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23 novembre 2011

Le grand tribunal de la beauté - Lull


On continue notre petit tour des découvertes faites au Beyond Beauty ? Bah oui, je sais que le salon remonte à début septembre mais que voulez-vous, on n'a pas encore passé en revue le quart de tout ce que j'avais repéré là-bas ! Et après une introduction principalement consacrée aux capillaires avec Amenaïde et Less is More, passons maintenant à la partie soin du visage. Et pour l'occasion, j'en profite pour ressortir du placard la rubrique du grand tribunal de la beauté qui, comme vous allez rapidement vous en rendre compte, se prête parfaitement à la marque dont il va être question aujourd'hui, j'ai nommé Lull.


Comme je n'ai plus convoqué ce grand tribunal depuis fin août, je vais quand même prendre cinq secondes pour en rappeler le concept pour celles et ceux qui seraient arrivé sur cette planète entre temps. Je propose donc deux plaidoiries digne des plus grands avocats de ce monde, en prenant tout d'abord la défense de la marque, puis en pointant dans un second point ses éventuelles faiblesses. Bien entendu, je grossis volontairement le trait des deux côtés pour que vous ne puissiez pas savoir de quel côté je penche personnellement. Et à la fin, c'est vous qui votez à travers les commentaires pour la décision que vous voulez prendre : on acquitte l'accusé en lui souhaitant beaucoup de réussite ou bien on décide son incarcération immédiate ! C'est clair pour tout le monde ? Alors let's go !


LA DÉFENSE

Enfin mes chers Jurés, enfin un peu d'originalité au rayon cosméto. Cela fait tellement de bien de voir un projet qui sort de l'ordinaire que rien que pour cela, Lull mérite tout notre respect et notre attention. Bien sûr, son concept peut paraître farfelu aux yeux des plus cartésiens d'entre nous, mais les plus grands inventeurs n'ont-ils pas souvent été considérés comme des originaux ? D'ailleurs, le profil même de son créateur, Régis Martin, suffit à rassurer les plus perplexes. Docteur en pharmacie et cosmétologue, il est un chercheur au sérieux reconnu et qui a d'ailleurs mis en évidence la toxicité d'une substance que l'on trouvait dans les parfums et les cosmétiques. En clair chers Jurés, quelqu'un de sérieux et qui n'hésite pas à explorer de nouvelles voies. Parmi elles, l'impact de certaines émotions sur la peau. Oui, oui, vous avez bien lu, on parle bien là d'une traduction cutanée d'une émotion, d'un état d'esprit. Je conçois tout à fait chers Jurés que cela vous interpelle et vous semble osé comme parti-pris, mais pouvez-vous accepter que le fait "d'être bien dans sa peau" puisse se retranscrire... sur notre peau !


"Les émotions ne vieillissent jamais et d'elles naît la beauté", tel est le letmotiv de Lull. Pour la marque, nos émotions agissent sur notre peau, et c'est cette incroyable action qu'elle a voulu retranscrire dans sa somptueuse ligne de 5 soins. Cela vous semble un peu abstrait ? Permettez-moi de vous illustrer cela par un exemple. A quel moment de la journée vous sentez-vous le mieux ? Est-ce peut-être au réveil, lorsque la douce lumière du jour vient vous tirer de votre sommeil ? Dans ce cas, peut-être trouverez-vous votre bonheur dans le soin "Eveil Radieux" dont la formule à base de Ginseng et Arnica est censée stimuler cette même sensation. Si ce sont plutôt les moments de calme dans lesquels vous vous épanouissez le plus, misez alors sur "Calme Intense", aux extraits de Houblon et d'Aubépine. Ces actifs, comme tout ceux sélectionnés avec soin par Lull, vont ainsi influer sur notre S.E.C (et non pas sur notre sexe, ce que vous êtes coquins aujourd'hui cher Jurés!).


Je sais que ce S.E.C sera une pièce à conviction importante dans vos délibérations chers Jurés, permettez moi aussi de m'arrêter un instant sur ce dernier. S.E.C est en fait l'abréviation de Skin Emotional Coefficient, "le coefficient qui exprime la dynamique physiologique associée à la diffusion des émotions au niveau cutané". Une émotion positive (S.E.C.+) aura un effet régénérant et prolongera la durée de vie des tissus cutanés, à l'inverse d'une émotion négative (S.E.C.-) qui induira au contraire une destruction précipitée des cellules. Et si cette physiologie des émotions au niveau cutané vous laisse perplexe, permettez-moi de vous rappelez qu'elle n'est pas sortie de nulle part : Shiseido développe également cette technologie depuis quelques années sur ces soins du corps, sauf qu'eux appelle ça l'aromacologie.Dans le dernier numéro du magazine américain Allure, un papier très intéressant est d'ailleurs consacré à ces liens étroits entre peau et équilibre émotionnel, le titre parlant même de ces acnés que l'on soigne par... l'hypnose !


Un projet fort prometteur donc, doublé d'une vraie réussite visuelle. Ces flacons de verre ne demandent qu'à se lover dans notre main. Code couleur très élégant et minimalisme chic risquent fort de peser dans la balance de votre jugement chers Jurés. J'attire votre attention, en guise de conclusion, sur le fait que nous sommes là face à des formules à plus de 90% naturelles, un bon point qui permet de prouver que la technicité et l'audace ne sont pas toujours là on l'imagine. Pour toutes ces raisons chers Jurés, je vous demanderai la plus grande indulgence envers Lull.


LA DÉFONCE


Si mon fils de 14 ans avait du me remplacer au pied levé pour cette plaidoirie devant vous chers Jurés, je suis certain qu'il n'aurait pu s'empêcher de commencer par une petite boutade du style "Lull, c'est trop lol". Et j'avoue que j'aurais eu du mal à l'en dissuader tant ce projet me semble effectivement trop... lol ! Lull est sans conteste l'incarnation parfaite du type de choses auxquelles on adhère bien plus facilement après avoir abusé de substances illicites. Mais vous comprendrez chers Jurés qu'il m'est difficile de faire tourner un joint ici, dans ce lieu de justice où règne l'ordre et la morale. C'est donc avec un cerveau à jeun que nous allons essayer de parler S.E.C...


Je ne sais pas si le calme, l'énergie ou encore la sensualité peuvent influer sur la longévité des cellules mais je peux en revanche prouver que Lull accéléré la formation de rides. Si, si cher Jurés, je vous assure que toute personne normalement constituée qui lit la notice d'un produit Lull a immédiatement trois milliards de questions venant à son esprit. Là, le visage typique d'une réflexion intense apparaît, tout les muscles de la face se contractent intensément ce qui comme chacun sait va accélérer la formation des rides d'expression. Qui osera dire après que les émotions n'influent pas sur la qualité de la peau ?!

Plus sérieusement cher Jurés, c'est surtout un autre point qui nous pose le plus gros problème dans l'épineuse affaire Lull : "qui a caché les types de peaux". Vous savez, les fameux "peaux grasses", "peaux mixtes", "peaux sèches", "peaux matures".... qui nous aident à choisir les soins qu'il nous faut. C'est en option ? Non parce que figurez-vous que ma petite soeur se sent à son avantage lorsqu'elle se trouve un peu sensuelle. J'imagine du coup qu'elle doit choisir parmi les références proposées le soin Lull Éclat Sensuel. Logique en effet. Et alors ce qui est drôle, c'est que j'ai une amie de ma mère qui est une vraie cougar, jamais plus en confiance que lorsqu'elle se sent sexy ? Qu'est ce qu'on prend pour elle ? Éclat Sensuel aussi ? Je veux bien mais c'est un peu con, ma soeur a 20 ans et l'amie de ma mère 55, je ne pense pas que leurs épidermes respectifs soient en demande des mêmes actifs.


C'est bien joli d'avoir fais des soins par types d'émotions positives, mais complètement illisible pour le consommateur qui a, à mon humble avis, besoin de repères traditionnels. Quelle est la référence dont ma peau a vraiment besoin ? Je choisis comment, au pif en optant pour ma couleur préférée ? On ne sait même pas quel soin est le plus riche, lequel le plus dosé en actifs anti-âge, lequel a le plus des propriétés matifiantes... Et le souci, c'est que si on le savait et qu'on choisissait en fonction de cela (ce qui serait logique comme vous en conviendrez chers Jurés), cela ferait perdre tout l'intérêt premier de Lull. C'est le serpent qui se mord la queue, et cela d'autant plus que chaque soin coûte la bagatelle de 82€ l'unité. A ce prix là, excusez-moi de demander un peu plus de technicité quand même. Et de praticité aussi, car si le flacon au bout arrondi est certes très joli, je pense qu'il est surtout pénible à faire tenir quelque part dans notre salle de bains.

Maintenant, c'est à vous de délibérer chers Jurés ? Quel avenir réservez-vous à Lull ? Avez-vous succombé aux arguments de la défense et à l'avancée que représente la prise en compte des émotions dans la beauté de notre épiderme ? Trouvez-vous cet alibi convainquant ? Ou bien au contraire, restez-vous hermétique à cela malgré vos chackras grand ouverts ?! Le fait qu'on ne sache pas vraiment quel produit correspond à quel public vous perturbe t'il au point de passer votre chemin et d'économiser 82 euros ? C'est vous qui votez, c'est vous qui décidez ! Moi, je compte simplement les points et reviendrai en fin de semaine vous dire ce que j'en pense vraiment !


EDIT 27 NOVEMBRE

Bon, bah dans l'ensemble, on ne peut pas dire que vous soyez très emballés par la proposition que nous fait Lull. Et pour tout vous avouer, je suis plutôt sur la même longueur d'ondes que vous (même si j'espère me tromper pour le créateur de la marque dont je respecte quand même le travail). Cela me fait d'autant plus de "peine" que je suis plutôt convaincu de l'interaction qu'il peut y avoir entre la peau et les émotions. L'épiderme réagit, comme tout organe du corps, à des stimulis extérieurs donc je dis why not sur le fond.

Mais il y a deux points sur lesquels je ne peux pas cautionner le projet de Lull. Le premier, c'est sur le fait que la marque ne repose que sur ce concept, et ne mette pas plus en avant ses formules à proprement parler. Moi, je veux bien croire aux bienfaits des émotions mais je ne peux pas non plus considérer que cela soit suffisant. Cela aurait peut-être été intéressant à associer avec un soin plus classique. Le fait que les produits ne prennent ni l'âge, ni les types de peaux en compte me semble aussi bien trop déstabilisant pour le consommateur lambda. Encore plus lorsqu'on est sur un soin à 82€ sur lequel on demande à être un peu plus rassuré que ça pour se laisser convaincre. Mais bon, seul l'avenir nous dira ce qu'il en est, à suivre dans les prochains mois donc...

29 août 2011

Kleenex se lance dans la beauté !


Allez, attaquons donc en beauté cette nouvelle semaine qui va nous conduire en septembre (argghh, déjà!!!) en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Une semaine qui s'annonce particulièrement mouvementée de mon côté, mais ça, je vous en reparlerai jeudi ou vendredi je pense, si jamais je réussis à garder la tête hors de l'eau jusque là. En attendant, nous allons parler... cotons ! Et rentrée oblige, cela va être fait dans le cadre d'une rubrique que vous connaissez bien, j'ai nommé "Le grand tribunal de la beauté" qui rouvre enfin ses portes après la trêve estivale. Le concept n'a pas changé d'un iota : j'enfile alternativement les robes de deux avocats véreux et n'ayant pas peur de la caricature, présentant tour à tour un nouveau produit de beauté (et vous l'aurez compris grâce au titre, c'est de Kleenex dont il va être question). L'objectif final est que vous, membres du grand jury populaire de la Planète-Beauté, puissiez me dire quel sort vous lui réservez : succès total ou plantage complet ! On y go ? Alors c'est parti !


LA DÉFENSE

La question qui se pose aujourd'hui cher Jurés est des plus simple : pourquoi ? Pourquoi Kleenex n'y avait pas pensé avant ? Au fond, c'est une évidence que la marque qui nous accompagne dans nos rhumes les plus pénibles et nos peines les plus profondes puisse aussi être à nos côtés lors du précieux rituel du démaquillage. Finalement, il s'agit de passer d'un carré de tissu (le mouchoir) à un autre (le coton démaquillant), rien de bien sorcier donc ! Enfin, pour être tout à fait exact, il ne s'agit pas uniquement de cotons mais aussi de lingettes démaquillantes pré-imprégnées d'une formule effaçant également le maquillage waterproof, de lingettes nettoyantes douces pour le visage et, encore plus fort, de papiers matifiants. Le tout dans des fibres naturelles pour ne pas prendre le risque d'être accusé de mauvais élèves pour la planète.


Veuillez m'excuser chez Jurés d'aborder le sujets aussi simplement avec vous, mais en toute transparence, il faut aussi savoir que ce projet a été mûrement réfléchi d'un point de vue marketing. Regardez le soin qui a été apporté au packaging, à la fois très sobre et d'une élégance rare. A mi-chemin entre celui que l'on pose sur nos yeux la nuit et celui que l'on trouverait sans mal au carnaval de Venise, le masque qui orne chacune des 4 références est tout de même bien plus smart que ce que nous propose Demak'Up par exemple. Parlons-en d'ailleurs des concurrents. Sans mauvais jeu de mots, je pense chers Jurés qu'il est grand temps pour eux de sortir... leurs mouchoirs ! Car sur un marché (très juteux puisque toute femme consomme en masse ce genre de produits) qui ronronne depuis des années, l'arrivée de Kleenex risque de pas mal faire dégringoler les parts de marché des autres acteurs du rayon. D'autant qu'avec des prix de vente aux alentours de 2€ / 2€50, le prix ne devrait pas constituer un frein à l'achat, bien au contraire.

Vous allez me trouvez bien présomptueux cher Jurés mais pourtant, force est de constater que tous les éléments d'une belle réussite sont là. Renommée de la marque, pertinence du concept, esthétisme des packagings, opportunités de marché, positionnement prix... c'est un sans-faute !


LA DÉFONCE


Allons donc, voilà que Kleenex lance ses premiers produits de beauté. Bah bien sûr, ils auraient tord de se priver allez vous me dire, mais croyez moi chers jurés, ils vont rapidement revenir à la réalité. Car si Kleenex est une marque à qui l'on confie en effet avec grand plaisir ce qui sort de nos glandes lacrymales ou de nos conduits nasaux, pas certain en revanche qu'on lui accorde de sitôt quelconque légitimité pour prendre le plus grand soin de notre visage. Ou alors, c'est la porte ouverte à toutes les fenêtres ! Pourquoi pas les cotons-tiges Moltonel ou les masques visage en tissu signé Le Trèfle ? Non, non chers Jurés, je pense qu'il est important que chacun reste à sa place et respecte un peu plus son secteur d'expertise, en ne cherchant pas à tout prix à se disperser pour engranger encore et toujours plus de chiffres d'affaires.

Et puis sérieusement, qu'est-ce donc ce packaging et ces masques venus tout droit de la place Saint-Marc à Venise ? A la simple vue de ces paquets me reviennent en mémoire les paroles d'un tube marquante de notre beau répertoire français. Une magnifique chanson que vous connaissez probablement toutes et tous chers Jurés et dont je me permets du coup de vous citer quelques paroles, d'une profondeur et d'une intensité rares. "Ticatiti Catitita, ohe, ohe, derrière mon louuuuuuup, j'embrasse qui je veuuuuuux, je veux, aujourd'hui tout est permiiiiiis" ! Non mais sérieux, z'ont un peu fumé le CD de la Compagnie Créole chez Kleenex, pour nous ressortir ainsi les costumes du bal masqué (ohe ohe, au bal, au bal, au bal, au bal masqué...).


Voilà chers Jurés, je vais maintenant vous laisser vous retirer et délibérer sur cet épineux dossier. Quelle sentence souhaitez vous appliquer dans l'affraire Kleenex. Statuerez vous sur une relaxe et un grand succès en magasins dès leur mise en rayon. Ou bien punirez vous cet excès d'audace en pronostiquant un échec cuisant sur toute la ligne. Je vous laisse me dire tout cela dans les commentaires et compterai les points pour vous dire cela dans la semaine (et j'en profiterai au passage pour dire ce que j'en pense vraiment au fond de moi !). Alors, l'arrivée de Kleenex, bonne idée ou aberration cosmétique ?

18 avril 2011

Le grand tribunal de la beauté - Belle à croquer


Avant de rentrer dans le vif du sujet et d'enfiler, pour la quatrième fois déjà, ma robe d'avocat peu scrupuleux, quelques mots pour vous donner les résultats de cette terrible compétition qui a opposé vendredi trois marques prometteuses : les sérums sur-mesure Skinc, les capillaires verts Yarok et les vernis écolos Scotch Naturals. Le moins que l'on puisse dire, c'est que le match aura été serré mais c'est Scotch Naturals qui a fait la différence sur le finish. J'enverrais donc cette semaine un petit mail aux différents distributeurs cosmétiques que je connais pour leur dire que "Oui, les françaises sont prêtes à passer au vernis écolo, surtout lorsqu'ils sont proposés dans de jolis flacons et couleurs". Il ne nous restera plus qu'à croiser les doigts pour que notre message soit entendu !

En attendant ce jour, c'est d'une autre marque que j'aimerais vous parler aujourd'hui. Une ligne que j'ai découvert la semaine dernière chez la grande, l'illustre, la brillante, la formidable So' du blog (de)maquillages (Sophie, tu peux m'envoyer directement mon chèque au bureau, je pense que tu as l'adresse !) : Belle à croquer ! En voyant cette ligne de soins gourmands, je me suis dit qu'elle ferait un parfait objet pour cette rubrique où, je vous le rappelle, j'aime vous faire réagir sur les chances de succès de marques cosmétiques ! Le principe n'a pas changé depuis la dernière fois : deux plaidoiries chargeant de manière égale les points forts que les points faibles de la marque. Comme d'habitude, je grossis volontairement le trait des deux côtés pour que vous ne puissiez voir, pour le moment en tout cas, ce que j'en pense personnellement. A la fin du billet, ce sera une nouvelle fois à vous de vous exprimer et de me dire quel jugement vous réservez à Belle à croquer : le rebord de votre salle de bains ou bien la guillotine ?!


LA DÉFENSE

Chers Jurés, vous en conviendrez, il y a parfois des choses dont on se demande pourquoi elle n'existaient pas avant... Des petites choses qui nous changent la vie comme le code-barre détachable qui permet de ne plus avoir à porter 4 fois des packs d'eau de 12 kilos à la caisse des supermarchés, le Galak au speculoos (testé et approuvé pour vous ce week-end), la vidéo à la demande qui permet de ne plus passer sa vie chez Vidéo Futur... Une liste non exhaustive bien sûr et à laquelle nous pouvons dorénavant ajouter "une ligne de soins gourmands en grandes surfaces". C'est vrai, pourquoi The Body Shop aurait-il le monopole des produits qu'on imagine tout droit sortis de notre frigo ou de notre corbeille de fruits ? Nous pouvons donc remercier Belle à croquer de s'être lancé dans cette délicieuse aventure. D'autant que côté gourmandise, la nouvelle marque n'y va avec le dos de la cuillère ! Jugez donc sur pièces : Fondant de beurre très doux, Mousse tentation au chocolat, Bain de beauté relaxant au yaourt, Cocktail très frais au pamplemousse... Et encore, je ne vous ai pas encore énuméré, chers Jurés, la liste des références visage qui font office de salade de fruits : Embellisseur peau de pêche, gelée fraîche de kiwi, Granité de framboises, Masque de crème à la guimauve, Rosée de concombre... je vous vois déjà saliver à la seule écoute de cette liste dégoulinante de calories.


Notez d'ailleurs que la marque va finalement un peu plus loin encore que The Body Shop qui ne s'aventure pas encore du côté des soins du visage gourmands. Nous sommes finalement ici presque plus proche d'un positionnement à la Fruit Forever ou à la Yes to Tomatoes, Carrots, Cucumbers... sauf que cette fois, c'est en grandes surfaces que tout cela va se passer. Un réseau de distribution où pour la première fois, on va pouvoir scander "Non à la cosmétique punition" et "Oui aux bonheurs simples"... C'est sûr qu'entre Garnier et L'Oréal Paris, cela va nous faire un petit choc au début, nous ne sommes pas habitués à tant de légèreté. A côté de Belle à croquer, même Le Petit Marseillais et Ushuaïa semble aussi tristes qu'un scketch d'Elie Sémoun.


Mais comme le dirait si bien la voix de Secret Story, méfiez-vous des apparences car derrière leur légèreté de façade, ces soins ont aussi pris soin de soigner leurs formules, dont ont été exclus parabens et phénoxyéthanols, jugés aussi indésirables et inutiles que Mickael Vendetta dans le carré VIP d'une boite sélect. N'ont droit de cité dans les petits pots cosmetofood de BAC (Belle à croquer pour les intimes) que des extraits bons pour la peau, des vitamines, des minéraux... 95% d'actifs d'origine naturelle, qui dit mieux ? Je vois déjà dans vos regards chers Jurés l'envie folle de découvrir ces produits au plus vite. Et comme je vous comprends, d'autant qu'en tant que beauty addict, vous allez vous régaler en apprenant que la marque va en plus démocratiser certains gestes de beauté encore confidentiels. Un masque pour le corps (comme celui de chez Paul&Joe dont l'illustre Planète-Beauté vous parlait il y a deux semaines) ou encore un sérum pour le contour des yeux (à l'instar de celui lancé par Givenchy dont le majestueux Teddy vous parlait il y a quelques temps !), vous en conviendrez, il s'agit de soins très particuliers et que l'on va enfin pouvoir essayer sans casser notre plan épargne logement !



Ajoutez à cela une communication qui joue la carte de la proximité avec la consommatrice (avec des petits conseils rigolos notés sur la boîte et qui nous incitent à contracter les fesses et à ne pas prendre l'ascenseur) et vous obtiendrez la recette d'un succès presque parfait. Sur ce coup, l'indigestion n'est pas prêt de nous guetter...


LA DÉFONCE

L'idée directrice de Belle à Croquer ? La célèbre devise d'Oscar Wilde, "On peut résister à tout sauf à la tentation". J'ajouterais chers Jurés qu'il semble aussi difficile de lutter contre la tentation que de résister contre la facilité. Dieu que tout cela est terriblement convenu, on prend quelques jolis visuels de fruits et de sucreries, on s'inspire d'une carte de restaurant chic pour trouver quelques noms gourmands... Et après ? Non, non, tout cela est bien trop convenu comme concept pour révolutionner la Planète-Beauté. D'autant que si vous le permettez, j'aimerais Mesdames et Messieurs les Jurés pointer le doigt sur quelques erreurs commises par Belle à Croquer...


La plus flagrante d'entre elles : le positionnement prix. Entre 14 etr 16€ pour les références soins du visage, et un peu plus de 16 euros pour les soins du corps, ce n'est certes pas excessif en soit mais c'est trop cher pour le réseau grandes surfaces. A 16 euros, on peut s'offrir la toute dernière référence anti-âge Code Jeunesse de L'Oréal Paris, un soin avec une vraie promesse produit. Comment vendre au même prix des soins certes rigolos, mais qui n'ont aucune action autre que de l'hydratation légère et de la bonne mine ? Sur du soins pur plaisir, vous conviendrez chers Jurés qu'il est difficile de passer la barre symbolique des 10€ le produit, non ? Pour le soin du corps, c'est encore plus manifeste : les hydratants corporels et scrubs sont au même prix que ceux de The Body Shop, à ce prix là, on peut sans souci trouver des choses sympas ailleurs que chez Intermarché. C'est d'autant plus dommage qu'avec un positionnement prix entre 7 et 9€, la marque aurait pu faire fureur.

Et puis combien de fois faudra t'il le répéter : le positionnement naturel n'a jamais payé. Soit on joue cette carte à fond, en formulant de telle sorte que l'on puisse prétendre à une certification bio, soit on reste dans la cosmétique "traditionnelle". Ce positionnement hésitant est plus perturbant qu'autre chose pour des consommateurs qui cherchent encore la présence de labels pour se rassurer. Et enfin, pourquoi s'être obstiné à indiquer "by Juvamine" en facing de chaque soin ? Car oui, chers jurés, c'est bien la célèbre marque de complément alimentaire qui se sache derrière de projet tout en sucreries. Quel dommage de tuer tout le glamour que pouvait inspirer cette gamme en 10 lettres seulement. "By Juvamine" a t'il été indiqué pour cautionner le sérieux de cette nouvelle marque et rassurer les consommatrices via la réputation d'un laboratoire reconnu ? Cela aurait pu être une bonne idée si la marque en question n'évoquait pas dans l'imaginaire collectif un type au brushing ringard et portant une veste verte, éructant comme un psychopathe "Si ju va bien, c'est Juvamine" ! En plus, quelle légitimité a t'on sur des soins cosmétiques lorsque l'on vient du monde des compléments alimentaires ? Aucune, nous sommes bien d'accord. Puisque Belle à croquer semble tant aimer la cuisine, nous leurs disons donc que pour eux, c'est cuit !


Et voilà, à vous de jouer maintenant et de délibérer ! Quelles sont vos prédictions concernant l'avenir de Belle à croquer ? Est-ce que vous pensez que, comme le veut la formule, la ligne va rencontrer son public ? Et vous personnellement, est-ce le genre de choses qui vous donne envie et sur lesquelles vous pourriez craquer ? Je vous laisse me livrer votre verdict dans les commentaires et vous dirais un peu plus tard ce que tout cela m'inspire personnellement !


EDIT 20 JANVIER

Hyper intéressant une fois encore vos commentaires, je vous jure que c'est de l'or en barre pour tous les gens qui bossent dans le développement de marques cosmétiques car tout y est ! Je vous rejoins sur la plupart des points que vous avez soulevez... Premièrement, le projet est extrêmement bien ficelé : pack très jolis (surtout les étuis, les pots sont un peu moins qualitatifs je trouve même si j'attends de voir en vrai pour me faire une opinion définitive), noms de produits au top, large gamme... rien à redire de ce côté là. Sur la mention By Juvamine, je ne pense pas que ce soit un frein à l'achat mais je ne pense pas qu'elle n'était pas indispensable non plus. La question principale pose sur les prix. Je trouve qu'ils sont un peu élevés pour des produits de GMS ne promettant que du plaisir, mais néanmoins, je serai tenté de dire que cela ne sera pas pénalisant pour la marque qui devrait quand même bien s'en sortir. Le seul truc que je trouve dommage au fond, c'est que ce même projet proposé entre 7 et 9 euros, cela aurait fait un vrai carton. Cela aurait été moi, j'aurais fais des contenances un peu plus petite pour réussir à afficher un prix inférieur (même si rapproché au prix au millilitre, cela n'est pas vrai bien sûr, je suis un petit malin !). Au final, je mise sur un futur succès mais qui avait le potentiel d'un carton !

16 mars 2011

Hellène, je m'appelle hellène


Commencer mon billet par un jeu de mots totalement pourri, ça, c'est fait ! Mais que voulez-vous, je n'ai pas pu résister à cette petite blaguounette - totalement de mise comme vous allez le comprendre dans quelques secondes - en guise d'apéritif. Apéro pour lequel je vous ai également préparé un peu de tzatziki et quelques dés de féta que nous allons pouvoir déguster tous ensemble. Vous l'aurez deviné, c'est la Grèce qui va être à l'honneur de ce nouvel opus de la rubrique du "Grand tribunal de la beauté". A la barre aujourd'hui, Mehitsa (métisse d'Ibiza ?!), jeune marque de beauté antique et mettant à l'honneur la richesse de ce beau pays (où je dois d'ailleurs, si tout se passe comme prévu, partir une petite semaine pour mon anniversaire !).


J'ai donc 30 secondes (pas pour vous dire qu'Ovomaltine c'est de la dynamite) pour vous rappeler le principe de cette rubrique : j'enfile de suite ma cape de menteur, euh pardon d'avocat, pour vous proposer deux petites plaidoiries dont le seul objectif est de mettre en avant ce qui, à mes yeux, sont les points forts et les points faibles de la marque. Bien sûr, je précise que je grossis volontairement le trait en essayant de "charger" chacun des deux côtés pour ne pas vous influencer, afin qu'au final vous puissiez délivrer en votre âme et conscience votre verdict et me dire si oui ou non, vous croyez au succès de cette marque. Bien entendu, et même si c'est finalement le plus important pour un soin, on occulte ici totalement l'efficacité du produit pour ne se concentrer uniquement que sur ce qu'on appelle vulgairement le "mix marketing". Prêt(e)s ? Alors je déclare solennellement ouverte cette nouvelle audience...



LA DÉFENSE

Enfin, enfin, la Grèce nous envoie autre chose que Nikos Aliagas et des sandwiches kébabs. C'est bien simple, Mehitsa est ce que la Grèce nous propose de mieux depuis Nana Mouskouri ! C'est vrai quoi, il y a tant de marques axées sur la valorisation d'un pays qu'il est normal que la Grèce possède également la sienne. Si l'on sait que "Barilla, et l'Italie est là", je serai tenté chers Jurés d'ajouter que dorénavant "Mehitsa, et la Grèce est là". Tout dans la marque transpire la magnifique histoire de ce beau pays, on imagine à la simple vue des produits Athéna, Apollon et les autres personnages mythiques de l'Iliade profitant des bienfaits beauté des Dattes et de l'Huile d'Olive. Quoi de mieux que les soins de cette courte gamme plutôt bien pensée pour s'offrir un petit voyage dans le temps ? Une Odysée cosmétique dans les traditions helléniques répondent à l'appel certes, mais sont réhaussées d'une pointe de modernité puisque le créateur de cette jolie marque a pris soin d'y insuffler toutes les connaissances actuelles pour que ces soins répondent aux besoins de nos peaux stressées.


Les produits d'ailleurs, parlons-en quand même un peu car je sais que c'est ce qui vous intéresse le plus chers Jurés. 8 références chic et choc qui présentent une particularité bien vue puisque chacune est déclinée en deux parfums, Lumière d'Ambre que l'on apprécie pour sa chaleur et Tzatziki dont le côté frais est bien agréable pour un été à Mykonos ! C'est une idée tout simple mais vous avouerez chers Jurés que ce n'est quand même pas tous les jours que l'on peut choisir sa crème de jour, son gommage, son masque, son huile corporelle... selon nos préférences olfactives. Je vais jouer carte sur table avec vous car vous savez que nous sommes ici pour faire émerger la vérité : non, ces soins ne nous promettent pas monts (Olympe !) et merveilles mais plutôt un voyage sensoriel au pays de l'Atlantide où prime avant tout le plaisir des textures et des parfums. C'est d'ailleurs pour cela que Mehitsa a incorporé dans ses formules des actifs aussi gourmands que le beurre de Café, la fève de Cacao, la Datte, les huiles d'Olive et d'Argan, le miel de fleur d'Oranger... Je vous le dis du fond du coeur cher Jurés, tester ne serait-ce qu'une fois l'un de ces soins, c'est la garantie de demander aussitôt la double nationalité franco-grecque !


L'ACCUSATION


Puisque nous nous intéressons aux Grecs, je me risquerais chers Jurés à une petite métaphore pour débuter ma plaidoirie. Car je le concède, pour moi Mehitsa, c'est un peu comme un CD de Demis Roussos. Sur le papier, tout va pour le mieux et les critiques sont même plutôt flatteuses, reconnaissant presque à l'unanimité à ces oeuvres des qualités certaines. Oui mais voilà, lorsqu'ils se retrouvent tous deux dans les bacs, qu'ils s'agissent de ceux de la Fnac ou des instituts de beauté, c'est une autre affaire qui commence... La question est simple : même chargée d'histoire , la Grèce est-elle suffisamment mobilisatrice pour attirer les beauty addicts ? Pas sûr, et même s'il s'agit incontestablement d'un magnifique pays, il n'est peut-être pas assez dépaysant pour prendre le risque d'en proposer une interprétation cosmétique. Si la marque met en avant le côté lumineux et solaire de ce pays, force est de constater qu'il ne transparaît pas beaucoup dans les produits désespérément blanc. Mais un blanc assez tristouille, comme un peu grisé par le temps. Quitte à jouer la carte du blanc, pourquoi ne pas avoir oser un magnifique pot aux courbes arrondies et d'un blanc lumineux et immaculé, réhaussé d'un couvercle du même bleu que les toits des maisons grecques baignées par le soleil ? Cela aurait peut-être permis d'accentuer un peu plus encore le côté haut de gamme de Mehitsa et de pouvoir se battre à armes égales avec la plus jolie des marques grecques, j'ai nommé Korrès.


Et puis surtout, qu'est ce donc que ce logo ? Connaissez-vous le Ouzo chers Jurés ? Il s'agit d'une boisson alcoolisée grecque fabriquée à base d'alcool neutre mélangé à de l'anis. Et bien je pense que le graphiste qui a réalisé l'identité graphique de Mehitsa en a consommer sans aucune modération ! Alors oui bien sûr, cette typographie évoque à merveille la Grèce Antique mais alors pour le côté chic, on repassera. C'est bien simple, dès que je vois ce genre d'écriture, j'ai l'impression d'être au Parc Astérix en train de lire les panneaux qui vont me mener vers Menhir Ecpress ou Goudurix ! Est-ce que cela ne sera pas un frein pour aider la marque dans le réseau plutôt chic des instituts de beauté qu'elle cible ? Ça chers Jurés, seuls l'avenir et votre verdict nous le diront.


Allez, je range ma robe d'avocat et vous laisse délibérer en toute tranquillité. Je vous propose de m'indiquer dans les commentaires le sort que vous réservez à Mehitsa. Pouce en l'air et totalement confiant pour l'avenir de cette marque qui propose ce projet pour le moins inédit. Ou pouce en bas et estimant que comme certains vieux temples grecs, Mehitsa aurait besoin de quelques travaux pour révéler totalement sa beauté et son capital ? Je vous dirai un peu plus tard quel est vraiment mon avis personnel sur cette gamme, pour ne pas prendre le risque de vous influencer ! A vous de jouer, à vous de juger, en votre âme et conscience !



ÉDIT 18 MARS

Whaoouh, quelle match d'anthologie ! Après avoir dépouillé tout vos votes, force est de constater que le pouce en l'air l'emporte ! Mais attention, pas de quoi pavoiser pour autant car avec 10 points contre 9 pour "le pouce condamneur", ce n'est qu'une victoire d'une courte tête. Maintenant que j'ai le droit de vous dévoiler ce que je pense personnellement de Mehitsa, je vais dire que je pencherai aussi du côté du oui mais en émettant néanmoins quelques réserves. Si je pense qu'il y a effectivement quelque chose à creuser autour de la Grèce et que les formules me semblent assez originales et prometteuses, je trouve que la communication et les packagings de Mehitsa laissent un peu désirer, faisant un peu cheap et vieillot à mon goût. La bonne nouvelle, c'est que c'est le genre de choses que l'on peut arranger facilement. Rendez-vous l'année prochaine donc pour voir comment la marque a évolué !

9 février 2011

Le grand tribunal de la beauté - Pétrole Hahn


Et voilà que je vous convoque déjà pour une seconde session du grand tribunal de la beauté. Mais que voulez-vous, j'ai à nouveau besoin de vos lumières pour statuer sur un épineux dossier ! En effet, hier soir, j'ai assisté en compagnie de la sensuelle (et déchaînée) Magali du Beauté-Blog, au lancement de PH Pro, la toute nouvelle gamme professionnelle signée Pétrol Hahn. Un projet ambitieux et qui mérite que l'on s'y penche un instant.

Je vous rappelle donc brièvement le concept de cette rubrique au cas où certain(e)s d'entre vous auraient loupé le premier item consacré à Litic. Très simplement, je vous présente un produit, un concept, une initiative... en me glissant dans la peau du plus terrible des avocats. Deux rapides plaidoiries, la première présentant les points forts du projet (c'est la défense !), la seconde pointant ses éventuelles faiblesses (ça, c'est la défonce, plus communément appelée l'accusation !). A la fin, c'est vous qui, en tant que jurés, statuerez sur le sort de PH Pro.


LA DÉFENSE

2011, chers Jurés, est une grande année pour Pétrol Hahn puisqu'elle marque son retour dans les salons de coiffure. Après une vingtaine d'années ou les produits n'étaient disponibles qu'en grandes surfaces, c'est donc un retour en fanfare chez les spécialistes du cheveu qui se prépare. Je tenais, Mesdames et Messieurs les Jurés, avant de vous parler plus en détail des 10 produits PH Pro, à revenir rapidement sur l'incroyable parcours de mon Client. Saviez-vous par exemple que la marque a été créée en 1885 par le pharmacien Charles Hahn ? Et que de génération en génération, les hommes se transmettent la mythique Lotion Capillaire comme un secret de beauté, un peu à l'instar de ce que partagent mère et fille autour d'un flacon d'Eau Précieuse ?


Le succès de mon Client, chez Jurés, n'est plus à faire depuis longtemps. En grandes surfaces, 7 lotions sur 10 et 6 shampooings spécifiques homme sur 10 vendus sont siglés Pétrole Hahn. Des chiffres simplement incroyables et qui suffisent pour attester le crédit et la fidélité que les hommes témoignent à cette marque culte. A bien y réfléchir, il paraissait finalement presque évident d'apporter une réponse encore plus technique à tous ces mâles dont les préoccupations capillaires ne cessent d'augmenter année après année. C'est justement là la raison d'être de la ligne PH Pro.

PH Pro, quelle jolie gamme d'ailleurs ! On notera tout d'abord le packaging. Sobre. Épuré. Moderne. Et résolument masculin. Sa structure aussi, simple mais efficace, répondant aux trois principales préoccupations capillaires des hommes que sont les pellicules, la chute et l'entretien des cheveux poivre et sel. Au delà des shampooings et produits coiffants, j'aimerais attirer votre attention sur deux produits qui sont la preuve indiscutable de l'expertise de PH Pro. Tout d'abord, le sérum anti-chute (40 euros, comme indiqué dans le dossier de l'instruction). Une jolie fiole en verre rehaussée d'une pipette, c'est bien simple, on la croirait tout droit sortie de chez un vieil apothicaire ! A l'intérieur, sa formule réunit des actifs capables de booster la micro-circualtion du cuir chevelu et ainsi de favoriser les échanges vitaux du bulbe pileux. Un futur best-seller, sans nul doute !


Mais la vraie star de PH Pro, ce produit qui j'en suis certain a immédiatement capté votre attention cher Jurés, c'est bien entendu la Lotion Stimulante. Réinterprétation de celle que l'on trouve habituellement en grandes surfaces, elle sait véritablement tout faire: éliminer les pellicules, préserver une chevelure vigoureuse, prévenir la chute, faire briller les cheveux... Un soin all inclusive qui ambitionne d'ailleurs de trouver sa place dans la prestation des coiffeurs, qui seront invités à proposer à leurs clients une friction énergétique, doublé d'un massage du cuir chevelu, juste avant le coiffage.



L'ACCUSATION

Pétrol Hahn a donc décidé de revenir chez les coiffeurs, un réseau qu'il avait abandonner il y a plus de vingt ans déjà... Vous connaissez cher Jurés la franchise et l'honnêteté que nous souhaitons insuffler dans ce tribunal. Alors nous ne vous mentirons pas. Oui, PH pro a sa légitimité en salons. Oui, les packagings sont plutôt attractifs. Mais ce que la marque a peut-être un peu occulté, c'est que le marché a quelque peu évolué depuis le 19ème siècle où elle est né !

Car si avoir une gamme professionnelle est un bon début, il convient également d'avoir des salons pour la vendre ! Problème, ceux de Jean Louis David vendent du Jean Louis David, ceux de Franck Provost du Franck Provost, ceux de Jacques Dessange du Dessange, ceux de Fabio Salsa du Fabio Salsa... A défaut d'avoir leur propre réseau, Pétrole Hahn n'a donc plus qu'à attaquer le secteur des coiffeurs indépendants. Un vaste marché certes, mais sur lequel se sont déjà lancés L'Oréal Professionnel Homme (depuis 2008) et Kérastase Homme en 2010. Que reste t'il alors à PH Pro si ce n'est les miettes ? Quel dommage d'arriver si tard après la bataille... C'est un peu comme avoir la possibilité de vider son chevalet et de poser toutes ses lettres pour faire un Scrabble... mais se rendre au dernier moment qu'il n'y a plus de place disponible sur le plateau de jeu !


Et puis, que dire de cette relation père / fils sur laquelle s'appuie la marque. Tout sociologue que vous êtes cher Jurés, vous savez que les codes de la paternité ont beaucoup évolué ces dernières années. Est-il encore raisonnable de penser que le seul le Père va faire découvrir à son rejeton des soins ? N'est ce pas plutôt l'inverse qui se passe dorénavant ? N'est ce pas plutôt la jeune génération, bien plus sensibilisée aux produits de beauté en tout genre, qui va initier leurs patriarches à ce genre de choses ? Une jeune génération pour qui il faut bien le dire, la Lotion Stimulante n'évoque pas grand chose, hormis peut-être le souvenir de l'avoir vue dans l'armoire de toilette de Papy, lors de vacances passées chez les grands parents dans leur prime jeunesse...

Cette Lotion d'ailleurs, parlons en chez Jurés ! Car celle de la gamme PH Pro ressemble énormément à celle que l'on trouve en grandes surfaces. Même présentation mais aussi même promesses. Une seule chose diffère entre les deux : le prix, qui va presque du simple au double. Un grand écart qui, vous en conviendrez, n'est pas aisé à justifier. Est-ce simplement que la marge bénéficiaire réalisée est bien plus grande sur le produit distribué chez les coiffeurs ? Où si ce n'est pas le cas et qu'il s'agit d'une formule différente et vraiment plus puissance, est-ce à dire que celle vendue depuis plus d'un siècle n'est finalement pas un produit si extraordinaire que ça ? Hum, hum...


A vous de jouer maintenant ! Évidemment, j'ai caricaturé le trait pour les deux plaidoiries, pour accentuer au maximum les forces et les faiblesses. Je vous dirai un peu plus tard quel est vraiment mon avis personnel sur cette gamme, pour ne pas prendre le risque de vous influencer ! Car c'est bel et bien vos délibérations qui m'intéressent le plus, savoir quel est le sort que vous pronostiquez à PH Pro ? Selon vous, qu'est ce qui attend la marque dans les prochaines semaines : un gros succès et une belle implantation chez les coiffeurs, doublé du come-back de la Lotion sous les projecteurs ? Ou bien des débuts plus laborieux sur un secteur plus concurrentiel qu'il n'y parait, surtout pour une marque dorénavant très marquée par son image grandes surfaces ? A vous de juger, en votre âme et conscience !


LE VERDICT
EDIT 11 - 02 - 11

Et bien, vous êtes encore plus terribles que moi ! Car force est de le constater, le non l'emporte dans ce référendumPétrol Hahn. Un "Non" qui est toute fois à tempérer car vous êtes plusieurs à saluer les efforts réalisés par la marque et qui lui permettent de gagner en modernité. A mon tour maitenant de vous dire ce que ce lancement m'inspire.

Pour ma part, je serai tenté de voter "Oui." ! Ca vous étonne probablement à la vue des arguments que j'ai exposé pour l'accusation (je sais très bien me faire l'avocat du diable) mais je pense que Pétrole Hahn a une vraie carte à jouer. Certes, il y a déjà des concurrents installés sur le secteur mais je pense que l'avenir des capillaires pour hommes a une vraie carte à jouer dans les salons de coiffure. Et si la marque arrive à faire revenir le geste de la friction, cela sera la meilleure des manières de remettre par la même occasion la Lotion au goût du jour. J'ai hâte en tout cas de voir comment vont évoluer les choses dans les prochains mois car seul le temps nous dira qui avait raison !

26 janvier 2011

Le grand tribunal de la beauté - Litic


Allez, inaugurons donc une nouvelle rubrique qui devrait revenir une fois par mois en 2011 : le grand tribunal de la beauté ! Qu'est ce donc cette affaire là, allez vous me dire ? En fait, comme vous le savez, j'aime bien vous présenter régulièrement de nouvelles marques qui ont retenu mon attention. Il s'agit en général de celles qui m'ont personnellement le plus convaincu, et dont je crois au potentiel de développement. Mais je tombe aussi parfois sur des projets sur lesquels je n'arrive pas à trancher, séduit d'un côté par certains traits du concept, mais à la fois plus perplexe sur d'autres.

Je vous propose donc de m'aider à statuer sur le sort cosmétique de ces nouveaux nés de la Planète-Beauté. De mon côté, j'endosse de suite ma robe d'avocat pour deux plaidoiries, l'une vantant les points forts des produits dont il est question, la seconde mettant le doigt sur les éventuels points à retravailler. J'essaierai bien entendu de rester le plus neutre possible, apportant de l'eau au moulin des deux points de vue. A la fin, c'est vous qui, en tant que Jurés, délibérerez et m'annoncerez votre terrible jugement ! Vous levez la main droite et jurez de dire toute la vérité, rien que la vérité ?! Alors c'est parti avec le premier dossier de notre tribunal, consacré à la marque Litic.


LA DÉFENSE


Sachez avant tout Monsieur Le Juge que Litic, cette marque qui se trouve face à vous aujourd'hui, est une de celles qui a le plus retenu l'attention des beauty addicts au dernier salon Beyond Beauty. Un signe qui ne trompe pas, une preuve irréfutable de son fort potentiel. En même temps Monsieur Le Juge, comment ne pas craquer pour ces packagings où une jolie pierre rouge capte irrésistiblement l'oeil ? Un caillou qui n'est pas là par hasard, bien au contraire, puisque comme vous avez pu le constater dans le dossier de l'instruction, les pierres sont l'ADN même de Litic (je ne vous ferai pas l'offense de vous rappeler Monsieur le Juge que paléolithique signifie "Âge de Pierre" ! ).

Je pense plus particulièrement en soulevant ce point à la Zincite et à la Malachite, que l'on retrouve dans la plupart des soins Litic. Deux pierres qui, si elles n'amassent peut être pas mousse, ont incontestablement d'autres activités bien plus intéressantes comme aider à assurer la teneur en eau de l'épiderme, favoriser la microcirculation, stimuler la synthèse de collagène grâce à leurs vertus reminéralisantes et anti-oxydantes. Cuivre, zinc, potassium, calcium, phosphore, magnésium, sodium, fer... la liste des actifs que l'on trouve dans ces deux pierres est au moins aussi impressionnante que l'amateurisme des comédiens de Plus Belle La Vie, c'est dire si c'est proche de l'infini ! C'est d'ailleurs le mobile principal qui a poussé Carole, la créatrice de Litic, a les intégrer dans ses soins qu'elle avait en tête depuis longtemps, plus précisément depuis l'époque où elle exerçait ses talents de maquilleuse professionnelle, le métier qui lui a permis de découvrir le maquillage... minéral évidemment !


Ce n'est donc pas par hasard si la courte gamme Litic comprend notamment une très jolie poudre minérale mate, qui vient corriger les imperfections, unifier le teint tout en sublimant sa transparence et sa luminosité. Mais attention, j'attire votre attention Monsieur le Juge sur le fait qu'au delà de ce produit de maquillage, c'est surtout de soins dont il est question ici, avec des produits tous aussi tentants les uns que les autres. Difficile par exemple, vous en conviendrez, de faire son choix entre les promesses de Gel de bichonnage, un gel démaquillant doux qui élimine aussi bien les résidus de pollution que le maquillage le plus résistant, et celles de Mon Héros, le sérum hyper concentré en oligo-éléments et en minéraux au pouvoir dynamisant et reminéralisant. De toute façon, la plupart des soins Litic étant proposés à prix tout doux (seulement 20€ le sérum), est-il vraiment nécessaire de ne craquer que pour un produit ?


L'ACCUSATION

Bien sûr Monsieur Le Président, Litic a de jolis atouts à faire valoir. Et si nous ne ne remettons pas en cause son positionnement minéral intéressant, nous nous interrogeons malgré tout sur le degré de naturalité de ses formules ? S'ils se présentent sans ingrédients issus de la pétrochimie, sans silicones, sans huiles minérales, sans phénoxyéthanols, sans parabens, sans PEGS, sans colorants, sans parfums de synthèse... mais au contraire formulés à partir "d'actifs naturels issus du minéral et du végétal", pourquoi alors ne pas avoir sollicité l'obtention d'une certification bio ? Quel dommage Monsieur Le Président de ne pas avoir été jusqu'au bout de la démarche écologique de Litic...

Et que dire des noms des produits ? Si certains nous semblent parfaitement appropriés (Roc & Roll, Stone Wash...) quelle substance illicite a été consommée sans modération pour que nous nous retrouvions avec une crème hydratante baptisée "Chouchou les cailloux" ?! Et pourquoi pas "Midi les zouzous", ou bien encore "Chou, Hibou, Genou, Caillou" tant que nous y sommes ?! Bien sûr, la défense dira que ces noms clins d'oeil correspondent à l'univers un peu décalé de la marque mais ne viennent-ils pas non plus décridibiliser l'efficacité des soins ? Quel crédit peut-on décemment accorder à une crème anti-âge qui s'appelle "Ciel mes bijoux" ?

Enfin, nous ne pouvons que regretter une harmonisation pour le moins inédite des prix de vente. Comment une émulsion corporelle peut elle être proposée à 38€ lorsque le Sérum visage n'en coûte que 20, la crème hydratante visage 24 et la crème pour les peaux plus matures 28 ? 35€ la poudre minérale et 15€ le pinceau kabuki associé : est-il possible de venir concurrencer les acteurs historiques du make-up minéral avec ce duo à 50 euros ? Cela, Monsieur le Président et vous, très chers Jurés, nous vous laissons l'apprécier en votre âme et conscience.


Voilà ! Je ne vous dis rien de plus pour ne pas vous influencer, sachant que j'ai volontairement grossi le trait tant pour la défense que pour l'accusation, afin de faire ressortir au maximum les points forts et les points plus faibles de Litic. Quel est votre verdict sur cet épineux dossier ?! Pour vous aider à trancher, je laisse également à votre disposition le dossier de l'instruction ICI (oui, bon en fait, il s'agit juste du site internet de la marque !). La marque obtiendra t'elle votre clémence en étant classée " Marque à fort potentiel de développement et qui semble vraiment mériter qu'on s'y penche " ? Ou bien, vous montrerez vous impitoyable en la classant, pour le moment, dans la terrible catégorie "De bonnes intentions mais doit encore améliorer quelques points pour convaincre totalement" . A la fin de la journée, je totaliserai l'ensemble de vos verdicts et annoncerai la "sentence" de toute la Planète-Beauté dans ce procès d'anthologie !

PS : juré, je ne fume aucune substance illicite !

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