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21 mai 2023

Pour le pire et le miel'leur!

Pfffffiouuu, j'ai été pris dans un mini-tourbillon ces dernières semaines mais je sors enfin un peu la tête de l'eau ! Pour vous la faire courte, j'ai été un peu malade quelques jours, eu pas mal de taf avec les jours fériés (très sympas les lundis off hein, j'adore le concept mais alors derrière, faut sérieusement cravacher), puis fêté mon anniversaire et suis enfin allé passer quelques jours au Portugal... Mais cette fois, c'est bon, me revoici avec dans ma besace une petite réflexion - enfin, "petite", vous me connaissez, j'ai toujours un peu de mal à faire dans le succinct - sur la cosmétique vegan. C'est un sujet sur lequel je voulais me pencher depuis un moment et c'est en lisant un article intéressant dans M Le Magazine du Monde que je me suis décidé à me lancer. D'ailleurs, et pour être tout à fait précis, je ne vais pas forcément parler de la cosmétique vegan dans son ensemble mais plus spécifiquement de la place du miel dans nos pots de crème. Avant d'en arriver là, un rappel rapide tout de même sur la cosmétique vegan car certaines choses doivent être précisées car je vois, et notamment quand je discute avec certains de mes amis ne travaillant pas dans l'industrie de la beauté, que pas mal d'amalgames demeurent encore. Donc déjà et pour poser les bases, noooooooooon je ne regrette rien ce n'est pas parce qu'un produit est vegan qu'il est naturel. Je vous colle du pétrole, des huiles minérales, de la paraffine et des paillettes dans un pot de crème, je pourrai sans doute obtenir la certification vegan mais ne serai pas du tout naturel pour autant. 

Donc pour rappel, vegan, c'est simplement que mon produit ne contient absolument aucun ingrédient d'origine animale, rien de plus, rien de moins. Dans l'absolu, je pense que 90% des produits de beauté n'en contiennent pas et le sont de facto, au final tout le monde ou presque pourrait s’enorgueillir de ça assez facilement. Parmi les quelques ingrédients qui peuvent empêcher un soin d'être vegan, on peut par exemple citer le lait d'ânesse, le carmin issu de cochenilles (des insectes qu'on tue en les écrasant pour récupérer le pigment rouge composant la majeure partie des rouges à lèvres), la bave d'escargot... et donc tous les produits issus de la ruche, à commencer par le miel bien entendu mais aussi la gelée royale, la propolis, la cire... Je vous avoue que pour ma part, et jusque très récemment encore, je ne comprenais pas trop cette défiance à l'égard des actifs issus de la ruche et me disais : " mais bordel, le miel, les abeilles en font naturellement donc pourquoi cela serait un problème que de le récupérer afin de profiter de son pouvoir cosmétique avéré ? ". Autant je conçois parfaitement qu'on ne veuille pas voir des insectes écrasés pour qu'on puisse se badigeonner les lèvres de rouge, autant j'avais du mal à capter où était le problème avec le miel. Sauf qu'entre temps, et parce que j'aime bien comprendre les choses dans la vie, je me suis renseigné sur le sujet... 

Si on écoute le discours des gens qui entendent vivre selon les préceptes purs et durs du veganisme, la consommation de miel à proprement parler est déjà une offense faite aux abeilles et un vol manifeste de leur travail. On peut en sourire si on le souhaite mais en même temps, je trouve pour ma part que ça fait plutôt sens. Si on réfléchit un instant, certes les abeilles produisent en effet spontanément du miel mais à aucun moment, leur projet de départ n'était qu'on vienne le leur dérober. Elles le font pour elles, parce qu'elles en besoin pour leur alimentation, parce que c'est ainsi que cela se passe dans une ruche... mais pas en se disant " tiens, si on produisait tout ce bon nectar pour qu'on vienne ensuite nous le chaparder ". Le problème à mes yeux, et ce que j'ignorais jusqu'il y a peu de temps encore, c'est surtout les conditions dans lesquelles cela peut être réalisé. Au final, c'est comme pour tout élevage : il y a ceux qui font les choses dans les règles de l'art, vont prendre soin de leur bétail et se montrer respectueux tout au long de sa vie et lors de son abattage. Puis les autres. Alors certes, au final me direz-vous, la bête est tuée et consommée mais j'imagine qu'on est tous d''accord pour s'accorder sur le fait qu'on préfère déguster un bon steak en direct d'un producteur dont on connait les méthodes respectueuses que d'une marque dont l'abattoir va se retrouver pointé du doigt par Hugo Clément dans un reportage de l'association militante L214. 

Et bien il faut bien se dire que c'est exactement pareil en cosmétique, et que l'appellation "miel" sur un pot de crème ou un shampoing peut cacher des réalités bien différentes. Avant de vous en parler plus en détail, un mot quand même sur certaines dérives dont il faut bien avoir conscience quant à la production de miel. Je l'ignorais pour ma part mais finalement, et comme partout où le capitalisme est de la partie, il y a une obsession de la surproductivité. Dans les ruches par exemple, il n'est pas rare que la Reine des abeilles soit délibérément butée au bout d'une année seulement (alors que son espérance de vie est normalement de 4 à 5 ans) parce qu'elle n'était plus assez prolifique. La récolte du miel par l'apiculteur peut se faire selon des méthodes "traumatisantes" pour les abeilles, comme par exemple lors de l'enfumage de la ruche. Il y a aussi le problème de croisements génétiques (mais comme avec les fruits et légumes finalement) qui permettent d'obtenir des abeilles plus dociles et plus productives à qui on va pouvoir faire produire un maximum de miel, en faisant en quelque sorte l’esclave de l'homme. D'après ce que j'ai cru comprendre, lorsqu'on tente de récupérer leur miel, les abeilles vont avoir tendance à défendre leur territoire sauf que, et malheureusement pour elles, lorsqu'elles tentent de piquer, elles y laissent la moitié de leur abdomen et meurent. On pourra objecter que " ce sont des abeilles et qu'on ne sait même pas si elles ont véritablement une conscience " mais pour ma part, je trouve qu'on pourrait faire preuve d'un peu d'humilité face à un animal qui fait preuve de tant d'intelligence dans l’organisation de sa "société" et surtout qui est si essentiel à notre survie via le mécanisme de pollinisation qui repose sur leurs petites épaules (enfin, leurs petites ailes en l'occurrence).

Bref, une fois que je me suis renseigné sur le sujet du miel et que j'ai découvert tout ça, j'avoue que ça m'a fait réfléchir et que, pour la première fois, je me suis dit qu'il y avait en effet potentiellement un problème avec l'usage du miel en cosmétique. Après, c'est comme tout dans la vie, il faut savoir faire preuve de bon sens et de discernement... 3615 my life mais pour ma part, je consomme pas mal de miel (je ne sucre plus mes yaourt avec du sucre blanc mais uniquement avec du miel) et je sais que beaucoup de miels alimentaires qu'on peut trouver dans le commerce sont soient coupés avec d'autres ingrédients ou simplement de piètre qualité donc j'essaie à chaque fois d'acheter les miens dans des marques dont je me suis assuré du sérieux au préalable. Du coup, j'ai eu envie d'investiguer sur la provenance du miel qu'on retrouvait au sein de nos soins cosmétiques et je vous avoue que le sujet n'est pas évident car finalement, on en trouve dans un nombre faramineux de produits, c'est vraiment un actif incontournable de la beauté.


Au début, j'ai porté mon attention sur les marques dont le miel est vraiment l'ingrédient star, à tel point qu'il peut même être mis en avant dans le nom d'une gamme ou d'un produit. Je pense par exemple à l'incontournable gamme Abeille Royale de chez Guerlain qui utilise, après enquête de votre humble serviteur; un miel provenant de l'ile d'Ouessant en Bretagne et récolté dans les règles de l'art. On peut toujours suspecter que ce soit simplement des engagements de façade mais pour le coup, j'ai l'impression au contraire qu'ils sont vraiment profondément désireux de bien faire les choses, à tel point d'ailleurs que la défense des abeilles est devenu un sujet central sur lequel la Maison prend mille initiatives comme elle l'explique ICI. Cela passe par bon nombre d'actions très concrètes, passant de la pédagogie dans les écoles primaires à la formation d'apicultrices engagées en passant par l'adhésion à une organisation reconnue pour définir les pratiques d'approvisionnement éthique en ce qui concerne les ingrédients issus de la biodiversité. Bref, tout me semble OK de ce côté. 

J'ai cherché ensuite du côté de chez Nuxe et de sa mythique ligne Rêve de Miel. Pour info, la marque n'a pas répondu à mes questions donc j'ai essayé d'aller à la chasse aux infos sur leur site où on nous explique que  " NUXE a sélectionné notamment du miel de lavande, un miel label rouge et IGP de très haute qualité récolté en Provence au sein d’une entreprise familiale engagée. Son origine géographique et florale est certifiée par analyse ADN, afin de garantir une qualité constante.". Il y a certains éléments rassurants (c'est du miel bio et français, ce qui est déjà important) mais je trouve quand même que ça mériterait plus de précisions. Perso, dans leur texte, c'est le "notamment" qui m'inquiète un peu. Oui, il y a ce miel qui semble honorable mais est-ce qu'il y en a d'autres ? Lorsqu'on imagine les volumes de vente conséquents que doit représenter cette ligne iconique de la marque, j'ai du mal à croire que ça ne puisse venir que d'un seul petit apiculteur de Provence. Est-ce qu'une filière plus globale a été mise en place ? On est un peu dans le flou. Côté action bienfaisante, on nous dit que Nuxe " collabore avec la société Un Toit Pour Les Abeilles et parraine par son intermédiaire des ruches implantées dans les Vosges pour donner naissance à de nouvelles colonies et contribuer ainsi au maintien de l’espèce ". Mieux que rien me direz-vous (elle n'est obligée de rien donc c'est déjà très bien que la marque fasse cela) mais pour moi, c'est un peu comme lorsqu'on nous dit qu'on va replanter un arbre en Amazonie, j'ai l'impression que cela reste un peu léger, que c'est l'engagement un peu facile et qui ne mange pas de pain.

 

J'ai zieuté ensuite du côté des marques spécialistes du miel, et là pour le coup, c'est plus surprenant. Je commence par exemple par Melvita, dont je rappelle tout de même que le nom même est la contraction de Mel en référence au miel et de Vita, qui signifie vie en latin (oui, rien à voir avec Vitaa et sa copine Mel' qui va passer sa journée dans le noir !). En allant sur leur site et en cherchant les engagements de la marque, je pensais forcément tomber sur quelques infos détaillant l'origine du miel qu'ils utilisent et d'éventuels actions que la marque mettrait en place pour contribuer à la sauvegarde des abeilles. Imaginez du coup ma surprise en découvrant que finalement, l'action majeure que la marque met en avant concerne... la défense des tortues en Nouvelle-Calédonie. Étonnant, mais pas tant que ça car quelques lignes plus bas, on nous explique que "Melvita a à cœur de proposer des formules de qualité, naturelles, certifiées bio et respectueuses de notre peau mais aussi de la planète. Dans ce sens, elle souhaite proposer, dès que possible, des soins excluant tout ingrédient d’origine animale, c'est à dire, vegan.". Vous m'excuserez mais pour moi, c'est quand même une petite révolution, cela veut donc dire que la marque va totalement désinvestir le créneau du miel ? J'ai regardé et à date, il reste 17 références sur l'eshop qui en contiennent mais c'est vrai que dans tous les lancements les plus récents, il n'y en a plus, la marque s'appuie sur d'autres ingrédients végétaux avec des fleurs, de l'argan... pour se positionner comme une marque de beauté naturelle sans plus évoquer la ruche.

Je trouve ça intéressant et ça m'amène à une question : est-ce que l'émergence de la tendance vegan (qui va progresser selon les cabinets d'étude de 6% par an jusque 2030) va pousser certaines marques, même celles ayant pendant longtemps prospéré sur les bienfaits de la ruche, à se détourner de cet ingrédient ? Dans l'article du Monde dont je vous parlais en préambule, j'apprenais par exemple que Sanoflore avait aussi choisi d'abandonner totalement le miel de tous ses produits, alors qu'elle avait pourtant certaines références dont il était la star, comme par exemple Miel Suprême. J'ai pu échanger avec la marque à ce sujet (pour le coup, eux ont été d'une grande transparence) qui m'expliquait que  " dès 2020, l’évolution de la réglementation Ecocert, charte de formulation Bio la plus exigeante au niveau européen, a mené Sanoflore à prendre la décision de retirer les ingrédients d’origine animale ou dérivés, soit les produits tels que le miel, la cire, la gelée royale pour les abeilles. Cette nouvelle version du Référentiel est mise en application au 30 mai 2023. ". Au final, la marque a donc twisté son actif à base de miel pour une alternative associant Edelweiss bio, collagène, huile essentielle de Thym du Vercors qui présente peu ou prou les mêmes pouvoirs anti-inflammatoires et régénérants. 

Je trouve cela très intéressant car si je comprends bien, cela voudrait donc dire que à compter du 30 mai (c'est à dire demain ou presque), tous les produits qui contiendraient des ingrédients issus de la ruche ne pourraient plus forcément prétendre au label Ecocert ? Ça serait une petite révolution. J'ai interrogé à ce sujet Muriel Bourges Reberga qui travaille chez Ballot-Flurin, une marque française qui propose des compléments alimentaires à base d'ingrédients de la ruche mais aussi des soins cosmétiques de grande qualité. Elle me dit ne pas être au courant de cette éventuelle législation à venir mais défend pour sa part le travail autour de l'api-beauty en expliquant que Ballot-Flurin veille à travailler selon les préceptes d'une "apiculture douce" qui puisse être aussi respectueuse que possible des insectes. Un exemple concret : lorsque ses apiculteurs vont venir prélever le miel des ruches, ils vont prendre ce qu'ils considèrent simplement être en excès, là où d'autres fournisseurs de miel moins regardants auront tendance à prélever tous le miel produit par les abeilles, ne leur laissant rien alors qu'elles ont en pourtant besoin. 

Dans leur optique, les abeilles ne sont pas des vaches à lait et doivent être respectées. Muriel me disait qu'il fallait aussi regarder avec vigilance la véritable concentration en miel dans les soins cosmétiques. C'est très juste car souvent, on nous le met en avant sur le visuel d'un produit de manière à ce qu'on aie l'impression qu'il s'agit d'un ingrédient majeur alors qu'il est en fait présent de manière presque anecdotique. Pour le coup, dans leur catalogue, on retrouve certaines références comme la crème de l'apicultrice qui en compte jusque 10% dans sa composition, ce qui est vraiment conséquent. Mais le truc, c'est qu'il s'agit d'une entreprise à taille familiale et qui connait une croissance continue certes, mais douce, ce qui leur permet de maintenir ce haut standard de production. Est-ce qu'il est possible d'en faire autant lorsqu'on est une multinationale de la beauté ? 


C'est là encore ce que je me suis demandé en allant fouiner du côté des marques en grandes surfaces et en partant d'un constat simple : sur des produits vendus à petits prix, on est sans doute contraint de faire preuve de vigilance sur le tarif des matières premières alors est-ce que cela se ressent dans la qualité du miel utilisé ? J'ai d'abord porté mon attention sur La Provençale qui nous explique que  " Pur et d’une qualité exceptionnelle, le Miel de Fleurs Bio IGP Provence de notre apicultrice Nadège possède des propriétés apaisantes et adoucissantes "... et c'est tout ! Bio + IGP + origine France, c'est déjà un bon début je vous l'accorde, mais un peu léger à mon sens, surtout que cela ne s'accompagne d'aucune autre action spécifique en faveur des abeilles. Et "le miel de Nadège", c'est gentil sur le papier et cela donne certes un côté humain / proximité à la production du miel mais bon, sur une marque qui j'imagine vend des dizaines de milliers de produits par an (ce qui est mérité car elle est canon et hyper bien brandée), j'espère juste que cette dame a un sacré paquet de ruches pour suivre la cadence...

Garnier aussi met beaucoup le miel à l'honneur dans ses produits, c'est l'ingrédient vedette notamment de sa franchise Ultra Doux Trésor de Miel. Là aussi, la marque n'a pas répondu à mes questions donc je reste un peu dans le flou et ne peux dire avec précision ce qu'il en est de leur sourcing. C'est dommage car j'ai l'impression en plus qu'ils font pas mal d'efforts en la matière, c'est en tout cas ce qu'on peut imaginer puisque leurs packs font mention à plein de choses enthousiasmantes, du genre "miel d'acacia sourcé équitablement et dans le respect des abeilles", "cire d'abeille issue d'un sourcing responsable", soutien aux associations et programmes The Bee Conservancy et Bee Welfare Program... Pas mal du tout non ? Un truc qui m'a en revanche grandement interpellé sur les produits Garnier au miel : ils sont certifiés Cruelty Free. Alors oui, ce label est là pour attester qu'aucun ingrédient de ce produit n'a été testé sur les animaux mais n'est-ce pas un peu paradoxal, si on considère que la simple production de miel relève en quelque sorte d'une certaine forme d'agression et de violence envers les abeilles, que de pouvoir se prévaloir de cette certification "sans cruauté" ? Je pose la question.  

 

Toujours en grandes surfaces, j'ai remarqué aussi toute une gamme Gelée Royale chez Dessange mais là aussi, malgré mes demandes à la marque, je ne suis pas parvenu à obtenir d'informations sur sa provenance. Idem chez Cadum pour sa Crème Douche Surgras au Miel de Fleurs, on ne saura rien de plus à son sujet. J'ai posé aussi la question chez Le Petit Marseillais mais là aussi, je n'ai pas obtenu de réponse. Un manque de transparence qui pour ma part ne tend pas forcément à me rassurer et d'ailleurs, le simple fait qu'aucune mention à l'origine du miel ne soit faite sur ces différents produits tend à me faire penser que c'est parce qu'il n'y a pas grand chose à valoriser. Si vous connaissez d'ailleurs des gens qui bossent chez ces marques et que vous pourriez interroger pour moi sur le sujet, ce serait génial ! Ne croyez pas que cette tendance à l'opacité ne concerne que les marques petits prix, pas du tout. Sur le site de Leonor Greyl par exemple, impossible d'avoir une info sur le sourcing du miel présent dans le Shampooing au Miel alors qu'à 27 euros, on pourrait légitimement espérer un ingrédient de haute qualité. Pas mieux chez Kiehl's non plus.

Je sais que ce billet est déjà très long mais vous conviendrez que le sujet est important et mérite qu'on prenne le temps de s'y intéresser posément. J'ai bientôt fini de toute façon, je voulais simplement conclure en alertant sur les fois où le miel est mis en avant mais dans des catégories de produits dans lesquelles on ne va jamais se poser la question de savoir d'où il vient et est-ce que sa culture est respectable (enfin, sauf moi l'empêcheur de tourner en rond !). Un exemple concret ? Dans les colorations Casting Crème Gloss de L'Oréal Paris, le soin reconstituant qu'on applique une fois la coloration terminée est à base de miel, un ingrédient qui est d'ailleurs bien mis en valeur sur le facing du produit. Cette fois, on n'a absolument aucune information à son sujet, et je ne pense pas à mon avis qu'il s'agisse d'un miel bio, français et IGP. Bien évidemment, j'ai posé la question à la marque et je vous le donne en mille... je n'ai pas eu de réponse là encore (purée, j'en aurai pris des vents en préparant ce billet !). Et je vous fais grâce de la cire qu'on retrouve dans tous les produits dépilatoires, je n'ose imaginer d'où elle vient et dans quelles conditions elle a été obtenue. Muriel chez Ballot Flurin m'expliquait d'ailleurs qu'il y avait tout un business de la cire, c'est visiblement là aussi un sujet qui mériterait de s'y attarder. J'ai interrogé mon client Acorelle à ce sujet mais n'ai pas encore obtenu de réponse et impossible de rentrer en contact avec les leaders du marché Veet et Nair pour avoir leurs éclairages sur le sujet (là aussi, si vous connaissez des gens chez eux, je suis preneur).

Conclusion de tout ça me demanderez-vous ? De mon point de vue, l'idée n'est pas du tout de bannir le miel de nos routines beauté, c'est un ingrédient qui est utilisé depuis des temps immémoriaux et qui a parfaitement fait preuve de son efficacité à travers son appréciable pouvoir cicatrisant / réconfortant. Ce serai du coup fort dommage de se passer de ses services mais en revanche, et ce que je vous invite à faire si je peux me permettre un conseil, c'est de vous interroger bien davantage sur la provenance du miel au cœur des produits cosmétiques que vous utilisez. C'est nous en tant que consommateurs qui pouvons demander des comptes aux marques et faire en sorte que ces dernières misent sur un approvisionnement plus respectueux des abeilles. Prenez le temps de décortiquer les étiquettes, regarder sur les sites des marques quels sont véritablement leurs engagements en la matière... Cela vaut en beauté pure et dure mais on pourrait aussi étendre la réflexion aux compléments alimentaires vitamines où il y a aussi à boire et à manger en matière de produits de la ruche. Bref, faîtes preuve de vigilance et ne mésestimez pas ce qui, j'ai l'impression, est quand même un vrai sujet de réflexion. Aviez-vous déjà pris le temps de vous interroger sur tout ça ? Vous êtes consommateurs de produits cosmétiques au miel, est-ce un ingrédient que vous favorisez ou pas plus pas moins ? Et après lecture de cette loooooongue tirage, quel est votre avis sur le sujet, avez-vous des points de précision à apporter ?  

17 février 2023

Le top 10 des marques de gels douche les plus vendues de France...


D'aussi loin que je m'en souvienne, je crois que j'ai toujours eu une passion pour les classements ! Je peux vous dire que lorsque j'étais gamin, vous étiez sûr de me trouver devant le Hit Machine le samedi matin sur M6, en compagnie d'un public en folie, à guetter impatiemment pour savoir qui était classé numéro 1 (et lorsque c'était les Spice Girls, j'étais encore plus en kif !). Aujourd'hui encore, je vais avoir cette tendance récurrente à guetter les chiffres du box-office (team Alibi 2 en ce moment, j'espère qu'il fera mieux que le Astérix), à décortiquer les études qui vont classer les pays selon je ne sais quel indicateur économique / sociétal, m'appuyer sur le top des restaurants de Tripadvisor quand je pars en week-end... Bref, autant vous dire que lorsque dans le nouveau numéro du magazine professionnel LSA, aka ma bible, je suis tombé hier sur le Top 10 des marques de gels douches les plus vendues de France (enfin, les plus vendues en grandes surfaces en tout cas mais j'imagine quand même que c'est précisément là que se vendent la majorité des produits de ce genre), j'étais aussi heureux que lorsque tu retrouves un billet de 5 euros dans la poche d'une veste pas portée depuis un bail ! Rendez-vous compte, la beauté et les classements, mes deux passions réunies (si on avait ajouter à cela les crêpes beurre / sucre, ça aurait vraiment été le nirvana). 

Comme dans tout classement qui se respecte, il y a clairement des surprises ! Pour moi en tout cas car franchement, il y a des marques que je voyais beaucoup plus haut, et d'autres au contraire que je n'imaginais pas forcément si puissantes. Si jamais vous avez un crayon et un bout de papier qui traîne à portée de mains, je vous invite limite à vous risquer à un petit top 3, histoire de voir si vous auriez été meilleur pronostiqueur que moi. C'est bon, vous avez couché sur le papier vos petites idées sur le sujet ? Besoin encore d'une petite minute ? Allez-y, allez-y, nous ne sommes pas aux pièces, c'est vendredi. En attendant, je peux déjà vous parler des marques qui ne figurent même pas dans le top 10 ! Par exemple, point de Cottage, ses petites bouteilles de lait abritant des recettes gourmandes ne sont pas de la partie. Briochin, L'Arbre Vert, Le Chat... toutes les marques issues du monde de la lessive dont je vous parlais dans ce billet ne comptent pas non plus parmi les mastodontes du secteur. Pas mieux non plus pour Vendome, NAE, Nature Box, Monsavon... qui restent de plus modestes contributeurs. De mon côté, ma plus grande "déception" (je vous rassure, je vais m'en remettre hein!), c'est de voir qu'il n'y a pas les recettes de gels douche Ultra Doux de Garnier. Perso, je les adore, tant pour leur parfum que pour leur mousse généreuse ou bien encore leur design. Point de Adidas non plus, la marque est 11ème, aux portes du classement et franchement, je ne la voyais pas si bien placée; C'est bon, vous avez réalisé vos pronostics cette fois ? Alors let's go, on peut rentrer dans le vif du sujet ! 

 

10) NIVEA MEN

On commence par une marque "masculine" (je mets des gros guillemets parce que bon, je suis un mec mais ce n'est pas du tout le genre de produits vers lesquels je me tournerai spontanément alors que ma sœurette adore les notes boisées), ce qui est plutôt logique puisque jusqu'à preuve du contraire, la moitié des consommateurs de gels douche est équipée d'un pénis. Mais néanmoins, ce qui est intéressant, c'est de voir que sur les 10 marques du Top, seules deux sont destinées aux hommes, les 8 autres sont plus "féminines". Est-ce que cela veut dire que nous les mecs, on utilise moins de gel douche que vous Mesdames ? Pas le moins du monde à mon avis, c'est juste que le marché est très concentré sur la partie homme du business, il n'y a pas tant d'intervenants que ça alors que sur la femme (et il suffit de regarder la longueur du rayon pour s'en rendre compte), il y a pléthore de propositions. Sur les produits Nivéa Men à proprement parler, pas grand chose à dire de mon côté, je n'ai jamais eu l'occasion de les essayer mais on est vraiment dans les codes très stéréotypés des produits pour mecs, avec des couleurs sombres, des fragrances évoquant la force / la puissance / l'énergie.... On trouve en plus quasiment que des produits 3 en 1 pour un triple usage visage, corps, cheveux, c'est ma pire angoisse je crois (enfin la seconde, Les Chevaliers du Fiel restant mon pire cauchemar dans la vie).

 

 9) DOVE

Quand je vous disais qu'il y avait des marques que je voyais beaucoup plus haut, c'est clairement à celle-ci à laquelle je pensais par exemple ! Si je devais schématiser, je dirai que le marché du gel douche féminin se découpe grosso modo en 3 grandes familles. D'un côté, les "évasion" (on va en reparler mais plutôt vers la fin de ce billet), de l'autre les "gourmands / authentiques" et enfin ceux qui jouent la carte du "clean / douceur / respect" et c'est clairement à cette catégorie qu'appartient Dove (rien que son nom d'ailleurs veut bien dire ce que ça veut dire). Perso, comme je n'ai absolument aucun problème de peau, c'est certain que c'est quelque chose qui ne m'attire pas spécialement mais je comprends volontiers que ça puisse parler à plein de gens. Je note que jamais la marque ne parle de "gel douche" mais toujours de "crème de douche" pour bien marquer le côté enveloppant de ses recettes qui sont en plus systématiquement claimées "douceur", "surgras", "nutrition"... On est quasiment sur des codes de la pharmacie, et c'est visiblement un pari plutôt payant. 

 

8) DOP

Eux aussi je les voyais plus haut, surtout qu'ils ont quand même une belle descente dans les linéaires des gels douche. Mais non, Dop et ses recettes très gourmandes ne sont "que" 8ème (là aussi, les guillemets sont de circonstance car cela reste très honorable). Pour moi, la marque coche pourtant pas mal de cases pouvant rendre un projet bankable : un flacon berlingot signature, des fragrances s'appuyant sur des licences ultra-fortes (Carambar par exemple, Haribo aussi même si sur le site de la marque, j'ai l'impression que ce n'est plus d'actualité ?), des prix doux, une image un peu patrimoniale, une affinité avec la cible familiale, de la bonne humeur pure et dure toujours bonne à prendre dans la morosité ambiante... Bon, après, je conçois volontiers que tout le monde n'a pas envie de se laver avec un gel douche au pop-corn ou à la barbe à papa, c'est effectivement un délire qui ne concerne pas une majorité de gens une fois passés 14 ans ! Moi j'avais bien aimé celui au parfum Dragibus (enfin, ils appellent ça "bonbons multicolores" mais on a tous la référence), c'était fun et au moins ce n'est pas mauvais pour mes dents ! 

 

7) FA

Fa, franchement, c'est un sacré délire cette marque.! Ils sont quand même 7ème du marché du gel douche, ce qui est quand même quelque chose d'assez significatif, mais ils n'ont pas l'ombre d'un site internet, pas de compte Instagram en français et un compte international encore plus difficile à trouver que Xavier Dupont de Ligonnès (en plus son contenu est de mon point de vue assez abominable) et ne communique quasiment jamais. Franchement, c'est un peu dommage car la marque semble pourtant bien plaire. Moi en tout cas, il m'est déjà arrivé d'acheter des choses signées Fa, et j'en garde plutôt un bon souvenir, l'expérience était agréable.  C'est une marque que je trouve tout en paradoxe : d'un côté, on est clairement sur un délire plaisir avec des couleurs très vives, des flacons un peu multicolores, des parfums très prononcés... mais en même temps, il y a aussi des lignes beaucoup plus axées nature / minimaliste. Il y a par exemple eu récemment une gamme PURE qui joue au contraire la carte de la transparence, du clean, de l'épure... Je crois qu'ils sont un peu schizophrènes, comme Denis Brogniard. Sur le papier et analysé de manière un peu express, on pourrait facilement se dire que c'est un peu la marque la plus opportuniste du lot car elle a finalement plusieurs identités qui semblent sur le papier un peu contradictoires entre elles, mais en même temps, ça semble trouver son public (il faut dire en plus que leurs produits sont souvent moins chers que la moyenne du rayon je trouve, ce qui peut aider dans un contexte d'inflation XXL).

 

6) AXE

A partir de là, je peux même vous donner, grâce à l'article de LSA, les parts de marché, en l’occurrence 6,4% pour Axe. Je vous disais tout à l'heure qu'il y avait une seconde marque "masculine" plus haute dans le classement et là voici ! Cela me fait sourire car c'est quand même une vraie performance lorsqu'on pense à l'image un peu "ringarde" qu'on prête souvent à AXE, un peu "beauf" même pour certains qui ont des gros préjugés à son égard. C'est même un peu un running gag sur les réseaux sociaux, un peu comme le parfum Scorpio ou bien encore les boxers de chez Freegun ! N'en déplaise aux bobos (je m'inclus parfois dedans hein, je suis très conscient de mes biais cognitifs rassurez-vous), la marque cartonne et je vais vous dire, même moi ça me donne envie d'aller resniffer leurs produits lors de mon prochain passage en magasin, ça fait des années j'ai pas mis le nez dedans. Eux ne jouent pas tant la carte sport / performance / puissance de la nature mais plus la fraîcheur à fond la caisse, comme si on sortait perpétuellement d'une soirée en boîte et d'un after et qu'on devait être au bureau à 9h parfaitement présentable. L'article de LSA explique qu'ils vont sortir cette année une gamme plus premium, à voir ce que ça donnera. Côté communication, je trouve qu'ils ont réussi à prendre un bon tournant. Je me souviens qu'il y a quelques années encore, ils étaient dans des délires genre "plus t'en mets, plus t'en as" (sous entendu des meufs), ce qui passerait plus difficilement depuis l'ère me-too. Bien joué de leur part d'avoir su se détacher un peu de ça.

 

5) SANEX

7,4% de part de marché, on est encore une fois dans la famille "clean / soin / douceur" mais ce n'est pas pour autant la marque la mieux classée de ce groupe. Comme pour Dove, ce n'est pas forcément quelque chose qui me parle puisque je n'ai pas de soucis de peau particulier donc ce côté sans colorant, sans sulfates, sans colorants, sans savon, sans gel douche (ah non, là c'est peut-être trop!) me laisse un peu indifférent. Je crois d'ailleurs n'avoir jamais utilisé des produits de chez eux, exception faite des fois où tu te retrouves parfois à dormir ailleurs que chez toi et que tu trouves un Sanex dans la cabine de douche ! J'imagine qu'ils ont un boulevard devant eux, il y a tellement de gens qui ont des soucis de réactions cutanées, même si l''article de LSA précise quand même qu'ils sont quand même en grosse chute cette année, à hauteur de -12%.  La marque va lancer le mois prochain une nouvelle gamme aux prébiotiques, je ne sais pas si ça un réel intérêt sur un produit rincé au bout de quelques secondes mais c'est hyper malin d'un point de vue marketing car c'est un ingrédient résolument dans l'air du temps. 

 

4) CADUM

Là voici la marque la plus puissante de la famille "on se la joue clean, regardez comme on est respectueux des peaux sensibles" ! Avec 10;4% de marché, Cadum boxe dans une autre catégorie et franchement, je ne m'y attendais pas du tout. Dans le fond, on est dans un délire à la Dove et à la Sanex, avec des packs blancs assez minimalistes, des claims qui usent et abusent des promesses surgras / surdoux / hydratation longue durée... mais s'appuyant cette fois sur une marque iconique et des packagings très généreux, des grands formats de 400ml, 750ml ou même un litre. Ce n'est pas anecdotique car cela permet forcément d’apparaitre moins cher que les concurrents donc ça a peut être pu jouer en partie sur les ventes de la marque dans cette année où chacun veille à ses dépenses. Quoi qu'il en soit, c'est vraiment une marque magnifique, j'ai bien aimé les produits que j'ai pu essayer de chez eux au cours de ma vie et qui pour le coup ont quand même ce petit parfum de "crème" très agréable et réconfortant, Pareil, ça me donne envie d'en retester ! 

 

3) USHUAIA

Je crois qu'avec Schwarzkopf, c'est le nom de marque que je ne saurai jamais orthographier correctement, je veux à chaque fois coller un "c" quelque part ! Bref, là n'est pas le sujet, ce qu'il faut retenir, c'est qu'elle s'octroie une très honorable médaille de bronze avec 10,8% de part de marché, pas si loin finalement de Cadum. Là, on rentre dans le petit groupe "évasion" qui est extrêmement puissant comme vous allez le voir avec la place 2 du classement. Moi perso, j'adooooooore regarder danser les gens Uschuia et ses gels douche mais en même temps, je suis féru de voyage donc forcément, c'est le genre de délire qui me plait ! Le flacon est reconnaissable entre mille, les packagings sont hyper élégants et efficaces, ça évoque à chaque fois la naturalité, c'est feelgood, pas très cher... que voulez-vous de plus ? Pas certain que les formules soient si naturelles que ce qu'on pourrait imaginer mais perso, cela me va à merveille pour une expérience agréable pendant 2 minutes de douche, le genre de petit plaisir qui peut adoucir un peu un matin chafouin ! 

 

2) TAHITI

Je  vous avais prévenu que le bloc "voyage, voyage" était du genre très solide ! 12,3% de parts de marché pour Tahiti et là encore, ce n'est pas vraiment une surprise, même si je trouve que c'est d'autant plus notable que la marque ne communique quasiment pas (même pas un site web français, en 2023, quand même...), ce qui est un vrai gâchis car elle est géniale. Moi j'avoue qu'il m'arrive régulièrement de craquer pour un exemplaire de son petit flacon lui aussi reconnaissable entre mille. Je pourrais citer exactement les mêmes raisons qui font que j'apprécie Ushuaia (punaise, j'ai encore du vérifier comment ça s'écrivait, c'est pas possible cette histoire !), à savoir son évocation du voyage, ses prix doux, ses parfums très marqués... Elle a lancé il y a quelques temps une gamme un peu plus axée nature, sans colorant notamment, ce qui constitue quand même des petites révolutions pour des marques comme ça qui sont tant dans la sensorialité. Bref, ça compte parmi mes coups de cœur et très content de les voir si haut dans le Hit Machine du gel douche !

 

Bon, c'est l'heure de vérité les enfants (et bientôt la fin de Pékin Express que j'écoute d'une oreille distraite) ! J'imagine que vous aviez trouvé qui s'impose comme LA marque de gels douche la plus vendue de France car franchement, avec 21,9% de parts de marché, il est même fort probable que vous en ayez un flacon chez vous ! Il s'agit évidemment de la pépite Le Petit Marseillais à qui il est difficile de résister je l'avoue ! Elle réussit un peu la parfaite synthèse de tous les autres candidats : il s'agit d'une marque patrimoniale comme Dop ou Cadum, elle arrive à concilier à la fois une image très nature / douce mais propose aussi en même temps un univers provençal propice à l'évasion, elle s'adresse aussi aux hommes à travers certaines références spécifiques, ses prix sont très corrects, elle développe bien sa ligne de recharges pour draguer celles et ceux qui souhaitent diminuer leur usage de plastique, dispose d'une très belle communauté sur les réseaux sociaux (plus d'un million de fans sur Facebook) ...  A ce niveau là, c'est une vraie leçon de marketing, on s'incline tout simplement ! Et moi, ça me donne envie d'aller m'acheter un flacon de leur gel douche, c'est vous dire si je suis faible ! 

Voilà, vous savez tout et je me rends compte que comme d'habitude, j'ai beaucoup trop écrit !!! Le sens de la mesure par Teddy, épisode 727 ! Ne quittez pas, quelqu'un va prendre votre appel ! Bon, trêve de bavardage, dites-moi tout : vous aviez trouvé le bon podium ou bien comme moi, il y avait des choses que vous ne soupçonniez pas forcément ? Mais surtout, ce qui m'intéresse comme toujours, c'est votre avis personnel, rien qu'à vous ! De ces 10 marques de gels douche par exemple, quelle est celle qui est vraiment votre préférée, votre number one personnel ? Ou une autre d'ailleurs, que cela soit en GMS ou ailleurs, je ne suis pas sectaire. Combien de flacons de gels douche vous achetez à peu près chaque année ? Vous êtes fidèle à une référence ou une marque en particulier ou bien vous passez 20 minutes à ouvrir 72 tubes du rayon pour tout sentir jusqu'à trouver celui qui va vous faire chavirer pour cette fois ? Dites-moi tout !!!

7 avril 2014

Déodorants, le plein de nouveautés pour cet été


Vous avez passé un bon week-end les loulous ? Cela faisait du bien ce beau soleil samedi, on sent que l'on tient le bon bout et que les beaux jours vont vite revenir. Cela tombe bien d'ailleurs car ce dont je voulais vous causer aujourd'hui sera de plus en plus d'actualité au fur et à mesure que le thermomètre continuera de grimper puisqu'il s'agit... des déodorants. Et oui, pas forcément la partie la plus glamour de la planète beauté mais comme c'est un marché où il se passe des choses intéressantes cette année, je trouvais intéressant d'en parler un peu. Tiens, à propos du marché des déodorants, je lisais récemment dans un magazine de presse pro cosmétique qu'il était encore en croissance (probablement l'un des seuls trucs en croissance en France d'ailleurs!) et qu'il représentait au final environ 500 millions d'euros/an. Impressionnant quand même ! Et le pire, c'est qu'il y a encore pas mal de réservoir de croissance si j'en crois tous les gens qui puent des dessous de bras que je croise dans le métro ! Enfin bref, comme il s'agit tout de même d'un gros gâteau, vous imaginez bien que toutes les marques rivalisent d'idées pour se démarquer et attirer notre attention...


Et cette année, le mouvement de fond que vous n'avez pas pu louper, c'est l'arrivée en masse des déodorants dits compressés qui concernent plus spécifiquement les sprays. Tiens d'ailleurs, petite parenthèse au passage pour votre beauty culture perso, sachez que les Français(es) préfèrent visiblement les flacons aérosols qui représentent 3/4 des ventes contre seulement 1/4 pour les roll-on qui sont en léger recul ces dernières années.  Bref, les compressés étais-je en train de dire... Pour faire simple, disons qu'on assiste au même phénomène que ce qu'on a vu sur la lessive il y a 2/3 ans (quoi de plus normal en même temps puisque la plupart des fabricants de gels douche sont les mêmes que ceux qui font les lessives...), à savoir qu'on nous réduit les flacons de moitié en nous assurant que cela est toujours aussi efficace et permet le même nombre d'utilisations. Une innovation permise par un "nouveau système de vaporisation qui permet de réduire la quantité de gaz nécessaire pour la même efficacité". Pour l'instant, l'initiative vient du géant Unilever qui compte pas moins de 3 mastodontes du rayon déodorants (Monsavon, Dove et Rexona) dans son très joli portefeuille de marques, ce qui permet tout de suite de donner dans les linéaires un effet masse à l'initiative. 



Ce qui est intéressant de voir maintenant, c'est si les consommateurs vont accrocher à l'idée ? Est-ce qu'au moment de faire leur choix, ils ne vont pas se dire que malgré tout, mieux vaut rester sur un grand flacon classique que ce petit qu'ils pourront suspecter de contenir moins de produit qu'il ne le prétend ? En revanche, si le grand public accroche aux arguments avancés, à savoir qu'il s'agit au final d'un déo plus Arnaud Montebourg et plus Cécile Duflot (enfin, je veux dire plus économique et plus écologique!), ce sera le jackpot et sûrement la nécessité pour les marques concurrentes de leur emboîter le pas. En totu cas, pour mettre toutes les chances de son côté, Unilever a mis les moyens à la hauteur de ses ambitions : pas moins de 40 semaines de publicité sont programmées pour éduquer le consommateur et valoriser l'impact environnemental bénéfique des compressés. La même politique avait été menée par Unilever en Angleterre où ces déos new generation sont déjà dispos depuis quelques mois et représentent déjà plus de la moitié des ventes du groupe. Et Unilever appliquera très vite la même politique à ces produits masculins, dont le gigantesque Axe. En clair, la révolution est en marche !
 

Est-ce que cela suffira à Unilever pour reprendre en France la place du numéro à L'Oréal qui a de son côté conforté un peu plus sa présence en rayons depuis le rachat de Cadum ? Ce sera à suivre dans les prochains mois mais cela pourrait être possible car le groupe français n'a cette année lui pas grand chose à lancer en déodorants. Oui, il y a des nouveautés sympas en terme de parfums chez Ushuaïa mais rien de dingue non plus. La seule marque du groupe qui pour moi arrive avec un projet un peu innovant cette année, c'est Narta. Cela me fait rire car à chaque fois que j'écris ce mot, j'ai le gimmick "Toute la journée, fraîcheur Narta" qui s'impose à mon cerveau ! Toujours est-il que cette année, la marque a eu la bonne idée de lancer un déo qui soit à la fois anti-traces blanches sur les vêtements noirs, anti-traces jaunes sur les vêtements blancs et anti-décoloration sur les vêtements colorés. J'ai envie de dire "enfin", voire même "alleluia" ! Ça évitera à l'avenir de se poser des milliers de questions au moment de se sprayer les aisselles et surtout pour certain(e)s, de devoir investir dans plusieurs déodorants à utiliser selon leur tenue du jour. Ils seront proposés en spray (non compressés puisque si vous suivez, c'est pour l'instant une exclu Unilever!) et en roll-on. 



Bref, on ne sait pas vraiment avec toutes ces initiatives qui va gagner le match L'Oréal / Unilever mais on peut en revanche dire qui va avoir le privilège de l'arbitrer : Le Petit Marseillais. Et oui, grosse initiative pour l'une des marques préférées des Français qui fort de son expertise au rayon hygiène se lance dans le grand bain des déos. Eux, on peut dire qu'ils auront plus que réussi leur diversification car tout ce qu'il touche se transforme en or. Les soins corps, les cheveux, la minceur l'année dernière (si je ne m'abuse, leur huile est le produit anti-cellulite le plus vendu en GMS)... la recette produits tops + rapport qualité / prix  marche à tous les coups. Cette année donc, place aux déos avec à terme de grosses ambitions puisque la marque annonce vouloir d'ici 4 ans intégrer le Top 4. Et comme on ne change pas une formule qui gagne, la marque applique très astucieusement les recettes qui ont fait son succès : un discours axé sur la naturalité (la présence de l'actif "huile essentielle de sauge" est clairement mise en avant sur le pack) et la force de parfums souvent addictifs. Hâte de voir si la greffe va prendre mais honnêtement, je n'ai presque aucun doute là dessus !

Vous en conviendrez, ça bouge quand même pas mal ! Espérons maintenant pour tous ces projets que la météo soit au rendez-vous car les déodorants restent un produit dont les ventes sont assez météo-sensibles. Ce serait quand même dommage de se taper un été pourri alors qu'on a plein de nouveaux déodorants à tester ! Tiens d'ailleurs, quelle est votre politique en matière de déodorants vous ? Spray ou roll-on ? Quel critère privilégiez vous en premier au moment de mettre un déo dans votre caddie ? Le format, l'efficacité, le parfum, l'absence de certains actifs décriés comme les sels d'aluminium... ? Que vous inspire toutes ces nouveautés, et plus particulièrement bien sûr l'arrivée de ces nouveaux déodorants compressés ? Est-ce que certain(e)s d'entre vous savent déjà qu'ils vont craquer à coup sûr pour les premiers déos signés Le Petit Marseillais ? Et par curiosité, est-ce qu'il y en a parmi vous qui n'achètent pas leur déo en grandes surfaces mais plutôt en pharmacies, en boutiques bio, en parfumeries... J'ai l'impression que ces réseaux restent vraiment minoritaires sur les produits d'hygiène mais je me trompe peut-être ? A vous de me dire, comme d'habitude en somme :-) !

3 mars 2012

Tiens, un petit nouveau au rayon minceur !


Hier matin au bureau, j'ai reçu les derniers numéros de Cosmopolitan, Santé Magazine. & co, et laissez moi vous dire que le doute n'est plus permis : on rentre bel et bien dans la grande vague traditionnelle des sujets minceur. Perte de kilos ou quête de fermeté, on oscille comme toujours entre conseils diététiques, remise au sport et alliés cosmétiques pour s'affiner sans s'affamer. Bon, qu'on y croit encore ou pas, toujours est-il que c'est toujours intéressant de voir quelles sont les grandes innovations de l'année au rayon anti-capitons ? 2011 n'avait déjà pas été un cru exceptionnel en la matière mais je suis au regret de vous l'annoncer, cette année est aussi d'un calme total, plate comme la poitrine de Jane Birkin, rythmé comme un album de Benjamin Biolay !

Aucun concept révolutionnaire, pas de produit qui se démarque vraiment des autre. Non, rien de rien. Non, je ne regrettttttttte riennnnnnn. Pas mal de produits s'attaquent à des zones ciblées, le ventre par exemple mais bon, comme d'habitude en somme. La plupart des crèmes que l'on nous présente mise sur la caféine, un actif qui certes a fait depuis longtemps ses preuves en matière de dégradation des graisses, mais bon, si ce n'est que ça, autant s'acheter un flacon de caféine pure chez État Pur que l'on va mélanger à son soin corporel classique et on n'en parle plus ! Un peu ce que proposait déjà il y a quelques années Clarins et son Addition minceur qui pour le coup était une véritable nouveauté.


On note tout de même une diminution nette des promesses produits mais je crois que cela s'explique aussi par quelques modifications au niveau des allégations auxquelles les marques peuvent prétendre. Finies donc les bénéfices quantifiés en kilos ou en nombre de centimètres. Dorénavant, on reste plus évasif en parlant simplement de fermeté, ce qui est moins engageant, plus difficile à quantifier pour la femme qui l'utilise... et donc un peu moins déceptif au final. Tiens d'ailleurs, un constat quand même au niveau fermeté avec un embouteillage d'huiles minceur en grandes surfaces. vous ne l'avez pas remarqué vous ? Il semblerait qu'après la parfumerie et la pharmacie, les grandes surfaces succombent aussi au glamour de la texture oil...


D'ailleurs, je suis quand même un peu radical lorsque je dis qu'il n'y a aucune nouveauté en minceur cette année car en fait, j'en vois quand même une qui mérite dont je vous en parle ! Pas une nouveauté produit en soi, mais le fait que cette marque fasse de la minceur ce qui - dans mes souvenirs en tout cas - n'était encore jamais arrivé (si je me trompe, je me repentirai en faisant 50 pompes ce soir!) : Le Petit Marseillais. Au début, j'avoue avoir été un peu étonné en voyant l'Huile Anti-Cellulite qu'il vienne de lancer puis au bout de quelques secondes, je me suis dit "Et pourquoi pas finalement". Exactement la même réflexion que j'avais pu me faire il y a deux ans lorsque Mixa, également en grandes surfaces d'ailleurs, s'était aussi lancé sur la minceur. Puis finalement maintenant, cela semble tellement être une évidence que l'on ne se rend même pas compte que cette activité est toute fraîche pour eux. Huile Essentielle de Citron et Anis Etoilé, la formule de l'huile Le Petit Marseillais n'est ni plus ni moins originale qu'une autre mais entre son prix symbolique (9,99, cela se joue au centime près!) et surtout l'affect autour de la marque, cela peut le faire ! Hâte de voir en tout cas si cela va rencontrer un aussi joli succès que Mixa...


Ce n'est probablement pas ce que souhaite Nivéa qui lance aussi son huile minceur (quand je vous disais qu'il y avait embouteillage en la matière!). Mix d'huile d'avocat et du fameux Q10, on dira que c'est un produit tout ce qu'il y a de plus classique pour Nivéa. Pas forcément emballant sur le papier mais bon, si l'efficacité est là... Et puis comme ça, pendant que Nivéa et Le Petit Marseillais s'affronteront à coup de promos dans les Super U pour séduire les acheteuses potentielles, L'Oréal sera tranquille de son côté avec son huile. Car oui, eux aussi dégainent une huile ce mois-ci ! Mais petite différence, celle-ci n'est pas du tout minceur (même si elle est pourtant dans la gamme Sublime Body). Sa seule promesse est d'hydrater et d'embellir tout en régalant les sens. Avec une telle promesse et un produit baptisé Huile Extraordinaire, on comprend bien qui est dans le viseur, n'est ce pas l'Huile Prodigieuse Nuxe ! Sur la peau plus hydratée et embellie, je ne m'avancerai pas, mais en ce qui concerne le plaisir, je valide. J'ai eu l'occasion de la sentir et c'est pas mal du tout cette affaire là !


A voir du coup laquelle de ces huiles va tirer son épingle du jeu entre ces trois là ! Le traditionnalisme rassurant de Nivéa, la prise de risques du Petit Marseillais ou la sensorialité glamour de L'Oréal Paris, on verra bien qui sera récompensé à la fin de l'été ? A priori, laquelle vous brancherait le plus vous ? Avez vous déjà choisi la crème minceur qui vous accompagnera pour la mission maillot de bain de cette année ? Avez-vous seulement l'intention d'en acheter une d'ailleurs, car j'imagine que pas mal d'entre vous êtes un peu lassée des promesses rarement tenues sur ce genre de produit ? En avez-vous déjà rencontré un qui vous ai vraiment bluffé, ou au moins un peu surpris ?! Les crèmes anti-cellulite, vaste débat pour un samedi !


24 mars 2011

Cheveux, ont-ils vraiment besoin de tout ça ?


Et bien, que d'attentions pour nos cheveux ! Si pendant très longtemps, on ne faisait que les laver et, dans le meilleur des cas, leur laissait profiter d'un bon masque, il en est tout autre aujourd'hui avec une offre capillaire en plein essor. Gommage, sérum, crème de jour, soin de nuit... non, non, je ne suis pas en train de vous décrire ma beauty routine du visage mais bel et bien de tous ces soins qu'il faudrait - parait-il - utiliser pour se faire une crinière de rêve. On peut même dorénavant pousser le souci du détail jusqu'à se parfumer les cheveux, c'est dire ! Du coup, une question s'impose : ces soins correspondent-ils à un vrai besoin capillaire ou bien est-ce un simple moyen pour les marques de booster leurs ventes en créant de nouveaux besoins ? Je vous propose un rapide tour d'horizon de ces soins en tout genre, avant de vous laisser la parole pour voir ce que vous en pensez...


#1 - LE GOMMAGE


J'avoue que la première fois que j'ai entendu parler de "hair scrub", j'ai été un peu surpris. Mais comme je suis un mec plutôt ouvert d'esprit, je me suis dit "Et pourquoi pas ?". Est-ce que les cellules mortes s'accumuleraient également sur notre crane, ne disparaissant pas au shampooing et nécessitant du coup un soin complémentaire pour nettoyer tout ça ? C'est en tout cas l'idée mise en avant par la plupart des marques proposant ce genre de gommages, qui expliquent que c'est le moyen le plus efficace pour débarrasser le cuir chevelu des impuretés en tout genre et des pellicules. "Oxygéné", "Vivifié", "Stimulé"... sont les mots que l'on retrouve le plus souvent dans leur argumentaire. Pas étonnant en même temps car ces scrubs sont souvent enrichis en agents purifiants et rafraîchissants qui vont accentuer cette sensation de netteté et de propreté. Également conseillé aux cheveux un peu fatigués, un gommage hebdomadaire permettrait de décoller les racines et donc de donner un petit coup de fouet à tout cela. A appliquer raie par raie, avant de masser quelques minutes (en douceur bien sûr, ne frottez pas comme des malades !) puis à rincer à l'eau tiède avant de procéder à un shampooing. Attention quand même car - à mon avis - pratiqué trop régulièrement, cela peut peut-être au contraire surstimuler l'activité des glandes sébacées et donc entraîner une augmentation des pellicules, à l'inverse donc de l'effet escompté.

Si vous décidez de vous lancer dans l'aventure : Gelée exfoliante anti-pelliculaire Melaleuca René Furterer, Gommage revitalisant cuir chevelu Carita, Soin avant-shampooing exfoliant bio-équilibre Saint-Algue Professionnel


#2 - LA CRÈME DE JOUR


Elle est tellement commune aujourd'hui qu'on n'y prête même plus attention. Pourtant, je ne pense pas que le fait de se mettre une crème de jour ai toujours été une évidence. Il s'agit généralement de soins concentrés en actifs nourrissants qui vont hydrater la fibre capillaire toute la journée et même parfois la protéger des agressions extérieures (pollution et autres joyeusetés du genre). Dans la plupart des cas, ces soins vont également avoir la capacité de favoriser le coiffage en donnant une belle matière au cheveu. Typiquement le même genre d'action qu'un après-shampooing au final, sauf qu'ici il s'agit de soins sans rinçage pouvant s'inscrire facilement dans la beauty routine d'une working girl ! On l'applique en quelques secondes, à partir des mi-longueurs (pour ne pas alourdir le cheveu à la racine), et en insistant plus particulièrement sur les pointes. Visage, corps et maintenant cheveux, finalement plus aucune zone de notre corps n'échappe au "crémage matinal" !

Si vous décidez de vous lancer dans l'aventure : Crème de jour réparatrice Repair Intense Fabio Salsa, Crème de jour Phyto 7 Phyto, Crème Doudoune Hip


#3 - LE SOIN DE NUIT


C'est bien connu, on optimise chaque minute lorsqu'on est beauty addict ! 7 heures de sommeil ? OK, mais pas question de ne pas profiter de ce temps pour réhydrater en profondeur nos cheveux ! De mémoire, c'est Kérastase qui en premier a bien démocratisé le concept, puis qui a été rapidement suivi par d'autres marques. L'idée est toujours un peu la même : un soin régénérant, très nourrissant (mais pas gras pour ne pas tâcher l'oreiller) qui va agir non stop toute la nuit pour que vous puissiez vous réveiller en beauté avec des cheveux plus jolis, mais aussi plus faciles à coiffer. Sur le papier, j'ai envie de dire que l'idée se défend, c'est tout à fait la même logique que ce que l'on pratique pour les soins du visage. Après, toute la question n'est elle finalement pas "Le mieux n'est-il pas l'ennemi du bien ?". Faut-il à tout prix chercher à faire profiter notre crinière d'un soin 24h sur 24 ou ne devrait-on pas parfois les laisser simplement "respirer", ne les surchargeant d'aucun produit quel qu'il soit ?

En tout cas, depuis quelques temps, ces soins de nuits se déclinent aussi dans des versions davantage axées anti-frisottis. Des soins lissants qui vont permettre de limiter l'apparition de frisottis dans la nuit et du coup de gagner quelques précieuses minutes lors de la séance brushing du matin. J'ai regardé un peu ce qu'il s'en dit sur pas mal de sites et visiblement, s'ils détendent en effet un peu la fibre capillaire, il ne faut pas non plus en attendre un résultat à couper le souffle. Comme toujours sur la planète-Beauté, les miracles n'existent pas !

Si vous décidez de vous lancer dans l'aventure : PM Repair Strenghtener Fekkai, Oléo Relax Nuit Kérastase Nutritive


#4 - LE PARFUM


Ah, le parfum pour les cheveux, tout un programme ! En fait, je dirais qu'il existe deux sous-catégories dans cette famille de produits. D'un côté, les "vrais" parfums, ceux inspirés directement de fragrances que l'on a plutôt l'habitude de pschitter dans notre cou. Imaginé avec la même pyramide olfactive (mais formulé sans alcool pour ne pas agresser la fibre capillaire) ils sont destinés à celles qui en ont marre que l'odeur de leur soins capillaires viennent interférer avec celle de leur parfum chéri. Il faut croire que vous êtes encore peu nombreuses à pousser le souci du détail jusque là car pour l'instant, l'offre est encore très limitée sur ce petit créneau. Je sais que Viktor & Rolf l'ont fait avec leur délicieux Flowerbomb, tout comme Thierry Mugler (toujours précurseur celui-ci !) avec son incontournable Angel.

A côté de ça, il y a aussi des "parfums" qui se rapprochent plus du pschitt fraîcheur. Une sorte de Febrèze pour cheveux en somme ! Pas le temps ou l'envie de passer par l'étape shampooing aujourd'hui ? Deux pulvérisations de ces sprays magiques et vos cheveux sentent immédiatement le propre. Vous avez pris la pluie et trouvez que votre crinière sent le chien mouillé ? Même punition, un petit pschitt et le tour est joué. Et autant le concept de véritable parfum pour cheveux se paye généralement au prix fort, autant ce genre de soins fraîcheur est bien plus accessibles, celui proposé par Le Petit Marseillais coûtant moins de 5 euros de mémoire.

Si vous décidez de vous lancer dans l'aventure : Zeste Fraîcheur Le Petit Marseillais, Parfum en brume pour les cheveux Angel Thierry Mugler, Brume Fraîcheur Anti-Odeur Jean-Marc Maniatis pour le Club des créateurs de beauté.



Au final, difficile de dire si ces soins sont accessoires ou indispensables. Ce qui en revanche m'interpelle, c'est qu'on trouve finalement assez peu de gommages, crèmes de jour, soins de nuit, parfums capillaire... en grandes surfaces. Mettre en place une multitude de soins ne serait donc il pas plutôt pour les marques positionnées haut de gamme une technique imparable pour complexifier l'offre, positionner ainsi le soin cheveu comme celui le visage et ainsi justifier des prix relativement élevés tout en développant des ventes additionnelles ? Je n'en sais rien hein, je réfléchis à voix haute simplement... Ce qui est sûr en tout cas, c'est que le premier qui dégainera le premier gommage aux alentours de 5 ou 6 euros dans les grandes surfaces aura un joli coup à jouer car la place est pour l'instant libre et il risquerait du coup de séduire pas mal de femmes qui aimerait simplement tester au moins une fois ce genre de geste.

Et vous d'ailleurs, à titre personnel, prodiguez-vous à votre crinière de lionne (oui, car les habitantes de la Planète-Beauté ont bien entendu tous une incroyable chevelure !) des gommages, sérums et autres soins comme ceux vus un peu plus haut ? Etes-vous tenté(e) mais n'avez encore jamais franchi le cap ? Quelles sont vos éventuelles réticences ? Le prix ? Le doute sur les résultats obtenus ? Ou peut-être faîtes vous plutôt partie de ceux qui sont très perplexes face à tous ces produits que vous jugez superflus ?

16 janvier 2011

Le juste prix, en beauté aussi


Si on m'avait dit un jour que j'allais mettre la photo de Lagaf sur ma Planète-Beauté, je ne l'aurais jamais cru ! Rassurez-vous néanmoins, l'animateur ne lance ni parfum ni marque de cosmétiques. Non, non, après le bide monumental de son film sorti l'année dernière (en même temps, rien que la bande annonce était déjà trop longue pour supporter tant de conneries), je pense qu'il a déjà réalisé son quota de projets foireux jusqu'en 2037. En fait, si j'ai choisi cette photo de lui aujourd'hui, c'est parce que je voulais aborder la question du (juste) prix des produits de beauté. Vaste débat allez vous me dire, et vous avez bien raison ! Mais avant de rentrer dans le vif du sujet, je vous raconte comment j'en suis arrivé à ce billet.


J'ai actuellement sur le rebord de ma baignoire deux gels douche que j'utilise en alternance. Le premier est celui d'Ikove, une des (14 !) marques que je gère en Relations Presse ; le second une référence Le Petit Marseillais que j'ai acheté il y a quelques semaines. Une fois n'est pas coutume, les deux n'ont rien avoir l'un et l'autre. Pour celui d'Ikove, nous sommes face à une formule utilisant des actifs rares tout droits venus d'Amazonie, issus du commerce équitable... Il s'agit d'un produit bio qui, comme de très nombreux gels douche green, ne mousse pas énormément. Cela ne l'empêche pas pour autant d'être très agréable à utiliser, d'abord car il a l'air de protéger un peu la peau du dessèchement, mais surtout parce qu'il sent très bon. Une odeur un peu épicée et poivrée que j'aime beaucoup, d'autant qu'elle est totalement différente et bien plus raffinée que ce que l'on trouve habituellement en matière de gel douche. Le flacon (opaque et foncé pour protéger de la lumière la formule qui ne contient pas de conservateurs) est très chic, avec un petit système pompe bien pratique. Après, c'est ni plus ni moins un gel douche, qui comme tous ses confrères... lave ! Et c'est de toute façon bien tout ce qu'on lui demande.

Quant à la référence du Petit Marseillais, il est à l'image de la marque en général : d'un très bon rapport qualité / prix. Dans son pack bleu turquoise se cache un cocktail d'ingrédients tonifiants parmi lesquels le Cèdre qui lui donne son parfum très frais et vivifiant. C'est plutôt mon gel douche du matin, pour un effet starter, alors que celui d'Ikove est plus relaxant je trouve. S'il se présente comme un 2 en 1 corps et cheveux, j'avoue que je ne l'utilise pas souvent comme shampooing et préfère prendre deux produits bien distincts. En bon beauty addict qui se respecte, je l'ai quand même essayé quelques fois dans cette double fonction , c'était pas mal mais pas transcendant non plus. Disons que si cela peut-être pratique pour faire de la place dans sa trousse de toilette lorsqu'on part en week-end, ce n'est pas forcément ce que je ferai au quotidien.

Deux bons gels douche en somme, proposés tous deux en flacon 250ml. Celui d'Ikove coûte 15 euros et celui du Petit Marseillais... un peu plus de 3 euros ! Un sacré écart de prix ! Est-il justifié ? Clairement, à la question le gel douche Ikove est-il 5 fois plus efficace que celui du Petit Marseillais, il est impossible de répondre par l'affirmative, surtout que "l'efficacité" d'un gel douche est quelque chose d'assez abstrait et difficilement mesurable je trouve. Après, force est de constater qu'il est visuellement plus joli et plus chic, qu'il utilise des actifs plus rares, qu'il respecte une certaine éthique qui fait irrémédiablement monter le prix de revient du produit...

Toutes ces réflexions me sont en fait venues il y a une quinzaine de jours après un déjeuner avec une journaliste beauté qui me disait "Oui, j'ai testé le gel douche Ikove, c'est vrai qu'il est top mais voilà quoi, 15 euros c'est quand même pas donné". Et après à cette réflexion, on a ensuite embrayé sur le sujet des prix paliers, ces seuils psychologiques que l'on est pas prêt à dépasser pour un produit de beauté. Ces "justes prix" en somme. Cette journaliste me disait que pour elle, ces barrières étaient très simples : au delà de 5 euros pour un produit d'hygiène (gel douche, dentifrice), 10 euros pour un shampooing et 50 euros pour un soin anti-âge, c'était trop cher à son goût et difficilement défendable.


J'avoue qu'ayant la chance de ne pas souvent payer mes produits de beauté, j'essaye de me mettre aussi régulièrement que possible dans la position d'un Client classique, pour imaginer sa réaction face à un linéaire de produits de beauté. Aurais-je moi même acheté un gel douche à 15 euros ? Je n'en suis pas certain ou alors peut-être que si, mais d'une manière très occasionnelle. Quel prix maximal serais-je prêt à mettre dans un soin de jour ? Bonne question. 30 / 35 euros, 40 à l'extrême rigueur mais pas plus surtout que je n'ai pas encore besoin d'anti-âge. En même temps, ce sont des choses difficiles à estimer car tout cela n'est finalement qu'un grand arbitrage qui varie selon les passions et les priorités de chacun d'entre nous... Pour certains, mettre 200 euros dans un jean ou 350 dans une superbe paire de chaussures sera ridicule à mourir. Mais pour ceux que cela ne choque pas, c'est peut-être le fait de mettre 30 euros dans un rouge à lèvres qui sera difficilement compréhensible ? Est-ce plus fou de mettre 30 000 euros dans une voiture ou 300 euros dans une crème La Prairie ? Finalement, le juste prix d'un produit de beauté est peut-être seulement celui que l'on veut bien dépenser pour s'offrir une part de rêve et de plaisir. Et ça, c'est fonction de chacun d'entre nous, autant dire que nous ne sommes pas prêt de trouver aujourd'hui une réponse universelle à cette question.

Et vous, vous êtes vous déjà senti "ridicule" en dépensant une somme que vous estimiez vous même trop importante pour un "simple" produit de beauté ? Et en y réfléchissant, avez-vous vous aussi des seuils psychologiques que vous auriez du mal à dépassez ? Quel budget maximal par exemple vous fixez-vous pour l'achat d'un gel douche, d'un shampooing, d'un rouge à lèvres et d'une crème de jour ?

PS : Concernant le soin le plus vendu de 2010 en parfumeries, j'ai édité la réponse à la devinette d'hier ICI ! Et aussi les gagnantes des trois gels douches Kneipp dans les commentaires de CE BILLET !

1 août 2010

Coquelicot, vanille, aloe vera : mon tiercé gagnant


Dites-moi, ça commence à faire un moment que je ne vous ai pas parlé des produits qui ont trouvé refuge dans ma salle de bains ces dernières semaines. Je profite donc de ma traditionnelle revue dominicale pour partager avec vous quelques jolies découvertes faites récemment. Au programme, un bain au chanvre et au coquelicot totalement envoûtant, un gel douche qui fleure bon la Vanille et une lotion hydratant pour le corps de la marque so trendy, Kiehl's.

LAIT DE VANILLE LE PETIT MARSEILLAIS

Comment il a rejoint ma salle de bains ? Est-ce que vous arrivez vous, à aller faire les courses sans revenir avec un produit d'hygiène ou de beauté dont vous n'aviez pourtant pas vraiment besoin ?! Pour ma part, je crois que ça n'arrive quasiment jamais, et généralement cela tombe sur un nouveau gel douche ou un shampooing. Des petits plaisirs qui ne coûtent pas très cher, alors pourquoi se priver...

Au final ? La vanille est un des parfums les plus classiques en matière de gel douche... mais c'est également l'un des plus "casse gueule. J'ai encore en souvenir des vanilles qui sentaient le chimique à plein nez, vraiment désagréables. Ici, c'est tout le contraire, le parfum vanillé n'est pas trop entêtant et même plutôt léger d'ailleurs. Sa texture lait est très agréable, et c'est vrai qu'on ressent bien la différence au niveau de l'hydratation de la peau avec un gel douche classique. Il mousse bien, est facile à rincer, offre une assez grande contenance et tout ça pour moins de 4 euros, alors que demander de plus.

HUILE DE BAIN AROMATIQUE DOUCE RÊVERIE COQUELICOT CHANVRE KNEIPP

Comment elle a rejoint ma salle de bains ? Si vous le savez déjà, désolé pour la redite, et si ce n'est pas le cas, vous voilà informé(e)s : Kneipp fait partie de la dizaine de marques que je défends chaque jour en tant qu'Attaché de Presse. Et il y a quelques semaines, au moment de l'envoyer à une journaliste pour un shooting photo, je suis tombé sur ce produit que je n'avais encore jamais pris le temps de sentir. Le coup de foudre a été immédiat !

Au final ? J'adore, j'adore, j'adore ! J'en ai essayé des produits pour le bain, mais celui-ci intègre sans aucun doute mon Top 3. Coquelicot et chanvre, voici un parfum aussi original qu'envoûtant. C'est gourmand et enveloppant, cela me rappelle d'ailleurs une fragrance connue mais je n'arrive plus à me souvenir laquelle. J'aime autant sa jolie couleur rouge vif qui colore le bain en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, que la sensation d'hydratation qu'elle laisse sur la peau. Mais surtout, je ressens beaucoup plus l'effet décontractant qu'avec d'autres produits pour le bain. Lorque j'en sors, j'ai l'impression de m'être débarassé de toutes les tensions inhérentes à une dure journée de travail. Relaxation assurée ! Le chanvre faisant partie, il me semble, de la même famille de plantes que le cannabis, je comprends à présent l'effet relaxant que certains disent ressentir après avoir fumé un joint ! Mais au moins, cette méthode n'attaque pas mes neuronnes !


DELUXE HAND & BODY LOTION WITH ALOE VERA & OATMEAL POUR HOMME KIEHL'S

Comment elle a rejoint ma salle de bains ? Il y a quelques semaines, on causait beauté avec une amie journaliste. Je ne sais plus pourquoi mais de fil en aiguille, nous en sommes arrivés à parler de Kiehl's et je lui disais que je n'avais jamais testé leur produits, bien que ceux-ci soient particulièrement tentants (surtout lorsqu'on prend le risque de se rendre au corner de la marque au Printemps Haussmann). Et bien quelques jours plus tard, cette amie m'a fait parvenir ce soin pour le corps qu'elle avait retrouvé dans ses petites affaires. Cool !

Au final ? Comme la plupart des mecs, je ne suis pas fan des soins pour le corps. Trop riches, trop parfumés, trop longs à faire pénétrer... ils trouvent difficilement grâce à mes yeux. Une fois n'est pas coutume, voici l'exception qui confirme la règle : cette lotion est vraiment agréable à utiliser. Super fluide, il ne faut que quelques secondes pour la faire pénétrer. Le parfum est assez délicat, je ne saurais vous le décrire avec précision mais le plus important est qu'il est agréable. Je crois d'ailleurs qu'il existe en plusieurs déclinaisons, avec certaines bien plus féminines si ça vous intéresse. Côté hydratation, c'est bien l'été pour une peau jeune et normalement hydratée comme la mienne, mais je pense que cela peut être un peu léger pour venir à bout d'une peau de croco en plein coeur de l'hiver ! En revanche, sa formule à base d'aloe vera et d'avoine doit être plutôt bien adaptée aux peaux sensibles ou un peu réactives. Seul regret pour ma part, l'absence de flacon pompe car lorsqu'on commence à arriver à la fin du produit, c'est un peu la galère pour le faire couler du tube. Mais bon, cela reste un bon produit qui devrait m'accompagner jusqu'à la rentrée.

Et vous, quels sont les produits que vous utilisez et pour lesquels vous avez eu un vrai coup de coeur ces derniers temps ? Bah oui, c'est toujours moi qui livre mes impressions ici, à votre tour un peu de me donner des tuyaux !

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