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30 juin 2015

Tout ce qu'il faut savoir sur les eaux florales en beauté !

Lorsque je constate que j'ai écris près de 800 billets sur cette Planète, je me dis parfois qu'il arrivera forcément un moment où l'on aura fait le tour de la question et où je ne saurais plus quoi vous raconter. Mais en fait, il suffit que je me promène dans un magasin, que j'ouvre un magazine, que je surfe un peu sur le net... pour que me vienne une nouvelle idée d'article. Néanmoins, je crois que ma source d'inspiration première reste et restera... les gens qui m'entourent !

Comme je m'y connais quand même un peu en beauté (sans prétention aucune !!), j'ai souvent des gens de mon entourage, que ce soit dans ma famille ou parmi mes amis, qui me demandent des conseils, des astuces, un simple avis... C'est assez amusant car souvent, ce sont des questions finalement assez "basiques", des trucs où je me dis à chaque fois que vous en avez déjà entendu parler 50 fois et le connaissez donc par coeur, mais force est de constater que ce n'est pas toujours le cas. Je me suis fait cette réflexion pas plus tard qu'il y a 15 jours lorsqu'une amie m'a demandé "Teddy, une eau florale, c'est quoi exactement ?". Et voilà comment je me retrouve aujourd'hui à vous proposer ce billet "10 trucs à savoir pour être incollable sur l'usage des eaux florales en beauté". Parce que je me dis que si cette copine, qui est pourtant coquette et connaît elle aussi pas mal de choses en cosmétique, me le demande, c'est que vous êtes certainement plusieurs à vous poser la même question !



C'EST QUOI CETTE BOUTEILLE DE LAIT 
EAU FLORALE ?

Bon, je pense que ça déjà, c'est la base avant d'aller plus loin ! Plus sérieusement, je vais vous donner la définition de l'eau florale telle qu'elle apparaît dans les textes de la pharmacopée française depuis 2012 (car oui, ce genre de choses est heureusement strictement encadré) : "Les eaux distillées végétales sont obtenues par entraînement à la vapeur d’eau de diverses parties de plantes aromatiques ou non. Elles sont constituées par la phase aqueuse recondensée et séparée de l’huile essentielle quand il y en a. Dans le cas particulier de l’utilisation de fleur comme matière première, on parle d’eaux distillées florales ou d’eaux florale". Vous noterez que, et comme à chaque fois qu'il s'agit d'un texte un peu légal / juridique, on ne comprend strictement rien ou presque. Donc je vulgarise... Prenez l'exemple quand vous prenez une douche ou un bain très chaud, cela fait de la vapeur dans la salle de bains et cette dernière se transforme en petites gouttelettes d'eau sur le miroir. Et bien c'est un peu la même chose lorsqu'on prend son vieil alambic pour extraire de l'huile essentielle d'une plante. On fait bouillir / chauffer cette dernière et cela entraîne par la même occasion l'apparition d'une vapeur d'eau qui va se charger des molécules de la plante en question. Lorsque cette vapeur revient à son état liquide originel, on obtient alors de l'eau distillée végétale. Et si la plante en question était une fleur... c'est de l'eau florale ! 


UNE EAU FLORALE ET UN HYDROLAT,
C'EST LA MÊME CHOSE ?

C'est là que ça se complique un peu ! En vrai, non. Et pour une raison très simple, à savoir que l'on parle d'eau florale lorsqu'il s'agit de l'eau utilisée pour la distillation des fleurs à proprement parler... et d'hydrolat lorsqu'il s'agit de plantes ou de feuilles qui ne sont pas forcément des fleurs. Néanmoins, il y a souvent des amalgames entre les deux et pour le coup, ce n'est pas non plus très grave car finalement, le procédé reste le même.



LES PLANTES SERVANT AUX HUILES ESSENTIELLES ET AUX EAUX FLORALES SONT TOUJOURS LES MÊMES ?

On l'a vu à l'instant, c'est à la base lors du processus d'extraction des huiles essentielles que naissent les eaux florales et les hydrolats. On pourrait donc légitimement penser que toutes les eaux florales que l'on peut trouver sont calquées grosso modo sur l'offre disponible en aromathérapie, mais ce n'est pas forcément vrai. Il existe en effet pas mal de végétaux qui ne permettent pas ou presque pas l'extraction d'huiles essentielles - j'en parle comme si c'était des vaches qui donnaient du lait mais c'est finalement un peu ça - et qui par conséquent ne sont distillées que pour leur eau florale qui elle se révèle particulièrement intéressante. C'est le cas par exemple de l'hamamélis, de la mauve, de l'aubépine, du tilleul... ou encore du célèbre bleuet que vous connaissez toutes et tous et dont on reparlera un peu plus tard.


POURQUOI CETTE OBSESSION DU 
FLACON BLEU ? 

C'est vrai que lorsqu'on se promène en magasin, force est de constater que toutes les marques semblent s'être mises d'accord sur le fait de proposer leurs eaux florales dans des packagings similaires. Presque systématiquement, il s'agit d'un flacon en verre de couleur bleu nuit. Un choix à la base guidé par le fait que les eaux florales sont très fragiles et se doivent donc d'être un maximum protégées de la chaleur et de la lumière. Après, cela pourrait très bien être un flacon de verre vert foncé ou bordeaux, mais c'est juste, je pense, que le code est devenu tellement identitaire pour les consommateurs qu'aucune marque ne s'amuserait à ne pas le respecter. A noter aussi, car finalement on ne s'en rend jamais compte, que presque toutes les eaux florales (et les hydrolats) sont incolores mais qu'il existe certaines exceptions comme la fleur d'oranger (jaune/orangé), la camomille (bleu pâle) ou la mélisse et le romarin (jaune pâle).

Et j'en profite au passage pour passer un coup de gueule contre la marque Christian Lénart qui propose dans ces fameux flacons de verre bleu des produits qui sont vraiment des eaux florales... et d'autres que la marque a baptisé "Eau aromatisée" (de jasmin, de fleur d'oranger, de tiaré, de rose) et qui elles ne sont que de la flotte et du parfum (avec en prime tout un cas de conservateurs dedans). Pour la personne un peu néophyte ou étourdie, l'amalgame est vite fait tant il est provoqué par la marque. Tromper les consommateurs pour leur vendre de la simple flotte (donc du vent), c'est vraiment tout sauf à l'honneur de Christian Lénart que de prendre les gens pour des cons.


COMMENT BIEN CHOISIR UNE EAU FLORALE DE QUALITÉ ?

Alors là, vaste question ! Premier élément à mon avis, scruter la liste des ingrédients. Et pour une fois et contrairement à n'importe quel autre soin que vous utilisez, celle-ci sera facile à lire car il faut que votre eau florale ne contienne... que de l'eau florale. Si vous voyez plusieurs actifs, passez votre chemin car c'est à priori qu'elle a été "coupée" (là pour le coup, on dirait que je parle de coke !) avec d'autres ingrédients. Après bien sûr, tout dépend des ingrédients en question mais par simplicité, tendez vers la version la plus pure possible. Vous le savez, je ne suis pas un "acharné" de la cosmétique bio que j'aime ni plus ni moins que la cosmétique traditionnelle. Pour une crème de jour, je vous dirais d'aller indifféremment vers un produit certifié ou non selon vos envies, mais pour un produit très pur et basique comme une eau florale, pas de concession possible pour moi, allez vers du bio. Autant on peut avoir besoin de molécules de pointe ou de flouteurs optiques pour une crème de jour, autant pour une eau florale, on recherche juste la plante de base la plus qualitative possible. Et si l'on peut avoir la certitude qu'elle est garantie sans pesticides, engrais de synthèse... c'est quand même mieux, surtout que comme vous le verrez dans 5 minutes, on ne va pas faire que l'appliquer sur notre peau cette eau florale !

Autre petite astuce : sentez le produit ! Comme pour des fruits ou légumes savoureux choisis sur l'étal de votre primeur, il faut que l'on ressente pleinement la plante en question, preuve qu'elle est riche en molécules odorantes... et donc en actifs cosmétiques. Il faut savoir que certaines marques vont jusqu'à produire 50 litres d'eau florale pour un kilo de plante distillée, autant vous dire que dans ce cas, la plante est tellement "diluée" que ses propriétés sont minimes. Les marques les plus vertueuses s'engagent normalement à respecter la règle du "un pour un", à savoir ne prélever seulement qu'un litre d'eau florale pour un kilo de matière première séchée. Malheureusement, c'est le genre d'infos auxquelles on a difficilement accès, ce serait tellement plus simple si les marques jouaient le jeu de la transparence sur l'étiquette...


POURQUOI ON TROUVE TOUJOURS LES 4 MÊMES EAUX FLORALES ?

Bleuet, Fleur d'Oranger, Camomille et Rose, voici grosso merdo les 4 références que semblent avoir décidé de proposer toutes les marques qui vendent des eaux florales. Et si vous me demandez pourquoi, je vous dirais simplement que je n'en sais rien ! Clairement, elles ne sont ni plus ni moins intéressantes que toutes les autres eaux florales inimaginables, mais il se trouve que leur usage remontant à un temps lointain, elles sont inscrites dans notre subconscient et donc probablement plus faciles à nous vendre. Si vous restez dans les marques traditionnelles (Sanoflore...), vous aurez du mal à aller plus loin sur le sujet. Tournez vous du coup vers d'autres marques (De Saint Hilaire, Florame, Ladrôme, Aroma-Zone...) au catalogue bien plus fourni.


MAIS CONCRÈTEMENT,
J'EN FAIS QUOI 
DE MON EAU FLORALE ?

Tellement de choses ! Spontanément, on en fait tous le même usage, sur un coton comme lotion tonique pour parfaire le nettoyage ou le démaquillage. C'est bien, mais pas grand chose finalement par rapport à toutes les utilisation que les eaux florales offrent. Si vous voulez varier les plaisirs, vous pouvez donc aussi miser sur elles en friction pour le corps (relaxante, apaisante, rafraîchissante selon la propriété de la fleur), dans votre bain (50ml suffisent pour profiter des vertus de la plante), en compresses imbibées (une sorte de masque finalement), pour la toilette intime (coupée avec 50% d'eau classique), le soin du bébé (attention quand même à quelques rares contres-indications), en déodorant pour certaines eaux ou bien  encore en bain de bouche (bien meilleur au goût que Listerine !). Bien sûr, les adeptes de la cosmétique homemade / slow cosmétique les adoreront aussi pour se concocter leurs petites recettes de beauté dont elles s'imposent souvent comme des composants essentiels.


JE PEUX LA FUMER 
MON EAU FLORALE ?

Ah ça y est, je crois que je craque ! Non, plus sérieusement, vous ne pouvez pas la fumer mais vous pouvez par contre... la boire ! Grosso modo, les spécialistes en eaux florales considèrent ces dernières comme des versions softs des huiles essentielles, ce qui n'est pas illogique puisqu'elles sont toutes les deux obtenues via le même processus. Du coup, on prête volontiers aux eaux florales des vertus bien-être et beauté lorsqu'elles sont ingérées. Même si cela est bien plus light qu'avec l'aromathérapie, je vous invite néanmoins à demander conseil autour de vous (à un naturopathe, un vendeur de boutiques bio qui s'y connaîtrait plus que la moyenne...) avant de vous lancer. Ils vous expliqueront sûrement que l'eau florale d'aneth a des propriété digestives qui vont se refléter sur la qualité du teint, que l'eau florale de fleur d'oranger est un précieux coup de pouce pour se détendre et apaiser les tensions... et un milliard d'autres choses encore contre les problèmes de circulation sanguine, de mauvaise haleine, de ménopause, de maux de bouche... Sachez quand même que ces eaux florales ne se boivent pas pure mais diluées dans de l'eau ou un jus de fruit. Et cerise sur le gâteau, la plupart ont parait-il très bon goût et peuvent par conséquent s'utiliser en cuisine pour sublimer un gâteau, une sauce, une boisson...


ÇA PEUT AUSSI
SERVIR POUR LES CHEVEUX ?

Lorsque je vous disais que les eaux florales pouvaient s'utiliser à toutes les sauces, je ne mentais pas ! Et si elles sont bonnes pour la peau et l'organisme, vous finirez encore plus vite votre flacon (à conserver maximum 3 mois après ouverture et au réfrigérateur de préférence, j'en profite pour vous le signaler) lorsque vous saurez qu'elles peuvent aussi s'utiliser en produits capillaires. Vous pouvez par exemple en ajouter à la dernière eau de rinçage (Lavande ) pour assainir le cuir chevelu et embellir la chevelure. On prête aussi à d'autres eaux florales / hydrolats (Basilic) des vertus tonifiantes, régulatrices de sébum (Cyprès vert) ou bien encore anti-pelliculaires (Hamamélis).


ET COMBIEN ÇA COÛTE
CETTE AFFAIRE LA ?

Au-delà de leur côté couteau-suisse de la beauté, le second avantage des eaux florales se situe du côté du porte-monnaie puisqu'elles ne coûtent pas très cher. Néanmoins, il est intéressant de constater que cela varie beaucoup, selon que vous fournissiez du côté d'AromaZone où on peut en trouver dès 4 euros, que dans des marques beaucoup plus trendy où cela peut parfois dépasser les 20 euros. Bien sûr, cela dépend aussi de quelle eau florale l'on parle car certaines sont beaucoup plus rares que d'autres, exactement comme en aromathérapie. On l'a vu un peu plus haut, il faut quand même se tourner vers un produit de qualité et certifié bio, un créneau sur lequel vous paierez grosse modo votre flacon aux alentours de 8/9 euros. Sachant qu'un flacon va vous faire à peu près 3 mois, cela revient à un investissement de 3 euros mensuel, ce qui reste quand même bien raisonnable.


Voilà, cette fois je crois que vous êtes vraiment incollable sur le sujet ! Et si jamais cela vous intéresse et que vous voulez encore creuser un peu, je vous conseille la lecture du livre "Eaux Florales, un nouvel art de vivre" de Jean-Charles Sommerard, aux Éditions du Châtelet que j'ai lu pour m'aider à faire ce billet. Cet ouvrage regorge de conseils pratiques et de précisions sur les vertus de chaque eau florale selon que l'on veuille l'utiliser dans sa salle de bains ou dans sa cuisine, et qui en font un parfait guide d'initiation. Et je dois d'ailleurs vous avouer que pour ma part, tout ça m'a donné envie de m'y plonger encore davantage et d'intégrer dans ma routine beauté une ou deux eaux florales à tester selon différents usages. Reste encore à décider lesquelles mais j'aurais sûrement l'occasion de vous en reparler dans quelques semaines !

Maintenant que j'en arrive à la fin de ce lonnnnnggg billet, à vous de prendre le relais et de me dire quelle est votre relation avec les eaux florales ? Si vous en utilisez, je veux bien savoir depuis combien de temps, lesquelles et chez quelles marques, pour quel usage... ? Si vous avez des tuyaux, n'hésitez pas à les partager en commentaires pour toutes celles et tous ceux qui comme moi sont un peu néophytes en la matière. Tiens d'ailleurs, petite question à destination de ces derniers : est-ce que ce billet vous a donné envie de vous lancer à votre tour dans la grande aventure des eaux florales ?  

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4 juillet 2011

La protection solaire capillaire, on en pense quoi ?


Tout le monde a passé un bon week-end ? Pas trop difficile de reprendre le chemin du boulot ce matin ? Bon alors, par quoi pouvons-nous bien commencer la semaine sur cette Planète ? Laissez moi réfléchir un instant... Cheveux peut-être, cela fait longtemps qu'on a pas causé crinière de rêve si je ne m'abuse ? En plus, cela tombe bien car j'ai besoin de votre aide sur un sujet que j'ai sur le feu depuis quelques semaines et que je suis en train de finaliser : la protection capillaire solaire. Je ne sais pas vous mais personnellement, je ne comprends pas grand chose en la matière. Non pas que je pense qu'il ne soit pas nécessaire de protéger ses cheveux des rayons UV, bien au contraire, mais j'avoue que je me pose pas mal de petites questions sur la manière dont tout cela fonctionne.


Déjà, j'aimerais savoir si beaucoup de filles achètent un soin spécifique pour leur cheveu l'été ? Lorsqu'on pense qu'il y en a qui ont encore du mal à protéger leur peau, alors les tifs, pensez bien... J'ai essayé de récupérer quelques chiffres sur le marché et d'après ce que j'ai cru comprendre, c'est un segment du capillaire qui reste encore très confidentiel. Les volumes de ventes ne sont pas du tout énormes mais en revanche, ils sont en pleine expansion depuis quelques années, laissant augurer que, peut-être un jour, tout le monde achètera un spray de protection capillaire comme l'on achète un soin anti-UV pour la peau ? Vous par exemple, faîtes vous déjà partie des précurseuses qui embarqueront un produit de protection capillaire dans votre vanity estival ? Si oui, lequel par curiosité ? Et si non, pourquoi ? Est-ce que vous jugez cela superflu ou est-ce simplement que vous ne vous êtes jamais vraiment penché sur la question ?


Pour convaincre celles qui hésiteraient à passer le cap, je me suis dit qu'il serait bon d'avoir des réponses un peu plus techniques et pouvant expliquer le bien-fondé de ces soins. Du coup, je me suis préparé une petite liste de questions que je poserai aux équipes scientifiques des marques qui voudront bien me répondre pour nous aider à nous faire une opinion sur le sujet. Je vous indique les questions que j'ai noté dans mon petit carnet pour ma part. Vous allez voir, il y a certaines questions qui peuvent sembler bêtes mais c'est souvent avec ce genre de colles qu'on obtient des réponses intéressantes.


* Pourquoi protéger ses cheveux du soleil ? Quel genre d'altérations du cuir chevelu peut-on craindre si l'on s'expose non protégé ?
* Existe t'il différents indices de protection pour les cheveux, à l'instar de ce qui se fait pour la peau ? Une crinière blonde craint-elle plus le soleil qu'une brune ?
* Doit-on simplement sprayer de manière uniforme les cheveux ou doit-on faire pénétrer la protection avec les mains comme avec un solaire cutané ?
* Quels genres de filtres sont utilisés dans ces soins ? Est-ce les mêmes que dans une crème solaire classique ?
* Les filtres supportent-ils l'eau où dois-je renouveler ma protection après chaque baignade ?
* Exemple : si j'utilise une huile solaire destinée à la base pour un usage visage & corps et que sa texture me semble pouvoir le permettre, puis-je l'utiliser sur mes cheveux ?
* Et à l'inverse, ma crème solaire capillaire peut elle être efficace pour protéger ma peau du soleil ?
* D'ailleurs, comment calcule t'on le degré de protection d'un soin capillaire solaire ? Existe t'il une sorte d'indicateur comme les SPF sur les soins cutanés ?
* Ne doit-on protéger ses cheveux qu'en vacances ? Idéalement, ne faudrait-il pas le faire toute l'année comme on adopte parfois un écran ville ? Si oui, est-il techniquement possible d'inclure dans nos coiffants (laques, mousses, gels) une faible protection solaire comme c'est parfois le cas avec des crèmes de jour contenant un faible SPF ?
* Autre marché en plein boom : l'après solaire capillaire ? Qu'est ce qui distingue ce genre de produits d'un quelconque masque réparateur ? Vraie légitimité du produit ou coup marketing ?



Voilà, est-ce que vous pensez à des choses que j'aurais oublié mais que vous aimeriez savoir ? C'est le moment de poser toutes les questions qui vous passent en tête, pour une fois qu'on peut en avoir les réponses ! Et sinon, d'un point de vue strictement traduction produit, quel genre de soin utiliseriez-vous le plus facilement ? Un spray j'imagine, pour plus de commodité ? Ce qui serait top finalement, c'est d'avoir un flacon avec un double pulvérisateur, faisant sortir d'un côté la protection visage & corps, et de l'autre celle pour les cheveux ? Et côté prix, combien seriez-vous prêt(e)s à investir dans ce nouveau geste que l'on souhaite nous rendre indispensable ?! Tout, tout, tout, je veux tout savoir sur votre point de vue sur les capillaires solaires ! Et ensuite, je me lance dans ma petite enquête.

14 avril 2011

C'est que pour les enfants ?!


Les beauty addicts que vous êtes devez le savoir : lorsque nos amis ont une petite question beauté, c'est vers nous qu'ils se tournent. Cela peut aller du traditionnel "Tu connaîtrais pas un mascara qui soit vraiment bien ?" à "J'hésite entre la crème bidule et le soin machin, lequel des deux tu me conseillerais ?" en passant aussi par "Je cherche un institut sympa et pas trop cher, tu sais pas où je pourrais trouver ça par hasard ?". Et ne nous leurrons pas, nous sommes contents dans ces cas là de pouvoir partager notre immense et incroyable culture beauté ! Sauf qu'il arrive parfois qu'on nous colle, qu'on nous pose une question à laquelle on ne peut pas apporter de réponse certaine à 100%. C'est ce qui m'est arrivé la semaine dernière lorsqu'une amie m'a interrogé sur une question majeure dans la terrible actualité mondiale de ces dernières semaines : "Tu crois que je peux utiliser un shampooing pour bébé pour moi ?".


Ça, c'est typiquement un truc de fille que de vouloir utiliser des produits pour bébé, ma soeur fait pareil d'ailleurs en se tartinant de Mustela ou de Bébé Klorane ! Ce n'est pas comme si il n'existait pas assez de soins pour vous Mesdames ! Mais bon, la justification est toujours la même et c'est un argument imparable : "Non mais tu comprends, ça sent trop bon le bébé". Dans le cas de mon amie, la question était en fait surtout de savoir si elle pouvait utiliser des shampooings pour bébé qui seraient selon elle plus doux avec ses cheveux puisque ne contenant pas de conservateurs, de silicones, de sulfates et autres "saloperies" pour la citer dans le propos !


Ne pouvant lui répondre de manière très argumentée par moi-même, je me suis donc lancé dans une petite enquête. Je me souvenais que Phyto avant lancé sa gamme Petit Phyto il y a quelques mois et je me suis donc dit qu'il y aurait sûrement quelqu'un dans leur laboratoire qui pourrait me dire si oui ou non ma copine pouvait utiliser son Bébé Klorane. Bingo, Hélène Krauze, chargée de faire le lien entre les désirs des équipes marketing et les possibilités scientifiques des équipes de recherche (ce qui entre nous doit être un boulot passionnant), m'a consacré quelques minutes pour y voir plus clair. Pour elle, les choses sont claires : un shampooing pensé pour les enfants ne doit être utilisé... que sur les enfants ! Logique en même temps !


Et d'autant plus lorsqu'on se met devant une évidence : un cheveu d'enfant n'a rien avoir avec un cheveu d'adulte. Et de ce fait, les deux n'ont pas les mêmes besoins. Chez les gamins, la séborrhée (la production de sébum) est plus que raisonnable. N'étant pas encore tombés dans les joies de la puberté, ils ne produisent pas encore en quantité monstrueuse les hormones qui rendent le cuir chevelu gras. C'est d'ailleurs pour ça qu'il n'ont pas besoin de shampooing aussi "décapant" que les nôtres, mais de formules bien plus douces et adaptées à leurs "petits" besoins. Des shampooings qui d'ailleurs seraient bien trop légers pour nos besoins d'adultes, surtout lorsqu'on sait que 70% des femmes se colorent les cheveux au moins une fois dans leur vie et qu'elles ont dès lors besoin d'un shampooing réparateur pour "colmater" leur fibre capillaire abîmée ou enrichie d'actifs pour prolonger l'intensité de leur colo. D'ailleurs, les shampooings pour enfant se distinguent par le fait qu'ils n'ont jamais d'action spécifique comme les nôtres (anti-pelliculaires, anti-fourches,...)


Même combat du côté des soins démêlants pour les enfants qu'on imagine souvent plus efficaces et plus doux que ceux d'adultes. C'est vrai qu'en voyant les cheveux parfaitement lissés et brillants de nos petites têtes blondes, il y a de quoi penser que leurs produits ont quelque chose de miraculeux. Pas la peine pour autant de leur piquer, à moins que vous n'ayez les cheveux aussi fins que ceux d'une gamine de 4 ans ! Vous ne devez pas être nombreuses dans ce cas puisque normalement, avec l'âge, le diamètre des cheveux augmente et cela nécessite des soins plus concentrés. C'est dommage car c'est vrai que les formules safe de ces sprays pour enfant est plutôt tentante. L'innocuité est d'ailleurs l'une des composantes essentielles dans l'élaboration d'un bon soin capillaire pour les gamins. Indispensable lorsqu'on sait qu'ils peuvent parfois garder leur shampooing plus de 20 minutes pendant qu'ils barbotent dans la baignoire, prenant soin de s'en mettre régulièrement plein les yeux ("Maman, ça pique mes n'yeux", "Je t'ai dis de mettre ta terre en arrière mon lapin"...) ! Avec son slogan mythique "Ne pique pas les yeux, évite les noeuds", Dop avait en fait tout compris bien avant tout le monde.


En clair, vous l'aurez compris, même s'ils sentent délicieusement bon, les shampooings pour bébés ne sont à priori pas vraiment adaptés à nos besoins. Est-ce à dire à l'inverse qu'il ne convient pas de laver les cheveux d'un enfant avec nos shampooings d'adultes ? Pour Hélène Krauze cela serait effectivement préférable, à moins qu'il ne s'agisse d'un shampooing très doux et à usage fréquent. Du coup, on peut quand même s'interroger : puisque ce marché du capillaire pour les enfants semble légitime, comment expliquer qu'il soit si peu développé ? Est-ce que les marques estiment que les consommateurs ne sont pas encore prêts à passer le cap et à acheter des produits spécifiques pour leur chérubins ? Peut-être que les choses bougeront un peu dans les prochains mois, on dirait même que cela commence un car peu depuis quelques temps, on assiste à des initiatives dans cette direction (Lazartigue a lancé sa première gamme Génération Kids, Revlon a décliné son célèbre spray Equave pour les petits...) Même la si branchée ligne Original Sprout, entièrement dédiée aux enfants et que pas mal de stars utiliseraient pour leurs progéniture, semble vouloir s'attaquer au marché français car j'ai vu récemment que la marque avait maintenant son site internet en français. J'y reviendrai d'ailleurs sûrement plus tard car cette marque va même un peu plus loin en mettant en avant que les shampooings d'adultes pourraient entraîner des perturbations hormonales chez les enfants. Une "accusation" assez grave pour que l'on se penche dessus de manière plus approfondie...



Et vous, vous êtes aussi du genre à utiliser des soins pour enfants, qu'il s'agisse de produits de soins corps ou visage ou bien de capillaires ? Si oui, y trouvez-vous vraiment un plus ? Vous vous souvenez d'ailleurs du shampooing que vous aviez lorsque vous étiez petit ? Moi je crois que c'était un Petit Dop qui sentait bon l'amande ! Et sinon, vous avez aussi des amis qui vous demandent sans cesse des conseils comme si vous étiez vendeur/se chez Sephora ?!

5 août 2010

Le make-up waterproof, comment ça marche ?


Je vous l'avais déjà avoué il y a quelques semaines mais cela se confirme : je suis le roi des questions inutiles ! Je passe les trois quarts de mon temps à m'interroger sur ce que je pourrais simplement me contenter de prendre pour argent comptant. Dernier exemple en tête : j'ai lu ces dernières jours pas mal d'articles consacrés au maquillage waterproof avec à chaque fois des shoppings produits sur les produits indispensables de l'été. Et bien, à chaque fois, une question me venait à l'esprit : "Mais au fait, comment ça marche le make-up waterproof?".

Ni une, ni deux, me voilà donc lancé à la recherche d'une petite explication. Et puisqu'il semblerait que cette année, avec le gros buzz autour de ses Aqua Cream, Make Up For Ever soit le spécialiste de la discipline (même l'équipe de France de natation synchronisée les utilise, c'est dire si c'est censé résister à votre simple baignade à la piscine du camping!), j'ai directement posé mes questions à Richard Girousse, le chimiste de la marque du groupe LVMH.


Et comme j'aurais pu m'en douter, c'est finalement pas sorcier ! Par exemple, pour les mascaras waterproofs, on utilise des ingrédients dits hydrophobes. Non pas qu'ils ont peur de l'eau je vous rassure, mais simplement qui, de par leur propriétés intrinsèques, ne s'y mélangent pas... et donc par la même occasion ne se dissolvent pas à son contact. Généralement, ces actifs sont des huiles volatiles, des cires ou des polymères filmogènes. Des ingrédients qu'on ne trouve pas, ou alors en très faible quantité, dans des mascaras classiques qui se révèlent du coup eux solubles à l'eau.

Et c'est d'ailleurs le même principe pour les ombres à paupières. Par exemple, les fameux Aqua Cream de MUFE sont complètement anhydre (c'est à dire qu'ils ne contiennent pas d'eau, comme les soins Sinagua que je vous présentais la semaine dernière) et uniquement composés des mêmes actifs hydrophobes que les mascaras waterproof (cires, huiles volatiles, polymères filmogènes...). Seul "problème" pour les laboratoires, ces ingrédients cosmétiques sont beaucoup plus difficiles à travailler, surtout lorsque l'on cherche à obtenir un produit aussi sensoriel à l'application qu'une ombre à paupières classique. C'est surtout vrai pour l'étalement du produit et le fait qu'il reste "confortable" après le séchage, c'est à dire qu'il ne fasse pas un effet carton qui serait désagréable et donnerait la sensation de "tirer" un peu sur la paupière.


Ces dernières années, pas mal de progrès ont d'ailleurs été faits sur la tolérance du maquillage waterproof, les pigments enrobés hydrophobes sont désormais à base d'acide aminés d'origine végétale et donc plus doux pour la peau. Côté travail de la matière, la recherche & développement porte également ses fruits avec le développement des greffages de polymères synthétiques avec des composants reconnus pour leurs propriétés d'adhésion. Le polymère apporte, par sa structure macromoléculaire, l'étalement homogène et confortable sur toute la surface maquillée de l'ingrédient d'adhésion. C'est un peu compliqué à expliquer mais le plus important se résume en mots simples : les ombres à paupières waterproof deviennent de plus en plus faciles à travailler et gagnent aussi bien en tenue qu'en intensité !

Et d'ailleurs, comment démaquille t-on tout ça à la fin de la journée ? Avec un démaquillant waterproof me direz vous, cela coule de source ! Jusqu'à il y a encore quelques années, les démaquillants waterproof n'étaient pas au top, pouvant entraîner des irritations et même des gonflements des paupières. Aujourd'hui, il y a des formules beaucoup plus confortables, construites sur des structures d'émulsion apaisante ou de gel à base d'un mélange d'eau et d'huile volatile. Petite astuce, MUFE conseille d'appliquer le démaquillant sur un carré de coton, puis de laisser poser sans frotter pendant 30 secondes sur les paupières pour qu'ensuite le maquillage se dissolve beaucoup plus facilement. Vous essayez et vous me dites si ça marche ?!


Et pour en revenir à ces fameux Aqua Cream de Make Up For Ever d'ailleurs, vous les avez essayé vous ? Car j'ai un peu l'impression qu'il y a deux groupes avec d'un côté celles qui adorent autant leur couleur que leur tenue à toute épreuve; et de l'autre les déçues qui les trouvent très jolis mais regrettent qu'elles sèchent un peu trop rapidement et sont du coup trop difficiles à travailler. Vous vous situez où ans tout ça vous ?!

Ou peut-être avez vous d'autres must-have waterproof à conseiller ?

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