un mascara type Guerlain, Dior, Chanel...

Toute la question que je me pose (et je vais d'ailleurs me renseigner auprès de Guerlain), c'est de savoir si peut-être, on pourrait trouver sur les points de vente de la marque la simple brosse, qu'on pourrait acheter seule une fois nos deux recharges terminées ? Si elles étaient vendues 10 ou 15 euros pièce, cela permettrait finalement de s'offrir un mascara Guerlain pour le prix d'un L'Oréal Paris. Mais là encore, il faudra être certain que le flacon écrin vieillisse bien pour être conservé aussi longtemps que cela. Qu'est ce que tout cela vous inspire ? Est-ce que vous trouvez l'initiative intéressante, ou pas du tout ? Est-ce que vous pourriez concevoir d'acheter un mascara à près de 50€, en relativisant cela en vous disant que c'est finalement comme si vous en achetiez deux d'un coup ? Est-ce vous redouteriez de ne pas réussir à clipser facilement la nouvelle brosse sur la tige ?

Et les lipsticks Paul&Joe, vous saviez qu'ils étaient également rechargeable ? J'avoue que vos avis m'intéressent particulièrement car c'est un indicateur pour la suite. Par exemple, est-ce que des fonds de teints rechargeables pourraient vous intéresser aussi ? Ou bien considérez-vous que ces systèmes sont un peu trop éloignés de l'image que vous vous faite du luxe, et que vous préférez finalement racheter à chaque fois un produit "entier" ? C'était Teddy, à vous les studios !

30 avril 2011

My Wishlist - Mai 2011


Bon alors, ce mariage ? Vous avez regardé ? Vous avez trouvé ça comment ? La mariée était très belle en tout cas même si, boulot oblige, je n'ai presque rien vu de la cérémonie. J'ai simplement pu regarder le fameux kiss aux fenêtres du palais, on a maté ça à la pause dèj' avec mes collègues, en se faisant livrer des Domino's pizzas, ^c'était fun. Mais si vous pensiez que j'en aurais fini avec notre british week une fois le mariage royal passé, vous vous trompez lourdement ! Que nenni (expression ringarde au top pour démarrer le week-end) car je vous propose, dernier samedi du mois oblige, ma petite wishlist du moment avec volontairement trois produits british. Je ne suis quand même pas allé jusqu'au total look avec une liste 100% UK car il ne faut pas non plus pousser la Reine Mère dans les orties ! Craquera, craquera pas, voici en tout cas les quatre produits qui me font de l'oeil en ce moment...


SÉRUM TERRACOTTA GUERLAIN


Pourquoi je vais craquer ? Attention, il va falloir que vous soyez fort(e)s car j'ai une terrible nouvelle à vous annoncer (comme d'hab, je n'ai pas du tout tendance à dramatiser !) : du 7 au 14 mai, vous n'aurez aucun billet à vous mettre sous la dent sur notre Planète ! Rien. Nada. Nothing. Non pas que je fasse grève pour une quelconque raison syndicale, mais aussi incroyable que celui puisse paraître pour ceux qui me connaissent (je crois que la dernière fois que c'est arrivé, c'était en 2009) : je pars en vacances ! En Grèce normalement et d'ailleurs, si vous avez des conseils et des bons plans, je suis preneur car je n'ai toujours rien réservé (au top de l'organisation Teddy, bravo !). Bref, cette petite introduction pour vous dire simplement que je vais passer ma traditionnelle routine beauté en mode solaire. Du coup, ce nouveau sérum Guerlain, estampillé Terracotta, me branche plus que bien. Pas vraiment pour son côté préparateur de bronzage car c'est un peu tard pour être efficace vu mon départ immédiat, mais plutôt pour les promesses post-vacances, son aspect prolongateur de bonne mine qui vient doper la production de mélanine même après l'exposition. Et puis, ce serait mentir que d'omettre que ce petit flacon pipette aux couleurs chaudes est si joli qu'il n'attise pas encore plus mon désir sur ce produit, vous savez maintenant à quel point je suis sensible aux beaux packagings.

Ma chance de résister ? Je viens d'entamer cette semaine le mythique sérum Advanced Night Repair d'Estée Lauder qui, si je ne m'abuse, est également parfait en soin régénérateur post-solaire. Certes, il n'a pas d'actions spécifiques sur le cô prolongateur de bronzage mais bon, est-ce un argument suffisant pour craquer pour celui de Guerlain qui coûte quand même 50€? A méditer encore un peu...

Risques de craquage ? 49%


NETTOYANT MICRO POLISSANT REN


Pourquoi je vais craquer ? C'est bien simple, tout ce que j'aime trouver dans un produit de beauté se trouve dans ce tube blanc et orange. C'est un nettoyant, premier bon point pour moi qui passe ma vie à tester des nettoyants visage (je vous parlerai d'ailleurs de l'un d'eux demain je pense). "Micro polissant", c'est parfait pour moi car depuis que j'ai découvert le Pschitt Magique, je suis juste dingue de l'exfoliation enzymatique qui, chez moi en tout cas, a totalement relégué le gommage visage à grains aux oubliettes (attention, je ne dis pas que je n'y reviendrai pas un jour, il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis). Puisqu'en plus il s'agit de la toute nouvelle ligne éclat du visage (ma priorité number two après l'hydratation) signée REN que j'ai très envie de découvrir depuis un moment, comment voulez-vous que j'arrive à résister ? La composition a non seulement l'air clean mais surtout assez intéressante avec des actifs qui, sur le papier, semblent convaincants. Il y a notamment des enzymes de papaye pour débarrasser l'épiderme des cellules mortes et de la poudre d'ambre pour parfaire l'action exfoliante. Cela pourrait-être une bonne introduction à cette nouvelle gamme Radiance, que j'ai repéré pour ma part sur le site Bazar-Bio, avant de me diriger peut-être vers le sérum associé si les résultats du nettoyant exfoliant sont là.

Ma chance de résister ? Clairement, je n'en ai pas un besoin vital dans le sens où je dois d'abord finir mon exfoliant actuel (celui dont je vous parlerai tomorrow) et qu'ensuite, un tube de PsChitt Magique m'attend sagement. Mais en même temps, l'appel de la nouveauté et de la découverte a souvent raison de ma résistance. C'est ça d'être beauty addict, on est souvent trop faible face à la tentation ! Et comme à 29€, ce gommage REN n'est pas plus cher que la plupart des produits de ce genre...

Risques de craquage : 70%


NETTOYANT POUR LES MAINS PETTIGREE DEW MOLTON BROWN


Pourquoi je vais craquer ? Vous ne le savez peut-être pas mais je suis une vraie Valérie Damidot au masculin. Pas parce que je suis le roi du marouflage (surtout que je suis un bien piètre bricoleur) mais simplement parce que j'aime les stickers, euh non pardon, la déco ! Du coup, j'essaie de faire attention à tous les petit détails dans mon appart, et parmi eux, l'indispensable flacon de savon pousse mousse déposé sur le lavabo pour que chacun puisse se laver les mains après passage où vous savez ! Je ne sais pas pourquoi mais la plupart des marques s'obstinent à faire des pousse mousse moches comme tout, je n'ai pour ma part pas forcément envie de voir à chaque fois que je rentre dans ma salle de bains un gros flacon estampillé Le Chat ! D'autant que comme en plus je veux à toux pris que le produit soit de couleur verte pour s'accorder à my bathroom, je n'ai pas grand choix. La dernière fois, je suis tombé sur un produit de Method (leur site est ICI si ça vous intéresse) et qui était top car plutôt joli et chic, et avec une formule très clean. D'ailleurs, et sans lien direct avec la beauté, amis regardez les produits de ménage de cette marque, ils sont vraiment jolis et safe (oui, oui, c'est ça la vie de célibataire, on doit tout gérer même ce genre de choses passionnantes !). Bref, tout ça pour dire que j'ai repéré il y a quelques jours ce nouveau savon pour les mains signé Molton Brown, marque anglaise que j'adore littéralement. Enfin d'ailleurs, je ne devrais pas dire savon mais plutôt soin nettoyant car il contient tout plein d'actifs aux vertus apaisantes et hydratantes. Mais ce n'est même pas ça qui m'attire le plus mais simplement son très joli flacon qui est censé rappeler un jardin anglais. Cela serait du plus bel effet dans mon petit intérieur...

Ma chance de résister ? On ne trouve qu'une petite partie de l'immense gamme Molton Brown en France, donc déjà, je n'arriverai peut-être même pas à mettre la main dessus. Sauf s'il en reste en juillet lorsque j'irais faire un tour à Londres pour la première fois de ma vie, mais là encore il risque d'y avoir un souci. J'ai en effet cru voir qu'il coûtait dans les 15 euros, ce qui pour un soin de ce genre fait quand même un peu mal.

Risques de craquage ? 30%


BEURRE CORPOREL DUO THE BODY SHOP


Pourquoi je vais craquer ? Aie, aie, aie, cette noveauté The Body Shop risque de séduire pas mal de monde, et moi le premier ! Vous vous souvenez qu'il y a quelques mois, je vous parlais des "soins double" présentés dans le même pot (just HERE pour mémoire).Et bien, c'est exactement cette idée qu'a repris la marque pour décliner ses célèbres beurres corporels. A gauche, une version traditionnelle, plutôt légère et destinée à une hydratation somme toute classique. Et à droite, on trouve désormais une crème plus onctueuse et plus riche, destinée elle spécialement aux zones sèches du corps (genoux, coudes, pieds...). J'adore le concept, qui est aussi simple que pertinent, et comme en plus il s'agit des odeurs gourmandes de The Body Shop, autant dire que j'ai envie de dire Yes (comme Kate et William en fait !). Cette nouvelle présentation sera déclinée en 4 parfums mais c'est pour ma part celui à la vanille qui aura sûrement le plus de chance de me séduire. Même si, en bon frère que j'essaie d'être, j'en aurai probablement un second dans les mains au moment de passer en caisse, pour ma The Body Shop addict de petite soeur. Acaï ou Macadamia, je ne sais pas lequel elle préférera !

Ma chance de résister ? Pas bien grande à mon avis car c'est vraiment le côté ludique de la chose qui m'attire comme un enfant de 5 ans et demi ! 18 euros environ si j'ai bien tout compris, ce qui est finalement à peu près le même prix que les beurres corporels traditionnels signés TBS. Il ne reste qu'à attendre leur sortie en magasin pour voir s'ils sont aussi plaisants en vrai qu'en photo. Au fait, puisqu'on parle de TBS, les gagnantes du concours Moringa ont-elles bien reçu leur lot (si non, je crois que je vais commencer à criser...).

Risques de craquage ? 80%


Et voilà, encore une wishlist de bouclée ! Si je ne devais choisir qu'un produit parmi ces 4, lequel me conseilleriez vous ?! Et vous, vous avez été sages ce mois-ci côté achats beauté ? Soin, parfum, make-up, capillaire... sur quoi vous êtes vous un peu laché(e) dernièrement ? Et surtout, quels sont les produits que l'on trouve ce mois-ci dans votre wishlist à vous ?! Bon samedi à toutes et à tous et à très vite !

21 avril 2011

Les vrais secrets des journalistes beauté - Acte 6


Non mais dites donc, on ne peut plus compter sur vous ! Il n'y a plus eu de nouvelles items de cette rubrique depuis le 25 février et personne n'est venu me taper sur les doigts pour me dire "Eh Teddy, qu'est ce que tu fous là, tu manques à tous tes devoirs" ! J'espère que vous me pardonnerez ce terrible oubli et que vous n'achèterez pas de poupées vaudou à mon effigie pour me marabouter sur 4 générations pour cet impardonnable impair ! Comment ça j'en fais un poil trop ?!! Allez, trêve de plaisanterie, c'est donc le retour de cette fameuse rubrique où les journalistes confient leurs vrais secrets de beauté. Loin des marques annonceurs qui font parfois la loi dans les magazines, loin des directeurs artistiques qui ne veulent que des jolis produits dans leurs pages, loin du flot incessant de lancements qui oblige à se concentrer uniquement sur les nouveautés... les journalistes, qui sont de véritables experts teste tout et de très bon conseil, vous dévoilent ce qu'on trouve vraiment dans leur salle de bains ! Cette fois, c'est Bénédicte qui s'y colle ! Pigiste beauté (et people) pour Télé Magazine, le site elleadore... elle se caractérise par une énergie et une bonne humeur à toute épreuve, soit tout ce que j'aime ! Elle ne m'a pas dit d'ailleurs quel était le dentifrice secret de son sourire à tout épreuve, mais s'est par contre livré sur tout le reste de sa beauty routine !

Tes soins visage incontournables ?


Tu as quelques heures devant toi ? Non, parce que je suis une vraie serial-consommatrice ! On commence par le matin ? Tout d'abord, je commence par le passage sur mon visage de la Lotion de Clarté Clarins, ce que j'ai trouvé de mieux pour le moment pour une exfoliation douce au quotidien. Ce genre de soin m'a fait abandonner les gommages à grains que je trouve maintenant trop abrasifs pour ma peau. Côté soins, cn ce moment, je ne jure que par le Daily Facial Moisturizer de Nip+Fab, le soin hydratant quotidien de la gamme bon marché déclinée de Rodial et que l'on peut trouver chez Nocibé. Gorgé d'acide hyaluronique, il offre du coup un effet repulp immédiat et bien appréciable. Je suis par ailleurs totalement raide dingue de la Crème Orchidée Impériale Guerlain, qui est le soin le plus extraordinaire que j’ai eu l’occasion d’essayer dans ma vie. Mais comme elle coûte un bras, je n’ose pas me la racheter. J’ai envoyé des messages (assez peu!) subliminaux à mon homme pour qu’il me l’offre à Noël, à mon anniversaire, à la Saint Valentin... mais sans succès ! Autre indispensable de ma beauty routine matinale, je mets souvent de la Crème Délicieuse Autobronzante Clarins (sinon, teint de navet garanti ce que j'aime autant éviter!).


Et rebelote chaque soir où j'utilise tout d’abord le sérum Blemish + Age Defense de SkinCeuticals. C’est un produit qui peut dérouter parce qu'il a une odeur très «pharmaceutique», pas forcément glamour donc, mais il est vraiment génial pour un effet peeling au quotidien. J’enchaîne avec la Crème Expert Jeunesse de Phytomer : texture et fragrance divines, je conseille sans réserve. J’applique ensuite un peu du Baume Immaculé des laboratoires Capi-Plante sous les yeux, je le trouve idéal pour atténuer la coloration des cernes. Je termine ensuite par une application localisée du Line Dr Bome+ erborian, afin de repulper les petits sillons de la peau. Je suis un peu une maniaque de l’anti-âge, peut-être parce qu’on me donne souvent dix ans de moins que mon état civil. Alors, je me dis qu'un jour, ça va bien finir par me tomber dessus ! Et comme l’adage dit qu'il vaut mieux vaut prévenir que guérir…


Ton best démaquillage ?


C’est une valse à plusieurs temps. Je commence d'abord par nettoyer mon visage, directement avec les doigts et à l'aide du Gel Perlé Nettoyant Moussant de Fruit Forever. C'est bien simple, il sent tellement bon qu’on en mangerait ! Ensuite, je parachève le travail en passant sur ma peau un coton (ceux de xxx ont un rapport qualité/prix au top) avec l’Eau Micellaire hydratante Dermance. Je n'utilise pas de démaquillants spéficiques pour les yeux car étonnamment, j'ai toujours l'impression qu'ils m'irritent plus les yeux qu'autre chose. Peut-être n'ai je pas encore trouvé le bon, si tes lectrices ont des tuyaux, je suis preneuse !


Tes it-capillaires ?


Infligeant des colorations régulières à mes cheveux (je suis châtain clair au naturel et rousse depuis quelques années), j'essaie de faire en sorte de compenser les traitements que je leur fais subir en les faisant de produits vraiment tops. Je ne suis pas fidèle à une marque en particulier, mais je reviens souvent aux produits Davines (spécialement la gamme Nounou qui réussit l'exploit d'être ultra-nourrissant sans laisser la sensation qu'on s'est passé une plaquette de beurre dans les cheveux !) et, bien moins connus, Actias. J'essaie aussi de faire des masques le plus souvent possible et aurait tendance à conseiller Frizz Ease Masque Miracle John Frieda et le Masque Réparateur Jean Marc Coloriste qui sont très bien sur les cheveux en perdition.


Tes soins du corps trop fort ?


Là, par contre, je ne suis pas très assidue. Je tombe tellement de sommeil à la fin de mes longues journées que j’ai souvent la flemme de me tartiner des pieds à la tête. Du coup, je fais souvent l’impasse… Mais je m’améliore quand même un peu depuis que j’ai découvert l’incroyable parfum de la nouvelle ligne Fleur d’Osmanthus de Roger&Gallet. Je l’aime tellement que j’utilise le Lait Velouté Hydratant presque tous les soirs, un exploit pour moi lorsque j'y pense ! J'essaie aussi de me montrer un tant soi peu régulière sur les soins minceur, avec une petite préférence pour le Gel concentré Amincissant Mixa ou le Soin Retouche Silhouette Phytomer.


Ton make-up au top ?


Je me maquille assez peu mais j’ai quand même ma petite routine : je mets d’abord, comme pas mal de filles j'ai l'impression, la fameuse BB Cream au Ginseng erborian que je recommande à toutes pour son rendu « peau velours ». Je mets ensuite le Fond de teint Multi-Régénérant Clarins (j'ai l'impression qu'il arrive mieux qu'un autre à effacer les traces de fatigue lorsqu'on s'est couché à 2 heures du matin), un peu de blush que j'alterne entre un rosé Terrybly de By Terry et le Blush Rose Frisson de Bourjois. Un peu de mascara et éventuellement de Rouge à lèvres Novalip La Roche Posay (la teinte 20 est ma préférée) et de Gloss Plump Your Pucker The Balm. Le tour est joué !


Tes parfums number one ?


Je suis totalement addict depuis quelques années à Miss Dior Chérie. Mais j’ai participé il y a quelques semaines à un atelier de parfum sur mesure chez Jovoy : leur « nez » a réussi à créer quelque chose d’assez frais et régressif. Ça me ressemble assez…


Une déception ?


Je n’aime pas du tout les soins minceur Somatoline. J’en ai testé plusieurs et j’ai eu l’impression, à chaque fois, de faire une crise d’urticaire géante. Du coup, zou, à la poubelle !


The places to be ?


J’ai testé il n’y pas longtemps un soin à l’oxygène assez miraculeux pour ressusciter la peau, quand elle crie SOS, à l’institut Oxy Beauty rue Tronchet à Paris. L’an dernier, je me suis aussi adonnée avec délices au massage détox que propose l’institut de l’Hôtel Gabriel (25 rue du Grand Prieuré, Paris XIème). Coté capillaire, je me fais faire ma couleur chez Farida B (à Parisn dans le quartier des Halles). Je sors toujours de son salon le cœur léger et le cheveu joyeux !


Les bons tuyaux que tu as appris des pros ?

Énormément de coups de main en matière de maquillage, comme par exemple l’intérêt d’utiliser une base sous le fond de teint pour que la carnation paraisse plus unifiée. Toujours sur le teint, j'ai appris sur le tard l'intérêt de travailler le fond de teint à l’éponge ou au pinceau pour éviter les démarcations et être plus précise dans sa mise en beauté qu’on ne le serait aux doigts… Quelques trucs imparables aussi pour faire tenir son make-up, comme le fait de cerner les contours bouche avec de la Touche Éclat YSL si l’on ne veut pas que son rouge à lèvres ne prenne la tangente en dix minutes. Coté coiffure, les pros m’ont appris à aimer les cheveux attachés (ce que je détestais pourtant à la base) en m’initiant aux charmes de du chignon excentré, de la demi-tresse et autres compositions un peu décalées. Hélas, aucun coiffeur n’est parvenu à m’apprendre à faire un brushing, ni aucun maquilleur à poser correctement mon eye-liner. La honte complète (mais j’assume) pour une journaliste beauté !

S'il ne devait en rester qu'un ?


Je garderais bien Filorga. Ce sont des produits que je ne connaissais pas - ou simplement de réputation (beaucoup de comédiennes que j'ai interviewées m'en ont parlé) jusqu'il y a peu. Mais je suis assez épatée par leur "technicité". Il y a une vraie promesse pour chacun d'entre eux et elle est toujours tenue. J'ai adopté par exemple le Mesotherapist (même si j'ai eu peur au départ d'y laisser ma peau, avec ce drôle de roller à aiguilles) et le Sleep & Peel. Ils ont un vrai effet - rapide - sur l'éclat du teint. Du tout bon, à des prix qui n'ont rien d'affolant.

Alors qu'est ce que vous retenez de tout ça vous ? Moi perso, je me dis qu'il serait peut-être temps que je me penche sur les soins Clarins car ils semblent faire une certaine unanimité et je n'en ai jamais essayé un seul, shame on me ! J'ai aussi découvert deux marques (Capi-Plante et Actias) que je ne connaissais pas pour ma part. Je note aussi l'eau démaquillante Dermance, pas pour moi bien sûr, mais parce que ce n'est pas la première fois que j'entends du positif sur cette marque qui sur le papier ne donne pas forcément envie mais semble vraiment valoir le détour. J'ai aussi apprécié qu'elle mette à l'honneur Phytomer qui est une marque dont on ne parle pas beaucoup sur la blogo beauté. SkinCeuticals est une fois de plus cité pour un de ses sérums (ça va finir par devenir une habitude!) et Fruit Forever prouve que derrière son apparente légèreté, les soins ont l'air aussi gourmands qu'efficaces. Et sinon, vous n'allez pas laissez Bénédicte dans la détresse : vous avez sûrement un bon démaquillant pour les yeux à lui conseiller ?!

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