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28 septembre 2014

Celui qui jouait l'agent infiltré au Spa Clarins

 

Oh punaise, je crois que cette fois, j'ai battu tous les records inimaginables en restant plus de deux mois sans rien publier par ici. Je vous dirais bien que j'en ai terriblement honte mais le pire, c'est que ce n'est même pas le cas ! Tellement de choses à faire et à vivre que les semaines passent à toute allure et ne me laissent guère le temps de faire tout ce que j'aimerais. Lorsque je vois qu'il y a quelques années j'arrivais à publier quotidiennement, j'ai envie de m'auto-remettre à posteriori la légion d'honneur de l'assiduité ! Enfin bref, on s'en moque car ce qui m'importe aujourd'hui, c'est surtout de vous parler de ma première infiltration en tant qu'agent secret de la beauté. Depuis ma première mission secrète réalisée hier, je me sens un peu le Ethan Hunt de la cosméto, le mec envoyé en commando secret aux dépends de sa vie (comment ça j'en fais trop ?!). Je vais vous raconter tout cela dans quelques secondes, vous allez vite comprendre !


Depuis que je tiens ce blog, je vous ai parlé à de nombreuses reprises de différents soins en instituts que j'avais pu tester, que cela soit chez Nuxe, Filorga, Thalgo, Yves Rocher, Cinq Mondes... A chaque fois, je vous précisais (de la même manière que je vous dis systématiquement lorsque je chronique un produit s'il m'a été offert ou si je l'ai acheté avec mes deniers personnels) qu'il s'agissait de protocoles que j'avais pu découvrir en ayant été invité par les marques (oui, je sais, la belle vie de blogueur). Dans la majeure partie des cas, cela a toujours été des moments que j'ai particulièrement apprécié (normal en même temps car c'était quand même à chaque fois de très grandes marques du monde du spa et de l'institut) et où l'on s'était toujours particulièrement bien occupé de moi. A chaque fois que je sortais d'un de ces soins, j'avais toujours une question qui me venait à l'esprit : "est-ce que ce soin est top pour chaque personne qui vient se l'offrir en tant que consommateur lambda ou bien, en tant que blogueur invité, ai-je bénéficié d'un traitement spécifique de la part du personnel de l'institut qui se serait plus particulièrement montré aux petits soins pour moi sachant qu'il y avait à la clé un billet qui sera plus ou moins positif selon mon enthousiasme ?". C'était un point qui m'importait vraiment car je sais que suite à la lecture de ce genre de billets, certain(e)s d'entre vous réservent pour les soins chroniqués et cela m'embêterait terriblement de vous faire craquer 100 euros pour un truc qui ne vous plairait que modérément. 


Le mois dernier, je parcourais le Elle (quel kif d'avoir tous les magazines de France au boulot, les joies simples du métier d'attaché de presse !) dont je vous conseille d'ailleurs la lecture car la nouvelle formule lancée cet été est vraiment pas mal fichue (celle du Grazia aussi d'ailleurs). Dans la page de l'agenda beauté, je tombe sur une info intéressante : le tout nouveau Spa Clarins propose une réduction de 30% à toutes les personnes ayant moins de 30 ans. Ayant tout juste atteint la trentaine, j'étais bien décidé à bénéficier de cette offre, ne serait-ce que pour profiter des offres liées à l'âge, moi qui suis encore en deuil de cette terrible journée où je n'ai plus eu droit au tarif moins de 25 ans au ciné UGC ! Un traumatisme encore trop dur pour pouvoir vous en parler ! En plus, n'ayant jamais de ma vie testé les produits Clarins - le comble d'ailleurs avec toutes les fois où j'ai eu l'occasion de vous parler de la marque -, je me suis dit que ce serait l'occasion rêvée. Soin du corps ou soin du visage, j'ai un peu hésité entre les deux avant de finalement réserver pour un protocole pour le corps. Rendez-vous était donc pris le 27 septembre à 18h. 


Hier donc, après une journée des plus agréable (soleil et shopping, la combinaison toujours gagnante d'un samedi aprèm au top !), je me rends sur le terrain de ma première mission "agent infiltré de la brigade cosmétique". Une ville très dangereuse et où la mort guette à chaque coin de rue. Un lieu que les criminels les plus recherchés de France ont su s'accaparer pour en faire leur terrain de jeu où la seule loi qui règne est celle du sang et de la peur. Un endroit où aucune personne censée n'oserait s'aventurer dans les ruelles sombres et étroites passées 19h30. Vous l'aurez toutes et tous reconnu, cette ville, c'est évidemment Neuilly sur Seine ! Trêve de plaisanterie, j'arrive donc au point de rendez-vous à 17h40 pour un rendez-vous à 18h, ce qui me laissait 20 minutes pour faire le tout de cette nouvelle boutique inaugurée le 10 juin dernier et dont Clarins semblait particulièrement fier d'après ce que j'avais pu en lire à droite à gauche (enfin, surtout à droite à Neuily !). 


Et c'est vrai qu'elle est plutôt jolie cette boutique (que je vous fais voir grâce à quelques photos piquées sur le site de l'excellent magazine Cosmétique Mag car étant en mission commando, vous vous doutez bien que je ne pouvais guère dégainer mon Iphone). Lumineuse, propre (je le précise car j'ai parfois vu des instituts qui n'avaient pas du rencontrer de Swiffer depuis un moment), moderne, épurée... J'ai bien aimé le grand écran tactile qui permet de faire défiler chacun des actifs présents dans les formules Clarins et d'apprendre des choses à leur propos. Sympa aussi l'énorme "mur à échantillons", une vitrine dans laquelle on retrouve des centaines de doses d'essai Clarins, c'est joliment présenté. Au milieu de l'endroit, un nail bar où est proposé deux fois par semaine une manucure Kure Bazaar. C'est justement là que la dame qui m'avait accueilli quelques minutes plus tôt me propose de m'asseoir pour remplir une fiche de renseignements. Au menu, quelques questions sur mes coordonnées (pour être intégrer au fichier Client, rien de plus normal) mais surtout sur les types de soin que j'utilise et apprécie habituellement, ainsi que sur les zones du corps que je souhaiterais plus particulièrement voir massées. Perso, je ne suis pas spécialement fan du massage du ventre et du torse (il y en a qui kif, chacun ses goûts) et sélectionne donc dos, nuque et massage crânien qui chez moi sont souvent noués à cause du rythme effréné de la vie ! Je coche donc tout cela tranquillement en buvant le verre d'eau gentiment proposé par l'équipe du Spa. Il est alors environ 17h50.


Et là, premier petit fail, tout "le protocole de pré-soin" a été mal pensé. J'ai repéré à gauche à l'entrée du magasin un endroit qui semblait un peu plus cosy et où personnellement, j'aurais installé les clients en attente de leur soin. Il y avait là un endroit où s'asseoir qui semblait plus confortable que celui où j'étais installé mais ça encore, ce n'est pas le souci. Le truc vraiment dommage, c'est que pendant que j'étais assis sur mon nail bar (enfin, sur le siège du nail bar, je sais encore me tenir un minimum), j'avais droit à toutes les conversations du personnel installé au guichet et que j'entendais très distinctement. Leurs petits problèmes de vacances, les congés à poser mais pour lesquels on n'a pas encore cumulé assez de jours ("oui, mais tu peux aussi prendre les jours de 2014 en anticipé"... et blablabla)... je sais tout ! Deux minutes après, j'ai aussi eu à subir la famille en train d'acheter un soin pour Monsieur tandis que leur petite fille à l'énergie visiblement débordante était en train de foutre le souk dans le magasin. Tout ça n'est pas grave en soi mais c'est vrai que de mon point de vue, cela ne participe nullement à la décontraction, la mise en condition, l'abandon de soi et l'oubli de ses petits tracas quotidiens qui permettent d'être dans des dispositions idéales au moment où l'on va vraiment entrer dans le soin . Un moment d'ailleurs qui, même si je m'occupais à surfer sur internet et envoyer quelques textos, commençait à me tarder à venir. 18h00 déjà, l'heure officielle de mon rendez-vous. Je ne m'inquiète pas outre-mesure car il était effectivement noté sur la carte de soins que le rendez-vous durait 1h15 pour un soin d'une durée effective d'1h, ce qui laisse j'imagine 15 minutes pour gérer les éventuels retards des rendez-vous précédents, les quelques minutes pour se déshabiller et se mettre sur la table de massage... 


18h07, on vient me chercher ! Comme la vérité dans feu l'émission de Bataille & Fontaine (paye tes références pourraves mais j'ai droit, c'est dimanche), ma cabine est au fond du couloir ! Très jolie cabine d'ailleurs, spacieuse, épurée et moderne à l'image du magasin. L'esthéticienne m'indique l'armoire où je peux déposer mes affaires et me dit qu'une fois déshabillé, je n'aurais plus qu'à m'installer sur le siège, allongé sur le dos. Parfait, j'ai tout compris. Avant ça, je file à la douche (2 minutes top chrono) car j'ai fais du shopping, pris le métro, traversé tout Paris sous un grand soleil et que je n'ai aucune envie de me faire masser dans ma "crasse" (et aussi par simple correction pour la personne qui va me masser, cela me semble la moindre des choses). A 18h10, je suis donc installé sur la table avec, et c'est important de le préciser, un caleçon jetable et non un slip ou string jetable. C'est quand même un très bon point de la part de Clarins de penser à notre pudeur d'homme ! Le massage était plutôt agréable mais pas non plus transcendant. Si je devais donner une note sur 10, je pense que j'opterais pour 7 avec comme appréciation : "un agréable moment qui m'a permis de bien me détendre mais pas au point de me faire lâcher totalement prise". Les mouvements étaient néanmoins précis et assurés.


Cela a commencé par les jambes, les bras, puis la nuque, le torse et le ventre, avant que l'on m'invite à me retourner pour à nouveau un massage des jambes puis enfin du dos et de la nuque. Il y a eu aussi un moment où l'on m'a appliqué des serviettes chaudes sur le dos et les jambes (moment où j'ai pensé à ces fameuses serviettes qu'on nous ramène à la fin d'un repas au resto asiatique, preuve que comme je vous le disais, mon cerveau n'a pas totalement décroché) pour aider j'imagine à dénouer les points de tension. Si vous vous souvenez de ce que j'ai écris quelques paragraphes plus haut, vous devez normalement êtes en train de vous dire ; "bah merde, il me semblait qu'il avait demandé en priorité un massage du dos, de la nuque et du cuir chevelu et n'avais au contraire pas coché le ventre, le torse...". Bah oui, exactement ! Chez Clarins, on vous demande ce qui vous ferait plaisir mais en fait, on s'en fout et on n'en tient absolument pas compte. J'ai trouvé ça tellement dommage. OK, il y a sûrement un protocole établi et à respecter mais dans ce cas, pourquoi nous faire remplir cette fiche de renseignements qui laisse augurer une sorte de "massage à la carte" qui en fait n'en n'est pas un. Enfin bref, ce n'est pas encore ce qui m'a le plus chiffonné...


Je sais que le temps file toujours vite lorsqu'on passe un agréable moment, et cela s'est à nouveau vérifier hier. Au moment où la masseuse m'indique doucement que le massage est fini et se retire de la cabine pour me laisser me rhabiller tranquillement (elle m'a proposé de prendre une douche si je voulais enlever l'huile avec laquelle j'avais été massé mais ce n'était pas nécessaire car elle pénètre parfaitement et j'avais au contraire envie de garder la peau toute douce), j'avais un étrange pressentiment. Je me lève de la table et file vers l'armoire pour récupérer mon portable : 18h55. Je n'ai jamais été bon en mathématiques mais ce facile calcul est encore dans mes cordes : début du soin à 18h10 et fin à 18h55, on est très loin de l'heure de soin initialement prévue. Je ne suis pas du genre à pinailler et si le soin avait duré 57 minutes, évidemment que j'estimerais que cela n'est pas grave pour un sou. Mais là, on parle quand même d'un soin amputé de 25% de sa durée promise, ce n'est quand même pas rien. C'est bien sympa de faire des promotions offrant 30% de réduction aux plus jeunes mais si c'est pour leur proposer des soins réduits de 25% de temps, c'est tout de suite beaucoup moins intéressant. Je n'allais évidemment pas courir en caleçon dans l'institut Clarins pour rattraper ma masseuse (quoi que cela aurait pu avoir de la gueule !). Je me rhabille donc tranquillement et file payer (75 euros au lieu de 105). Là, nouvelle petite déception : pas un seul échantillon offert ! En vrai, je m'en fous totalement car je travaille pour ma part dans l'industrie cosmétique et j'ai plus de crème à essayer que je n'en utiliserais jamais dans ma vie, mais je pense à la personne lambda qui vient se faire masser et débourse 75 euros (ou 105 si elle est a plus de 30 ans) et repart sans rien. C'est cool de faire un magnifique "bar à échantillons" incrusté dans le mur mais à un moment, il faut peut-être les donner aux Clients, non ? Peut-être est-ce uniquement réservé à ceux faisant des soins visage, je n'en sais rien mais trouve cela dommage (et un peu bête aussi car ça permet de faire découvrir les produits et peut-être de recruter de futurs consommateurs).


Quoi qu'il en soit, je terminerais sur le point qui me semble le plus important et qui explique un peu ma déception sur ce nouveau lieu de beauté ; cet endroit, et contrairement à ce que son nom (Clarins Skin Spa) indique, n'est pour moi absolument pas un Spa. il n'y a ni hammam, ni piscine, ni jacuzzi ou rien de ce genre. Pas de salle de repos, de tisanière ou se reposer en peignoir (il n'y as pas de peignoir d'ailleurs!) après son soin pour profiter pleinement de l'endroit... Une fois votre soin fini, vous n'avez pas possibilité de rester et vous détendre un peu pour émerger et reprendre le fil de votre vie, il ne vous reste qu'à vous habiller et replonger dans la cité du vice (oui, oui, je parle toujours de Neuilly là !). En clair, c'est pour moi un institut de quartier. Et comme c'est Neuilly, c'est un institut de très beau quartier. Donc un très bel institut. Mais à aucun moment un spa comme Clarins peut pourtant en avoir d'autres dans certaines de ses adresses parisiennes. Mon verdict final ? Si vous cherchez à vitre pleinement une expérience spa, ce n'est pas du tout l'adresse qu'il vous faut, passez votre chemin sans le moindre regret. En revanche attention, tout n'est pas à jeter pour autant. Car si vous cherchez un soin du visage, je pense en revanche que cet institut est top lorsqu'on profite de l'offre réservée aux moins de 30 ans (et à condition bien sûr que contrairement à moi, le protocole dure vraiment 1h et non 45 minutes).  Les produits Clarins sont plus que reconnus et les esthéticiennes me semblent vraiment bien. 75 euros pour un soin d'1h chez Clarins, c'est finalement très correct lorsqu'on compare à certains autres instituts parisiens où les tarifs sont à peu près similaires mais où le cadre est clairement moins smart qu'ici.


En tout cas, pour une première infiltration en tant que Client lambda, l'expérience se révèle particulièrement enrichissante. A refaire je pense ! Et vous, la dernière fois que vous êtes allez vous faire masser, c'était bien ? Vous êtes plutôt petit institut de quartier (il y en a des géniaux) ou instituts ou spas de marques ? Quels critères privilégiez vous au moment de choisir un institut : son cadre et son standing, la marque et les produits utilisés,  le prix et les offres promotionnelles comme là les 30%  de réduction... ? Vous y allez généralement pour des soins visage ou des massages corps ? Moi j'aime bien alterner et faire une fois l'un, une fois l'autre. Si vous avez des bonnes adresses d'instituts, n'hésitez d'ailleurs pas à les partager en commentaires, c'est tellement dur à trouver que cela pourra sûrement servir à d'autres (et si à l'inverse, vous avez rencontré des déceptions terribles, partagez les aussi pour éviter qu'elles arrivent à d'autres!).

22 juillet 2012

Attention, ne lisez pas ce billet, risque d'envie d'ailleurs important...


Tout le monde passe un bon week-end et profite du soleil comme il se doit ? Ça fait du bien de pouvoir remettre ses bermudas et ses espadrilles, il était grand temps ! Bon, on parle de quoi aujourd'hui ? Dimanche oblige, c'est normalement la traditionnelle revue de ce que j'ai eu l'occasion de tester en direct de ma salle de bains, pour le meilleur et parfois aussi pour le pire. J'arrive à la fin de ma crème de jour et aussi de mon gel douche dont je vous aurais volontiers toucher deux mots mais je crois que cela attendra la semaine prochaine car avant ça, il faut absolument que je vous parle d'un autre truc. Hier, j'ai fais du rangement dans ma besace. Passionnant, n'est-ce pas ?! Ça commençait à devenir une nécessité car il y avait un sacré bordel la dedans ! Je suis notamment retombé sur un billet de train pour Redon. Et là, le flash dans ma petite cervelle de moineau : j'ai oublié de vous parler du break de 2 jours reposant au possible que j'ai eu la chance de vivre le mois dernier. Bon, à ma décharge, c'était en plein dans le méga rush que j'avais au travail, une période plus que overchargée et qui fait d'ailleurs que j'avais particulièrement apprécié cette parenthèse au milieu de nulle part.


Redon donc, vous voyez où c'est à peu près ? Non ? C'est normal, rassurez-vous ! C'est un petit village en Bretagne (ma région d'origine, moi qui est sûrement du jus de Kouign Amman qui coule dans les  veines!), et plus particulièrement là où vous devez aller pour pouvoir ensuite accéder à La Gacilly, le village où se trouve La Grée des Landes, l'éco hôtel spa d'Yves Rocher où j'ai été invité à débrancher d'avec ma vie d'urbain toujours en train de courir. J'avais entendu parler de cet endroit à de multiples reprises (en presse, sur les blogs de certaines de mes consoeurs...) et c'est vrai qu'il m'intriguait au plus haut point. Je l'avoue, j'avais du mal dans mon petit esprit étriqué à associer les mots "spa" et "Yves Rocher". Là au moins, j'ai pu me forger ma propre opinion. Et ne faisons pas de faux suspense inutile, je vous le dis de suite : à quelques bémols près (oui, je suis le type le plus pénible de France!), j'ai passé un super séjour qui a totalement modifié ma perception de la marque. Je vous raconte ? 


Départ de Paris-Montparnasse un vendredi matin (bah oui, je m'étais octroyé une jour off, l'avantage de pouvoir gérer son temps de travail comme on veut!) où je retrouve Anne (qui travaille à la com' institutionnelle d'Yves Rocher) et Pauline (journaliste beauté sur le Gala.fr et qui se prêtera bientôt au jeu des vrais secrets des journalistes beauté!). Après avoir fais plus ample connaissance pendant les trois heures de voyage (et ça s'appelle TGV ce truc ?!), on arrive à la fameuse gare de Redon. 10 minutes de taxi plus tard, et nous voilà à La Grée des Landes. Première impression, l''endroit est très particulier, mais dans le bon sens du terme. Comme sorti de nulle part dans ce qu'on imagine comme étant à la base une gigantesque prairie, on a du mal à distinguer la forme exacte du lieu. Pas étonnant car il est en fait totalement imbriqué sur le terrain où il est construit. Comme les toits sont en plus totalement recouverts de végétaux, on ne distingue finalement plus l'hôtel de la nature. Les deux semblent ne faire plus qu'un, une sorte de cohésion très surprenante.


J'apprendrais un peu plus tard qu'au delà de cette première réflexion, la relation entre la nature et l'hôtel est encore bien plus poussée que ça. Tout a littéralement été fait pour que le lieu soit le plus respectueux de son environnement. Les baies vitrées de chaque chambre sont positionnées plus ou moins en retrait de manière à ce que l'inclinaison soit juste ce qu'il faut pour profiter de la chaleur du soleil, sans que cela ne chauffe non plus trop les chambres en été pour éviter d'avoir recours à la climatisation. Tous les matériaux utilisés, principalement du bois en l'occurrence, viennent de forêts gérées durablement, et de la région autant que possible pour être cohérent sur l'impact environnemental de leur acheminement. Des espaces sont dissimulés un peu partout pour accueillir les oiseaux, le personnel du lieu est sensibilisé aux règles écologiques (organisation de covoiturage, tri sélectif...), un arbre est plantée par nuitée vendue... et je pourrais continuer comme ça un bon moment. Moi qui ne suit pas un écologique convaincu (en même temps, pas évident d'être convaincu quand c'est Cécile Duflot et Eva Joly qui t'expliquent le bordel) suis bien forcé d'admettre que par des procédures finalement assez simple et logique, on peut déjà faire bouger les choses. 


Ce n'est pas tout, mais ça creuse trois heures de train (le type qui a toujours faim, cherchez pas, c'est moi!). Bon, là je fais mon malin mais en vrai, je n'en menais pas large car comme vous le savez maintenant, je suis extrêmement difficile sur la bouffe. En même temps, lorsqu'on n'aime pas les fruits et la moitié des légumes comme c'est mon cas, je conçois bien volontiers que ce soit l'enfer pour me faire à manger. En plus, difficulté supplémentaire pour les cuisiniers, on m'apprend que l'établissement (baptisé Les Jardins Sauvages) est également engagé dans une démarche écologique. En clair, ils ont un potager juste à côté du restaurant qui leur sert de référentiel : si par exemple il s'y trouve des tomates mûres, alors le chef peut cuisiner avec. Si ce n'est pas le cas, il considère alors à juste titre que toute tomate mûre qu'il trouverait ne viendrait alors pas de sa région (le Chef s'est imposé de ne travailler qu'avec des ingrédients bio et venant de 50km à la ronde, pas un de plus), et se refuse alors de l'inclure dans son menu. Des contraintes de dingue qui font de la cuisine un art encore plus noble... mais qui m'inquiétaient encore davantage quant à ce que j'allais trouver au fond de mon assiette !


Bah je vais vous le dire comme je le pense : je crois que je me suis rarement autant régalé de ma vie ! Des poissons et fruits de mer (bah oui, la mer n'est pas trop loin non plus) absolument divins, des viandes fondant littéralement dans la bouche, des légumes que je n'avais plus goûté depuis des années mais qui étaient ici délicieux et plus que parfaitement assaisonnés, des desserts atomiques (mention spéciale au cappuccino de chocolat blanc dont je ne suis pas encore totalement remis!)... Le pire, c'est que tout cela était à la fois parfaitement diététique mais en même temps suffisant pour moi qui suit pourtant un goinfre dans mon espèce. Un énoooorme bravo au chef (Gilles Le Gallès pour ne pas le nommer, qui est d'ailleurs un chef étoilé, excusez du peu) que j'accueillerai bien volontiers pour devenir mon cuisinier attitré. Avec des petits plats comme ça tous les soirs, j'arriverai enfin à avoir une alimentation équilibrée (bye bye mes 4 kilos en trop), tout en me régalant. 


L'après-midi, on n'a pas été gâtés par la météo et encore, je suis loin de la vérité en disant cela. De la pluie, de la pluie, de la pluie : vive la Bretagne ! C'est dommage car le programme était plutôt sympa avec une visite du village de La Gacilly. Un village très joli et qui m'a déjà beaucoup plu sous les cordes d'eau alors j'imagine que par temps radieux, cela doit être vraiment très sympa. Il faut en revanche y aller entre le 1er juin et le 30 septembre car il s'y tient alors un super festival photo dans tout le village. Directement sur les murs des maisons, sur les édifices de la ville, dans les parcs... plus de 600 photos principalement dédiées au thème de la nature et des hommes sont à contempler le temps d'une balade. Moi qui aime beaucoup ce genre de photos, c'est forcément quelque chose qui me plaisait même si cela aurait quand même été plus appréciable sans la pluie.


Ensuite, et c'était là aussi très intéressant, on a pu suivre le parcours des plantes que l'on retrouve dans les produits Yves Rocher. Maintenant, quand je rentrerai dans une boutique de la marque, je pourrais dire "Moi je sais où pousse l'arnica de tel soin ou la mauve de telle référence". Mieux encore, on a pu voir comment étaient traitées toutes ces matières premières après leur récolte car l'usine de transformation où les plantes sont séchées se trouve aussi à La Gacilly. Petit aparté d'ailleurs car ce village à une chance folle d'avoir eu Yves Rocher comme maire et entrepreneur local car il a clairement transformé ce petit village au milieu de nulle part en un site touristique où il se passe toujours quelque chose (sans parler des centaines d'emplois créés car tout part d'ici lorsque vous passez une commande Yves Rocher). Je reviendrai d'ailleurs sûrement dans un autre billet sur l'histoire d'Yves Rocher car j'ai appris pas mal de choses assez dingues, et notamment que cette success story a enfait commencé en 1955 grâce... à une crème contre les hémorroïdes. Comme quoi, sur ce coup, Yves Rocher a eu du cul ;-) ! 


Enfin bref, après cet après-midi plus qu'instructif, retour à l'hôtel pour prendre possession de nos chambres. Très jolie, à dominante de bois clair et de blanc, on s'y sent clairement bien. Petite terrasse privative sur chaque chambre,  belle douche (plus écologique que le bain ;-))... Réflexe primaire de voyageur, je m'allonge sur le lit : punaise, ce matelas à l'air hyper confortable et moelleux, je sens que je vais dormis comme un gros bébé ce soir. Mais en attendant, place à un quartier libre que je compte bien mettre à profit pour aller plonger dans un des gros points forts de l'hôtel : sa piscine à débordement placée face à une gigantesque baie vitrée surplombant toute une vallée où la forêt est légion. Magnifique et incroyablement reposant. Dans l'eau bien chaude, je contemple ce paysage qui me change de la vie parisienne, c'est le moins que l'on puisse dire. Dommage qu'elle ferme un peu tôt car je pense que de nuit, cela doit aussi valoir son pesant d'or. 


Avant de remonter pour aller manger, je profite d'un petit passage dans le hammam, autre moment de plénitude totale. C'est dommage en revanche qu'il n'y ai pas une salle de sport car à cet instant là, c'est clairement un truc que j'aurais bien aimé faire pour finir cette journée détente. Bientôt 20h déjà, il est grand temps alors de remonter me changer pour descendre au restaurant (c'est dur la vie de beauty blogueur!). Après un dîner littéralement somptueux, je retourne dans ma chambre. Après avoir allumé par réflexe pablovien la télé, je tombe sur Secret Story. Mais preuve que j'ai alors totalement quitté mes habitudes, je n'arrive pas à supporter plus de 5 minutes leurs histoires à l'eau de rose et file me coucher pour profiter au maximum de ce week-end réparateur. Bon, de toute façon, je ne pense pas qu'il y ai non plus beaucoup d'endroits où sortir et faire la fête le vendredi soir à La Gacilly !


Samedi matin, après avoir dormi comme un loir, un programme extrêmement dur et pénible m'attendait : petit-déjeuner en véranda sous le soleil enfin de retour, à nouveau piscine et hammam, puis... massage ! Bah oui, nous sommes certes dans un hôtel mais aussi dans un spa avant tout. N'ayant jusqu'alors jamais fais de soins dans un institut Yves Rocher, je partais à la découverte la plus totale. Et très honnêtement, je trouve qu'ici, la marque n'a rien à envier à certains grands instituts. Les cabines sont très jolies, la carte des soins assez large, le personnel efficace... J'ai pour ma part profité d'un modelage à la camomille, entièrement réalisé avec la crème visage & corps de cette gamme. Ce qui est rigolo, c'est que cette crème coûte 3,90 euros, ce qui est bien la preuve que finalement, on peut être massé avec à peu près n'importe quel produit, et que c'est bien les gestes de la masseuse qui font la valeur ajoutée. 


La jeune femme qui s'est occupé de moi m'a causé un dilemme : d'ordinaire, je n'aime pas trop ce que j'appelle des "papouilles", à savoir des massages qui se rapprochent plus d'effleurements, de caresses... Je préfère pour ma part les massages plus appuyés. Du coup, au début du soin, je trouvais un peu timide les gestes du protocole. Mais pourtant, je suis bien obligé d'avouer que je me suis quand même laissé aller, jusqu'au point même d'en arriver à ce stade si agréable lorsqu'on se retrouve juste à deux doigts de s'assoupir. Je pense aussi que le contexte général, favorable à la détente, a aussi participé au fait que je lâche assez vite prise. Petit bémol tout de même, les soins ne sont pas donnés je trouve. Le même prix finalement que dans d'autres instituts parisiens alors qu'ici, les produits utilisés coûtent quand même moins chers que ceux d'une autre marque d'instituts. Si l'on veut se faire deux ou trois soins dans le week-end, cela monte vite quand même.


Après un ultime régal au déjeuner, place à la dernière activité : le Yogi Walkie, une nouvelle méthode de yoga mise au point par une prof très sympathique. Bon, moi et le yoga, c'était pas gagné d'avance car dans le genre hyperactif incapable de s'interroger sur son yin et son yang, je me place là ! Heureusement pour moi, ce n'est pas un yoga statique ou de méditation mais plutôt une série d'exercices multiples et variés que l'on pratique lors d'une balade d'un peu plus d'une heure dans les bois alentours. Je ne dis pas que je vais m'y inscrire à la rentrée mais cela reste une expérience sympa et que j'ai pris plaisir à faire parce qu'à la fois rythmée et ludique. En plus, ça offre un parfait prétexte pour se balader dans les forêts entourant La Grée des Landes. Après une dernière tisane détox, il était déjà l'heure d'aller reprendre notre TGV pour retrouver le rythme endiablé de la vie parisienne. Mais 10 000 fois plus reposé et ressourcé que 48h auparavant !


Conclusion de l'histoire, c'est pour moi une adresse à se noter pour un week-end lorsqu'on cherche à se déconnecter du boulot, des problèmes en tout genre, du stress de la ville qui nous assaille sans qu'on s'en rende toujours compte... Je pense qu'il ne faut pas partir plus de deux/trois jours car c'est suffisant pour voir tout ce qui est à voir. Le bon côté des choses, c'est que l'hébergement en lui même est très correct pour un hôtel de ce standing (135 euros la chambre), ce qui permet du coup de se faire quelques plaisirs sur les soins et le restaurant. Ce qui est certain en tout cas, c'est que c'est typiquement le genre de trucs qui peut être génial de faire en amoureux, pour se retrouver tranquillement en tête à tête (sans les enfants je pense car eux risquent par contre de s'ennuyer un peu). D'ailleurs, pour un anniversaire ou une occasion un peu spécifique, il y a une super expérience à s'offrir avec une cabane dans les arbres que l'on peut privatiser. Dans le genre "retraite coupé du monde mais avec tout le confort dont j'ai besoin", on fait difficilement mieux !


Voilà, vous savez tout ! Est-ce que peut-être certain(e)s d'entre vous ont déjà eu l'occasion de partir à La Grée des Landes ? Si oui, j'avoue que je suis assez curieux de connaitre vos expériences et savoir ce que vous avez pensé de ce lieu pour le moins atypique. Et si non, est-ce le genre d'endroits qui vous donnent envie où est-ce que vous êtes plutôt thalasso ou autre genre de week-end bien-être ? Le week-end de rêve pour vous, ce serait quoi, et surtout où ?! Vous connaissez vous d'autres endroits de ce genre où l'on déconnecte totalement ?

17 juillet 2012

Les limites de la beauté illimitée...


Whaouh, pire qu'un titre de billet, on croirait cette phrase tout droit sortie du bac de philo du mois dernier ! Mais bien plus terre à terre que les questions existentielles de Freud et d'Aristote réunis, c'est de quelque chose de bien plus concret dont il va être question aujourd'hui sur cette Planète. Depuis la semaine dernière en effet, je vois poindre à droite à gauche dans la presse des articles dédiés au nouveau concept présenté comme révolutionnaire par sa créatrice Hapsatou Sy : la beauté illimitée. 

Hapsatou Sy, vous voyez de qui il s'agit ? Non ? C'est normal ! Vous l'avez peut-être vue sans le savoir dans l'émission (pas passionnante au demeurant) "L'inventeur de l'année" sur M6 où elle faisait partie du jury. Mais c'est surtout en tant que créatrice des salons Ethnicia, où est dorénavant proposé ce fameux concept de "beauté illimitée", qu'elle a fait ses armes en beauté. Avant de continuer plus en avant le développement de mon propos, un bref aparté pour préciser qu'il est question dans ce billet du format de "beauté illimitée" en lui même. Et s'il se trouve qu'il est pour le moment proposé dans les salons d'Hapsatou Sy, je tiens à préciser que je ne m'en porte aucunement garant. Pour tout vous dire, j'entends régulièrement des choses pas très jolies jolies sur les backstages du business Ethnicia et l'essor de ses boutiques, qui font que je préfère inviter à la plus grande prudence.


Enfin bref, fermons cette parenthèse car néanmoins, Ethnicia jette un pavé dans la mare avec sa nouvelle offre de beauté illimitée. Pour vous donner une idée, c'est un peu comme lorsque Free a déboulé sur le marché des télécoms avec ses offres all inclusive, générant par la même occasion une nouvelle façon de consommer le téléphone, l'internet... Si t'as Free, t'as tout compris, et dorénavant, si t'as Hapsatou Sy, t'as tout compris aussi ! L'idée générale se résume on ne peut plus facilement : contre un forfait mensuel allant de 79€ à 249€ par mois, on peut profiter sans limite de différentes prestations beauté. Bien vu car finalement, c'est vrai qu'entre les rendez-vous chez l'esthéticienne, le coiffeur, la manucure, l'épilation... l'addition beauté grimpe finalement assez vite. C'est là la force des centres de beauté globaux qui réunissent tous les métiers de la beauté sous une même enseigne et peuvent ainsi proposer des tarifs attractifs pour fidéliser une clientèle souvent très volage. 

Toute la question est donc de savoir s'il faut ou non craquer pour ce genre d'offre ? Pour trancher dans le vif du sujet, je vous propose de décortiquer rapidement l'offre d'entrée de gamme, qui coûte quand même la bagatelle de 79€ par mois. Voyons donc ce dont elle permet de profiter sans limites : shampooing / crème / soin / coiffage (mouais, pas de prestation coupe, c'est toujours un peu dommage de passer par la case coiffeur si ce n'est pas pour profiter d'un petit rafraîchissement de notre coupe, non ?), pose de vernis mains et make-up flash. C'est tout ? Et bien oui ! Franchement, ça coûte combien une pose de vernis ? 5€ chez Culture of Color avec OPI, c'est ça ? Autant dire que pour 79€, on peut déjà s'en payer un paquet sans forcément se bloquer avec un abonnement. Pour moi vous l'aurez compris, cette formule ne casse pas deux nageoires à un sanglier (oui, j'en ai marre des "trois pattes à un canard" alors j'ai décidé de remixer les expressions de la langue française aujourd'hui!).


Quitte à craquer pour un forfait, j'ai presque envie de dire que celui de 99€ vaudrait presque plus le coup. Baptisé Bronze, il comprend en plus des trois prestations du forfait initial le droit de profiter de coupe de cheveux, soin capillaire défrisage, coloration, pose de vernis pieds, beauté des mains, et épilation visage. Pour "seulement" 20€ de différence, j'ai presque envie de dire qu'il n'y a pas vraiment d'hésitation à avoir, vous ne trouvez pas ? Le forfait encore supérieur (Silver qu'il s'appelle, comme David dans feu Beverly Hills!) ajoute lui aussi pas mal de choses qui donnent envie (la beauté des pieds, les soins visage 30 minutes, le maquillage jour et soirée et les mèches flash) mais pour se l'offrir, il faut franchir un sacré gap et être prêt à concéder un abonnement à 149€ par mois. Si l'on fait le détail de toutes les prestations dont on peut profiter en illimité, c'est clair que c'est intéressant mais faut-il encore pouvoir les sortir tous les mois. A l'année, on est quand même sur un budget à près de 1 800 euros, ce qui est loin d'être un investissement négligeable.

Viennent enfin deux derniers forfaits encore plus complets, l'un à 199€ réunissant toutes les prestations précédemment citées auxquelles s'ajoutent l'épilation corps, les soins visage d'une heure, balayage et même jusqu'à 4 lissages brésiliens dans l'année.Le forfait ultime à 249€ n'apporte pas grand chose de supplémentaire, sauf pour les femmes souhaitant se faire des extensions et qui pourront ici en profiter deux fois par an. Comme cela fait pas mal d'infos, je vous indique ICI le lien vers un tableau récapitulant un peu tous les niveaux de prestations. Maintenant que vous savez tout, reste à se poser la question existentielle : est-ce que ces forfaits présentent un intérêt réel ? Partons par exemple sur le forfait intermédiaire, celui à 149€ mensuel, qui couvre effectivement une bonne partie des besoins beauté d'une cliente lambda. Pour que cela soit intéressant, une seule condition : que la somme que ce que l'on dépense par mois à droite à gauche soit supérieure à ce montant. Par curiosité, est-ce que vous savez si c'est le cas pour vous ?


Je ne voudrais pas faire mon rabat-joie mais je pense que ce n'est quand même pas le cas de grand monde. Car si l'on part sur cette base et que l'on y ajoute ensuite tous les produits cosmétiques à proprement parler, cela ferait que chaque française aurait un budget de plus de 200€ mensuels pour la beauté, ce qui me parait quand même énorme non ? Mais au delà du simple tarif, c'est surtout les questions annexes qui me font douter du succès de ce genre d'offres. Car je pense qu'on est quand même pas mal à avoir nos petites habitudes avec notre petit salon de coiffure ici, notre petite esthéticienne par là, le bar à ongles dans le quartier du bureau et où l'on fait un saut à la pause dèj... Du coup, pour tout miser sur un seul salon, il faut vraiment être sûr de son coup et de la qualité du personnel qui y travaille. Et puis question con mais lorsqu'on part en vacances trois semaines, on doit quand même payer son abonnement ? Si oui, bonjour la rage !

Enfin bref, et comme toujours de toute façon, c'est vous qui allez avoir le dernier mot en me disant dans les commentaires ce que tout cela vous inspire ?! Sur le concept en lui-même d'abord, est-ce que vous vous sentiriez prêt(e) à souscrire à ce genre d'abonnements ? Si oui, quelles seraient vos motivations principales (le prix, la praticité... ?) et à l'inverse, si non, quels sont les freins qui vous font penser que ce genre de choses n'est pas fait pour vous ? Des cinq forfaits proposés par Hapsatou Sy, quel est celui qui sur le papier vous semble le plus intéressant. Avez-vous d'ailleurs une idée de ce que vous dépensez mensuellement dans les lieux de beauté (hors produits bien sûr, jusque en prestations soins, manucure, coiffeur...) ? J'imagine que cela doit finalement être assez fluctuant selon que vous ayez besoin d'aller faire une coloration, envie de vous offrir un super soin... Enfin bref, encore beaucoup de questions, je sais que je suis curieux mais que voulez vous, c'est plus fort que moi !

29 avril 2012

Peel ou face ?


Vous vous souvenez que la semaine dernière, je vous racontais avoir été me faire une manucure à l'institut Nickel. Et bien en fait, je ne vous ai pas encore tout raconté quant à mon samedi après-midi car cela n'était en fait que le préambule d'une grosse journée placée sous le thème de la beauté. Une journée dont le point d'orgue était mon "dépucelage" du peeling, un truc que j'avais envie de faire depuis longtemps mais pour lequel je n'avais jamais osé franchir le cap.  Enfin si bien sûr, il est déjà arrivé que dans certains protocoles de soin que j'ai eu l'occasion de faire, il y ai une sorte de peeling light, mais ça en était plutôt une version édulcorée simplement à base d'acide de fruits, pas le vrai peeling que l'on s'imaginerait faire chez le dermato par exemple. Et pour mon baptême, j'ai eu la chance d'être entre des mains expertes puisque j'ai été invité par Filorga à découvrir leur tout nouvel institut qui a ouvert il y a quelques mois maintenant.


Avant d'ailleurs de vous parler du peeling en lui-même, quelques mots justement sur ce nouvel institut qui est juste MAGNIFIQUE, et je pèse mes mots ! Plus blanc encore qu'une publicité pour les produits laitiers, il est à la fois moderne et épuré. Moi qui aime le côté dépouillé en déco (vous verriez chez moi, il y a pas un seul bibelot qui traîne !), j'ai trouvé que c'était un endroit qui invitait véritablement à la détente et à la sérénité. Avec seulement deux cabines, on n'est pas du tout dans le genre d'institut où l'on peut parfois avoir la désagréable impression de n'être qu'un client parmi les cinquante qui vont passer aujourd'hui. Et en plus, parmi ces deux cabines, il y en a une au sous-sol (celle que j'ai eu la chance d'avoir, trop cool!) qui est juste magique et que vous pouvez d'ailleurs voir en photo juste en dessous. Elle n'est pas fermée par des murs et une porte mais par un rideau immaculé qui crée autour de nous une sorte de bulle de plénitude. Si vous avez l'occasion de faire un soin dans cet institut, demandez (de ma part!) si c'est possible d'aller là car c'est vraiment canon.


Donc, imaginez que j'étais allongé sur ce fauteuil chauffant, prêt à livrer ma peau aux joies de l'acide glycolique... Ce que j'ai apprécié, c'est que Justine, la jeune femme qui s'est occupé de mon cas, m'a d'abord tout bien expliqué avant de commencer. Bah oui, moi j'aime bien savoir ce qui m'attend, surtout que je suis quand même du genre froussard lorsqu'il s'agit de ma peau ! Là en clair, le sort qui m'était réservé, c'était un peu le Grand 8 du pH cutané, une sorte de Tonnerre de Zeus cosmétique, de Space Mountain épidermique ! Car il faut bien le dire, un peeling n'a rien de naturel et c'est d'ailleurs bien pour cela que je ne voulais pas le faire n'importe où ! Justine donc m'explique qu'elle va procéder à un "peeling superficiel à variation séquentielle". Comme elle a du voir que mes moyens intellectuels étaient au ralenti en ce samedi après-midi, elle m'a réexpliqué ça avec des mots que mon cerveau assimilait mieux ! En clair, on allait diminuer progressivement le pH de la peau (qui est à la base aux alentours de 5,5), d'abord avec une lotion purifiante dosée à 5% d'acide glycolique (pour descendre le pH à 4,5) puis ensuite avec un second produit cette fois concentrée à 20% d'acide glycolique (sachant qu'en cabinet d'esthétique, les seuils sont bien plus importants et varient entre 50 et 70%).


Dans les faits, autant ne pas se le cacher, ce n'est pas forcément agréable car sur le coup, cela provoque fatalement quelques sensations de picotements et de démangeaisons. Bon attention, rien d'horrible non plus hein, cela reste assez léger (je le précise quand même car je vous vois déjà vous imaginer qu'on a la tête en feu et envie de se gratter comme si on avait la varicelle doublée d'un milliard de piqûres d'orties et de boutons de moustiques!). Non, cela reste plus que supportable et puis de toute façon, vous savez bien qu'il faut souffrir pour être beau ! Après être descendu jusqu'à 2, on continue de faire faire du yoyo au PH en le remontant jusqu'à 8 avec l'application d'une solution neutralisante à base de glycérine et de bicarbonate de sodium. Là, Justine me demande si je ressens encore des picotements et j'avoue que ce n'est pas évident de faire la distinction entre ce qui pique et ce qui chauffe ! A la fin, le peeling se termine par la vaporisation d'une brume aux algues brunes qui va faire revenir l'équilibre cutané à son niveau normal.

Je ne vais pas vous l'apprendre, le peeling présente pas mal d'avantages parmi lesquels un grain de peau affiné et des pores resserrés, mais aussi un teint plus éclatant... Normalement, pour en tirer le meilleur parti, Filorga conseille de faire trois sessions avec une séance tous les 7 à 10 jours, et qui dure à chaque fois un peu plus longtemps pour agir en profondeur (2 minutes la première fois comme j'ai eu, 4 la seconde et 6 la troisième). Même si je ne doute pas un instant que le résultat aurait été encore plus bluffant avec trois séances, j'ai quand même perçu quelques améliorations sur ma peau après ce peeling one shot. Pas forcément au niveau de l'éclat du teint d'ailleurs mais surtout sur son unicité. Je constate clairement depuis la semaine dernière, tous les matins peau nue devant le miroir,  que mon grain de peau est comme affiné,  le teint me semble plus oxygéné, plus frais tout simplement.


Un bénéfice qui n'est d'ailleurs peut-être pas qu'à créditer que sur le compte du peeling car j'ai découvert une autre technique samedi (oui, c'était décidément la journée de la découverte!) : la cryothérapie. Alors non, pas la cryothérapie au sens premier du terme, à savoir me faire congeler comme Michael Jackson pour qu'on me ressorte dans 150 ans, dans un futur que même mes talents de visionnaire ne saurait imaginer. Non, non, le Cryolift qu'on propose chez Filorga est plus simplement l'application d'un cocktail de mésothérapie (acides aminés, vitamines, minéraux...) qu'on va faire pénétrer dans la peau à l'aide d'un instrument qui va descendre localement la température de la peau de 18 degrés (elle passe ainsi de 37° à 19). L'idée est que le froid est censé faire se contracter tous les petits vaisseaux sanguins qui vont ainsi se gonfler puis se dégonfler (comme le ventre lorsque vous inspirez/expirez) et ainsi parait-il mieux pomper et assimiler les principes actifs du soin appliqué à la surface de l'épiderme. CQFD !

Sans compter bien entendu les bienfaits du froid à proprement parler, comme par exemple sa capacité là aussi à resserer le grain de peau, ou bien encore sa faculté à lifter les traits et reglaber l'ovale du visage, Moi bien entendu, du haut de mes 27 printemps (enfin, 28 dans quelques jours maintenant, snif!), c'était plus difficile de jauger les résultats, Je pense que c'est une technique qui est très certainement intéressante sur les peaux les plus matures que la mienne (à partir de 40 ans pour dire les choses clairement) mais de mon côté, les résultats n'étaient pas forcément flagrant (j'ai pu le constater car le soin fonctionne par demi/visage et on peut faire un check miroir à la moitié du visage, pour comparer les deux). En même temps, et pour être honnête, je ne suis pas non plus un bon client pour ce genre de choses car j'ai les pommettes bien galbées (lol, je rigole moi même en écrivant cette phrase qui est un peu étrange, je vous le concède!), et donc du coup, j'ai déjà cet effet lift naturellement. Par contre, sur les cernes et le contour des yeux, j'ai trouvé qu'il y avait effectivement un mieux notable après l'application du sérum réfrigéré, mon regard semblait moins fatigué. Et sur le grain de peau aussi d'ailleurs, cela venait encore doper les résultats du peeling...


Ensuite, le protocole que j'ai eu la chance de suivre se poursuit de manière plus classique avec l'application d'un masque, d'un modelage du visage, puis des mains... Entre les mouvements précis et doux de Justine et le silence total qui régnait dans la cabine drapée, je me suis même senti partir doucement vers un état ayant quand même fortement tendance à ressembler au sommeil ! A la fin de cette heure quinze placée sous le signe de la zénitude et de la technicité, il a bien fallu revenir à la réalité. Un passage obligé devant le miroir pour constater les bénéfices du soin, puis moi et mon grain de peau affiné sommes repartis dans le tumulte de Paris (craquant d'ailleurs, juste à la sortie de l'institut, dans une atomique boulangerie, pour un financier dont le délicieux goût d'amande était juste à tomber, je vous le conseille aussi!). Avec la certitude de revenir un jour ici... et aussi l'idée d'y envoyer ma Maman pour la fête des mères !


En résumé, l'espace anti-âge Filorga, je vous le conseille si...

- vous recherchez un lieu où l'on se concentre plus sur l'efficacité des protocoles que sur le côté sensoriel (ici, pas de soins aux parfums divins ou aux textures voluptueuses, c'est le résultat final qui compte avant tout).
- vous avez envie de tenter l'aventure du peeling soft, avant peut-être d'en tenter un dans un cabinet esthétique.
- avez envie de tester de nouvelles méthodes anti-âge (la cryothérapie, la luminothérapie...).
- vous aimez les instituts à la fois épuré et raffiné, et où l'on sait aussi vous mettre à l'aise.

Côté prix, les protocoles de soins coûtent pour la plupart 115 euros le soin de 75 minutes, ce qui n'est pas non plus excessif. Je sais que certains vont grincer des dents en lisant cela car 115 euros représentent toujours une somme mais pour le coup, sur Paris et compte tenu de la technicité des soins, de la compétence du personnel, des soins utilisés (il ne s'agit pas des soins Filorga que l'on trouve en pharmacie mais d'une gamme professionnelle que vous pouvez d'ailleurs acheter uniquement à cet institut)... je trouve que cela reste plutôt acceptable. A partir de 40 ans et lorsqu'on recherche des vrais résultats sur l'anti-âge, je pense que c'est une adresse qui vaut le détour...


Peut-être d'ailleurs certain(e)s d'entre vous ont déjà eu l'occasion d'aller à l'Espace Anti-Age Filorga ? Si oui, n'hésitez pas à confronter votre expérience avec la mienne, c'est toujours intéressant d'avoir plusieurs ressentis. Et sinon, vous saviez vous qu'il existait celle ligne Filorga Professionnal, accessible au grand public et encore plus concentré en actifs que les produits les plus connus de la marque ? Niveau prix, ce n'est pas plus cher que ce qu'on trouve en parfumeries, cela peut être une piste à creuser. Et pour en revenir en peeling, c'est quelque chose que vous avez déjà essayé, qui vous attire, qui vous laisse totalement insensible... ? Moi en tout cas, c'est quelque chose que je referai certainement car j'adore définitivement tout ce qui relève de l'exfoliation chimique... 


Bon lundi férié à celles et ceux qui ont la chance de faire le pont, et surtout bon courage à ceux qui comme moi vont devoir aller bosser demain (la vie est cruelle). De mon côté, et pour atténuer le fait de devoir aller au bureau, j'ai calé un RDV sympa puisque pour la première fois de ma vie (décidément...), je vais passer entre les mains d'un barbier (et du coup, cela fait 4 jours que je me rase pas, je ressemble à rien mais c'est pour la bonne cause) !

24 juillet 2011

Petite escale en Polynésie (concours inside)


Dites donc, vous n'auriez pas comme l'impression que j'ai un peu loupé l'une de mes résolutions de l'année 2011 ? Je me revois encore vous dire en janvier que j'allais essayer de m'astreindre au rythme d'au moins un soin en institut par mois. Au début, je m'étonnais moi-même d'être d'une régularité presque exemplaire : Nuxe en février, Les Anges ont la peau douce en mars, Thalgo en avril... tout commençait parfaitement. Mais alors depuis mai, c'est devenu n'importe quoi cette affaire là ! Pas un seul soin du visage ni un seul massage découvert ces trois derniers mois, et vous n'êtes même pas là pour me taper sur les doigts ! Heureusement, j'ai sauvé le coup de justesse en juillet en me rendant vendredi soir après mon travail, sous une pluie battante et dans un froid de canard, à l'institut Cinq Mondes.


Pour les parisiennes et d'une manière plus générale pour toutes celles qui connaissent un peu la capitale, l'institut se trouve à moins de 3 minutes à pied de l'Opéra. Ça m'a étonné car j'erre souvent dans ce quartier là et je ne l'avais jamais vu. Il faut dire que l'endroit est un peu "caché" au fond d'une impasse (6 Square de l'Opéra Louis Jouvet), genre "bonne adresse un peu en retrait et réservée aux initiés". Guidé par mon Iphone et mon plan Mappy (mon sens de l'orientation naturelle est proche de zéro), je trouve le lieu sans trop de difficultés et arrive à 18h25 pour un rendez-vous à 18h30, timing au poil ! J'arrive dans une assez spacieuse pièce dans lequel se trouvent des banquettes et surtout, sur des étagères, toutes les références de la laaaaarge gamme Cinq Mondes. Après avoir posé mon parapluie trempé à la porte, je commence donc à jeter un oeil à tout cela lorsqu'une dame m'accueille avec un grand sourire pour me demander si elle peut m'aider. Je lui explique que je suis invité pour découvrir le nouveau Massage Sublime de Polynésie. Elle prend mon nom, check sur son ordinateur et m'invite à descendre me changer. On me guide pour cela dans une pièce qui est une sorte de vestiaire (plus smart que celui d'un stade de foot, rassurez-vous) où l'on me remet un peignoir, une paire de chaussures jetables... et le fameux petit string noir que j'aime tant ! Je note quand même que celui-ci semble un peu "mieux" que ceux que l'on m'a parfois donné dans d'autres endroits de bien-être. Il doit y avoir différents niveaux de qualité dans le catalogue des fournisseurs d'instituts, et là coup de chance, on était dans le string jetable de luxe !


Une fois mes affaires de ville au placard, et habillé comme un curiste retraité de thalasso, on m'invite à me rendre dans une salle de repos où l'on me propose un thé. Même si je sors alors d'un press tour de 3 jours où j'ai fais découvrir les infusions Krocus Kozanis aux journalistes - et où j'ai du coup moi même bu des litres et des litres de thé ! - j'accepte poliment ! Je m'assois sur une espèce de chaise longue molletonnée et déguste tranquillement cela. Sur la petite table où est posé le plateau, une fleur retient mon attention. Enfin, je devrais dire une fausse fleur puisqu'il s'agit d'une orchidée en plastique. Je souris intérieurement car j'ai une théorie bien nette de la fleur artificielle dans les endroits de luxe : oui, on peut la tolérer à des endroits où le client ne peut pas les toucher et reste donc dans le doute s'il s'agit d'une vraie ou d'une fausse plante, mais non comme ici où l'on peut toucher un pétale et se rendre compte que c'est du fake ! Ça casse tout de suite le côté prestige d'un endroit je trouve. Mais bon, tout cela est du détail et je ne le remarque que parce que je suis du genre à tout analyser perpétuellement. Le plus important est ce qui m'attend, le massage.


Cela tombe bien, on vient me chercher à l'heure précise. Présentation de circonstance (elle s'appelle Nadège), et l'on rejoint la salle de massage. Grande. Très spacieuse même, puisqu'en plus de la table se trouve aussi une grande et jolie baignoire en bois. Lumière tamisée et température agréable, on s'y sent immédiatement à l'aise. Les portes coulissantes et la petite musique d'ambiance évoquent immédiatement l'Asie, ce qui n'est pas pour me déplaire. Nadège m'invite à retirer mon peignoir puis à m'allonger sur le dos. Je m'exécute docilement (bah oui, je suis un mec obéissant au fond !) tandis qu'elle replace une grande serviette sur moi. On rentre directement dans le vif du sujet. De sa plus douce voix, Nadège m'invite à me détendre et à me laisser aller. Elle me demande de respirer profondément en gonflant bien mon ventre, puis d'expirer tout doucement tout en étirant bien ma tête vers l'arrière. Pendant ce temps, elle exerce quelques mouvement rapides sur l'ensemble de mon corps pour "faire circuler les énergies". Quelques pulvérisations de la Pluie de pétales de fleurs d'oranger au dessus de ma tête marque, tel un gong, le véritable début du protocole.

Le travail commence par mon bras droit. Je sens sur ma peau le produit servant au modelage. De manière assez étonnante, il est assez frais. Pas froid bien sûr, mais assez frais quand même. J'apprendrai par la suite qu'il s'agit en fait d'un mélange de l'Huile Sublime et du Baume Sublime Cinq Mondes, deux nouveaux produits à base de Noni et de Monoï. Je ne connais pas l'odeur du Noni (je ne sais d'ailleurs même pas à quoi cela ressemble!) et serai donc bien incapable de dire si on la retrouve ici, mais en tout cas, celle du Monoï est sans aucun doute bien présente. Néanmoins, c'est un parfum de Monoï assez discret, et pas du tout entêtant. Je précise aussi, car c'est souvent ce qui vient à l'esprit lorsqu'on parle de Monoï, que ce n'est ici pas du tout un produit gras ou collant. D'ailleurs, on peut très bien - comme moi d'ailleurs- se rhabiller directement après le soin, sans avoir à prendre de douche ou à s'essuyer pendant 15 minutes avec sa serviette.


Dès le démarrage du massage, je note qu'il se distingue au niveau des pressions exercées. J'ai l'impression que Nadège n'utilise presque pas ses doigts dépliés, je ressens plutôt des pressions exercées par ses points et ses avant-bras. Tant mieux d'un sens car moi qui préfère les massages assez appuyés aux simples papouillages risque d'y trouver mon compte. Autre chose que je note dès le départ, c'est un massage qui s'annonce assez complet. Rien que sur le bras droit, le nombre de gestes différents pratiqués est déjà important, et chacun d'entre eux est en plus repris plusieurs fois de suite. C'est l'avantage des soins d'1h30, où le masseur a du coup vraiment le temps de dénouer un à un tous nos points de tension. Et à ce niveau là, Nadège va d'ailleurs avoir pas mal de boulot... Je me dis d'ailleurs que je dois être le pire Client dont un masseur pourrait rêver car 1) même si je ne m'en rends pas forcément compte, je suis toujours très tendu et 2) mon cerveau ne lâche quasiment jamais prise, je suis toujours en train de cogiter à des trucs, surtout en ce moment où j'ai pas mal de choses dans la tête (dont je vous parlerai d'ailleurs bientôt).

En même temps, c'est typiquement pour des personnes comme moi que ce massage semble avoir été mis en place. Permettez-moi pour vous le prouver de vous lire ce qu'en dit Cinq Mondes : "Le massage du Lomi Lomi est pratiqué par les guérisseurs traditionnels des îles selon le principe d'harmonie entre le corps et l'esprit. Grâce à de grands mouvements fluides et rythmés effectués avec les avant-bras, les coudes et les mains, les blocages énergétiques (physiques, émotionnels) sont libérés, pour atteindre le bien-être total". Vous m'en mettrez un carton svp ! Comme à chaque fois que je démarre un soin, j'ai eu du mal à me laisser aller. Je me surprends moi-même à réfléchir à des trucs qui n'ont pourtant aucune importance ("J'ai un doute, est-ce que j'ai bien répondu au mail de Bidule avant de quitter le bureau ?", "Il faut pas que j'oublie de racheter une ampoule en courses demain, pour remplacer celle qui a grillé dans ma salle de bains cette semaine"... j'en passe et des meilleures !). J'ai envie de me coller des baffes lorsque je fais ça plutôt que de profiter de l'instant présent !


Nadège n'a pas l'air de s'en inquiéter et continue minutieusement chacun de ses gestes. Comme d'habitude, le massage des mains, et plus particulièrement des doigts, est un véritable plaisir pour moi. De manière plutôt surprenante, elle enchaîne ensuite sur... ma jambe gauche ! J'avoue qu'après le bras droit, je ne m'y attendais pas forcément. Elle m'expliquera ensuite que ce protocole de massage est justement élaboré dans un ordre un peu inédit pour faire perdre un peu ses repères au massé et l'aider à s'abandonner encore plus rapidement. Je note pas mal de gestes intéressants à ce niveau du massage, dont un que je trouve très agréable. Je vais essayer de vous l'expliquer avec des mots même si c'est loin d'être évident (la prochaine fois, je fous une caméra sur un trépied dans la cabine et je vous laisserai regardez le film, ce sera sans doute plus clair pour vous !). En fait, elle replie ma jambe, voûte plantaire posée sur la table, et entoure ma cheville et ma cuisse de ses avant-bras. Là, elle exerce quelques pressions montantes et ascendantes qui, sans que je puisse vous expliquer pourquoi, sont véritablement bienfaisantes je trouve. Le travail sur les pieds est lui aussi très sympa, ce qui est moins étonnant je vous le concède lorsqu'on sait toutes les terminaisons nerveuses qui s'y trouvent. Là encore, je sens que la plupart des gestes s'opèrent avec les poings fermés ou les avant-bras, me faisant au passage la réflexion que pour les gens qui sont un peu chatouilleux comme moi, c'est presque plus pratique qu'un massage avec les doigts !


La jambe gauche puis le bras droit, le massage se poursuit paisiblement. A aucun moment, comme à la Villa Thalgo, les mains de Nadège ne quittent mon corps. Je souris d'ailleurs en y rependant parce que cela ne doit pas être évident de ne pas rompre le contact lorsqu'on doit passer du pied d'un massé à son bras inverse, tout en reprenant un peu d'huile de massage au passage ! Il faut avoir un petit côté Xmen pour y arriver je pense ! A ce stade là, je sens que je commence - enfin, me direz-vous - à vraiment me détendre. Une sensation qui va aller crescendo lorsque Nadège commence à s'atteler au massage du visage et de la nuque. Elle place tout d'abord une serviette sur la partie supérieure de ma tête pour quelques mouvements exercés cette fois avec la pulpe des doigts. Mais c'est surtout les gestes sur la nuque et le cuir chevelu qui vont me faire basculer dans le mode détente absolue. Du coup, lorsqu'au bout de quelques minutes, Nadège me demande de me retourner sur le côté droit, j'avoue qu'il me faut quelques secondes pour me rappeler où est ma droite de ma gauche !


Un massage sur le côté, j'avoue que je ne l'avais jamais eu celle là... En position semi-foetus, je sens une sensation de chaleur parcourir mon dos. Un truc super agréable et vient successivement se poser sur mon coccyx, dans le creux de mon dos, de mes épaules, sur ma nuque... Il s'agit en fait d'une pierre volcanique chaude que Nadège fait circuler sur les points d'énergie clés du corps selon les guérisseurs polynésiens. Après cela, je dois cette fois m'allonger sur le ventre pour passer au massage de l'arrière du corps. Là, rebelote, et à nouveau, mains, avant-bras, pieds, jambes, dos... sont un à un massés longuement et assez vigoureusement. Lissages et pétrissages se succèdent pour dénouer une à une les tensions récalcitrantes. La relaxation est encore plus flagrante car pour ma part, je suis du genre à plus facilement m'abandonner lorsque je suis sur le ventre (c'est d'ailleurs comme ça que je préfère dormir, c'est un signe ça!). A ce moment là du jeu, je n'ai plus la moindre idée du l'heure qu'il est, s'il reste encore beaucoup de temps, s'il pleut toujours dehors, si j'ai bien répondu au mail de Bidule avant de partir du bureau et je me fous d'oublier de racheter une ampoule pour ma salle de bains ! Non, non, je suis en Polynésie et je suis tranquille !


On arrive alors doucement mais sûrement à la fin du soin. Je comprends que c'est réellement terminé lorsque, comme pour le gong de départ, Nadège pulvérise à nouveau un peu de pluie de pétales à la fleur d'oranger au dessus de moi. Elle m'extirpe doucement de ma léthargie en me disant qu'elle va s'absenter une petite minute le temps de me laisser revenir à moi tranquillement. Lorsqu'elle revient, elle me fait m'asseoir doucement sur la table. Quelques derniers gestes dans le dos et elle me propose d'aller prendre un dernier thé. A mon grand étonnement, je décline l'offre. Malgré la semaine de folie que j'ai eu, je me sens beaucoup moins fatigué qu'en arrivant à l'institut. Bienfait du massage ? Je n'en sais rien mais ce qui est sûr, c'est qu'il doit être environ 19h30 et que j'ai envie d'aller en profiter pour aller me balader un peu. Je vais me rhabiller tranquillement, jette mon magnifique string noir (je le précise car vous allez croire que je l'ai ramené chez moi après!) et remonte à l'étage. Je salue et remercie, attrape mon parapluie à la porte et vois qu'une belle éclaircie baigne toute la baie vitrée de l'institut des rayons du soleil. Ah me dis-je, je ne suis pas totalement fou et savais bien que j'étais arrivé en Polynésie !


LE CONCOURS


Envie vous aussi de découvrir cette petite escapade polynésienne ? Cela tombe bien car c'est justement ce que j'ai à vous proposer aujourd'hui. Pour jouer, il va tout d'abord falloir me dire ce qui vous ferait le plus plaisir : venir découvrir le Massage Sublime de Polynésie (d'une valeur de 115€ et cela soit à l'institut de Paris comme moi mais c'est aussi possible à celui de Lyon si vous êtes dans la région) ou bien recevoir chez vous l'Huile et le Baume Sublime utilisés dans ce protocole, accompagnés en plus du gommage à la noix de coco de la même gamme (hum, ça doit pas être mal non plus cette affaire là!). Puis pour tenter votre chance, rien de plus simple, je vais vous laisser me faire rêver ! Puisque ce protocole Cinq Mondes met la Polynésie à l'honneur, je vous propose de parler voyages ! Bah oui quoi, c'est les vacances et il fait un temps de chien depuis trois semaines alors autant en profiter pour partager un peu nos jolies expériences autour du globe. Du coup, je vous propose simplement de me dire dans les commentaires, soit quelle a été la destination où vous avez eu la chance de vous rendre et qui vous a le plus marqué, ou bien, si comme moi vous n'avez pas spécialement beaucoup de tampons sur votre passeport, l'endroit où vous rêveriez de découvrir un jour. Chances doublées pour celles et ceux qui font part du concours à leurs amis sur Facebook ou leurs followers sur Tweeter, et triplées pour les blogueuses qui en informent leurs lectrices, tout comme d'habitude ! On se dit que, vacances oblige, je vous laisse jusqu'au 14 août pour tenter votre chance ? Et que je dévoilerai dans la foulée qui aura la chance, au moins cosmétiquement parlant, de s'évader du côté de Bora-Bora... Good luck everybody, et bonne fin de week-end.

EDIT 23 AOUT 2011

Alleluïa, j'ai trouvé la motivation et le temps pour faire le tirage au sort de ce concours ! Oui parce que souvent, j'avais ou l'un ou l'autre mais beaucoup de mal à les synchroniser au même moment ! Du coup, tout à l'heure, je me suis replongé dans tous vos commentaires et je crois que je suis foutu, car ça m'a grave donné envie de repartir en vacances ! C'est pire que de regarder Ushuaia TV que de lire vos récits de voyages dans des endroits démentiels et où, chose exceptionnelle, il y avait même du soleil ! Enfin bref, je ne fais pas durer le suspense plus longtemps et vous annonce que c'est FASHION GEEKETTE qui a été tirée au sort ! J'avoue que je suis content pour elle car son commentaire était une petite tuerie et m'a fais voyager lorsque je l'avais découvert pour la première fois ! Le hasard a donc bien fais les choses pour le coup ! A toutes celles et tous ceux qui sont un peu déçu, je vous l'assure, ce n'est pas le moment de se laisser abattre. Ce serait trop dommage au moment même où s'apprête à débarquer le nouveau concours du centenaire !

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