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13 octobre 2014

La cosmeto food ne fait plus recette...


Comme pour nos fringues, la mode en matière de cosmétique va et vient au fil des saisons. Et ce qui était encore tendance il y a quelques années en matière de soins semble aujourd'hui perdre du terrain (mais reviendra sûrement dans quelques années puisque tout n'est qu'un éternel recommencement !). Vu le titre de ce billet, vous comprenez que lorsque j'écris ces lignes, je pense évidemment à la grosse tendance de cosméto food qui a soufflé il y a quelques années. Vegetable(s) chez Sephora, Fruit Forever chez Nocibé : certains projets avaient commencé depuis quelques mois à se faire la malle, disparaissant discrètement des linéaires et de nos écrans radars par la même occasion... Mais ce phénomène s'est encore amplifié puisque j'ai remarqué que Sephora avait déréférencé Yes To (Cucumbers, Tomatoes...), que le groupe Nuxe avait revendu cet été sa marque Dr Renaud (preuve à priori qu'elle n'était guère plus stratégique pour eux mais ce qui sera sûrement au final une belle opportunité pour la marque de se redéployer) ou encore que Belle à Croquer allait aussi disparaître des grandes surfaces (snif, RIP petit masque à la guimauve que j'aimais tant).



Pas forcément évident d'expliquer pourquoi tous ces projets en sont là aujourd'hui mais on peut quand même se risquer à quelques hypothèses. Moi perso, je pense déjà que le fait que toutes ces marques n'étaient pas très green dans leur formule n'a pas forcément aider à la cohérence du discours. On met en avant des fruits, des légumes, la nature... mais si à côté du discours green, la formule est chimique à souhait, on marche sur le fil. Et puis aussi le prix, un peu élevé pour des produits à base de tomates et de concombres, des ingrédients somme toute très basiques et qui ne justifient pas facilement de vendre des produits à des tarifs trop élevés. D'ailleurs, parmi les dernières marques qui continuent de s'en sortir sur ce créneau, la plupart misent sur le mix marketing entre formules bio et petits prix, comme Pulpe de vie par exemple. Est-ce que la cosméto-food est pour autant condamnée à ne plus peupler notre salle de bains ? Évidemment que non, il faut juste qu'elle se remette un chouille en question ! J'ai d'ailleurs dégoté 3 projets qui arrivent à réinventer un peu l'exercice grâce à des concepts que j'ai personnellement trouvé pas mal ficelés.


ON MISE SUR PLUS D'EXOTISME


Mais attention, pas l'exotisme déjà vu 1000 fois comme la grenade, la mangue ou je ne sais quel autre fruit venu d'ailleurs... Pas question pour autant de miser sur un aliment certes évocateur de contrées lointaines mais qu'on ne connaîtrait pas par chez nous et qui du coup ne parlerait pas à notre imaginaire. Il y a quelques semaines, j'ai remarqué en allant faire mes courses deux produits Garnier que j'ai trouvé hyper attractif et dont l'ingrédient star est... le wasabi ! J'ai sniffé à l'intérieur du tube et je peux vous dire que ça sent vraiment le wasabi, une odeur hyper épicée que j'ai tout bonnement adoré. Malheureusement, la gamme (un gel nettoyant et un scrub visage tous les deux "ultra-purifiant" dixit la marque) est destinée aux peaux grasses à problèmes, ce qui n'est pas du tout du tout mon cas. J'ai presque envie de dire "malheureusement" tellement j'aurais eu envie de les utiliser mais je sais que trop la galère que c'est d'avoir une peau à problèmes pour me permettre ce genre de remarques débiles ! La couleur des soins à proprement parler est verte fluo (vous avez dit "colorants") mais du coup, ça leur donne le total look "wasabi". En somme, si j'étais ado aujourd'hui, c'est typiquement le genre de produits que j'aurais mis dans le caddie de ma mère ! Tiens, j'en profite pour vous faire voir le spot de pub asiatique que Garnier a fait pour cette gamme, avec un esprit samouraï en herbe très prononcé !




ON MISE SUR DES LÉGUMES OUBLIÉS


Est-il encore utile de vous parler du vieillissement de la population, celui qui fait que ma génération devra sûrement travailler jusqu'à 68 ans pour avoir, dans le meilleur des cas, à une petite retraite qui nous obligera à avoir une petite activité à côté pour pouvoir vivre décemment ! Bref, on attendant qu'on m'élise Président de la République (j'aurais le temps, c'est un truc qui m'intéresserait mais comme c'est un peu speed en ce moment de mon côté...), voyons un peu ce qu'on peut en tirer comme idée lumineuse. En l'occurrence, pourquoi ne pas s'adresser à ces femmes de 50, 60, 70, 80 ans avec une gamme qui surferait sur ces fameux légumes oubliés qui d'ailleurs sont de plus en plus trendy en ce moment sur les étals de nos primeurs ? Topinambour,  rutabaga, panais... rappelleraient des souvenirs à toutes ces femmes qui les ont sûrement connu dans leur prime jeunesse.

Les linéaires des magasins traditionnel étant de toute façon saturés, on pourrait même imaginer les vendre dans des jardineries (pas avec le terreau et l'engrais évidemment mais pourquoi pas dans un rayon valorisant et spécifique au rayon déco / art de vivre de ce genre de magasin) ! Pas question évidemment d'en faire des produits de luxe (on parle quand même de légumes on ne peut plus populaire) mais au contraire une petite marque ou gamme très accessible (c'est la crise au cas où vous ne l'auriez pas remarqué). Le groupe Léa Nature a justement eu la bonne idée de se lancer sur le créneau avec Pump Skin, une gamme de soins éclat de la peau à base de Potimarron ! Pour moi, l'idée est intéressante et mériterait d'être développée sur une gamme encore plus large mais malheureusement, et comme assez régulièrement chez Léa Nature, la réalisation graphique laisse un peu désirer et ne donne pas du tout du tout,envie (on ne met pas assez l'actif en avant et la typo utilisée devrait être interdite depuis 1994). Et comme de surcroit les produits sont vendus trop chers, entre 20 et 30 euros là où il ne faudrait pas dépasser 15 selon moi, c'est la totale. En somme, l'idée est là, il faut juste retravailler un peu l'exécution pour voir si oui ou non ça pourrait marcher.


ON MISE SUR LES RECETTES DU TERROIR


Pour finir, j'ai besoin de vous mettre un peu dans une ambiance particulière et vous invite pour cela à cliquer ICI pour lancer cette vidéo que l'on pourra laisser en fond sonore. C'est bon, vous êtes avec moi dans le sud de la France, allongé dans une chaise longue une citronnade à la main ? Alors on est parti pour la minute Jean-Pierre Pernault qui va me permettre de vous parler de la beauté de nos régions ! Car ce qu'on aime dans la cosméto food, c'est avant tout ses parfums presque toujours gourmands ! Et au rayon gourmandises cosmétiques, j'ai justement repéré pour vous cette nouvelle marque dont le simple nom évoque déjà le soleil : Coeur de cigale. Son concept est simple comme bonjour puisqu'il s'agit d'une marque de cosmétiques réunissant dans ses formules tous les ingrédients de la recette du célèbre calisson d'Aix-en-Provence ! De l'amande douce, du miel de lavande, du melon, de l'orange douce, de la fleur d'oranger... des ingrédients bio qui généralement régalent nos papilles mais qui cette fois vont faire le bonheur de l'épiderme ! Pour l'instant, la gamme est très  courte avec juste quelques références corps (lait corps, crème mains, gel douche) mais si vous êtes fan du parfum de calisson (et aussi de son goût car il y a un baume lèvres), vous savez ce qu'il vous reste à faire !

Voilà, vous savez-tout et il ne reste plus qu'à me donner votre avis sur le sujet. Est-ce que vous êtes toujours réceptifs/ves à la cosméto à base de fruits et légumes ou bien est-ce quelque chose qui vous attire peut-être un peu moins qu'il y a quelques mois/années ? Est-ce que vous allez regretter des marques comme Belle à Croquer ou Yes To ou bien finalement leur disparation ne vous fait ni chaud ni froid ? Et surtout, parmi ces nouveautés, est-ce qu'il  y a des choses qui vous parlent ? Le baume lèvres au calisson, franchement avouez, on le veux tous, non ? 

7 février 2012

Ce que nous réservent Belle à Croquer, Biotherm, L'Oréal Paris & Boots


Éloigné si longtemps de mon PC, j'ai pris pas mal de retard dans les nouveautés dont je voulais vous toucher deux mots. Qu'a cela ne tienne, je vous propose justement d'en passer quatre en revue aujourd'hui, avec quelques exclus au passage ! Qui par exemple va vous présenter les nouveautés Belle à croquer en exclusivité mondiale ? C'est Bibi ! Et tant que nous y sommes, je propose de zieuter un peu ce que nous réservent également Biotherm, L'Oréal Paris et Boots. Et comme d'habitude, je me risquerai à quelques pronostics hasardeux pour statuer sur le pourcentage de chances de réussite que je leur prête (un avis personnel qui n'engage que moi, il est toujours bon de le rappeler car je ne prétends pas avoir la beauty science universelle !). Le programme vous convient ? Alors on y va !


CRÈME FANTASTIQUE AU MIEL ET ÉLIXIR DE POMME D'AMOUR BELLE A CROQUER


Bon, depuis quelques jours, je me plains que tout va mal mais en fait, il y a quand même une très bonne nouvelle dont je n'ai pas encore eu l'occasion de vous parler ! Est-ce que vous connaissez le nouvel Attaché de Presse de la marque la plus gourmande de grandes surfaces ? Et bien oui, c'est Bibi ! Depuis la semaine dernière, j'ai donc la lourde tâche de convertir les journalistes aux friandises cosmétiques de la marque, et autant vous dire que j'en suis simplement RAVI ! Du coup, tadam, qui a la chance de vous présenter les deux nouveautés Belle à Croquer ?! C'est encore Bibi ! Après avoir fais le buzz sur la blogo l'année dernière, la marque revient en effet avec deux nouvelles références visage. Et comme on ne change pas une équipe qui gagne, BAC reprend ses fondamentaux : des textures plaisir, des parfums sucrés à souhait, des prix plus qu'accessibles...

Ce qui est intéressant, c'est qu'en 2011, la marque s'était lancé avec des soins plutôt spécifiques : soin des yeux, masque et gommage visage, crème illuminatrice... et qu'elle propose à présent les références les plus élémentaires d'une gamme de cosmétique, à savoir la crème de jour et le soin de nuit. Un chemin à contre-sens donc mais qui est plutôt logique : avec des produits très parfumés, on séduit plus facilement sur des références "occasionnelles" que sur des soins quotidiens. D'ailleurs, je trouve que la Crème de Beaux Rêves Câlin de Nuit (y'a pas à dire, sont très forts pour les noms des produits) est un poil moins parfumée que les autres soins BAC. Moi qui à la base n'aime pas du tout l'odeur de pomme, elle ne me dérange ici pas du tout, c'est dire ! Celle de la crème au miel est en revanche bien plus présente. C'est bien simple, lorsque je plonge le nez dedans, j'ai l'impression de sentir le biberon de miel dont je tartine généreusement mes tartines chaque matin (oui, je vous raconte ma life matinale aujourd'hui, c'est comme ça!). Une odeur alimentaire qui clairement rebutera ceux qui aiment les soins discrets. En revanche pour les autres, risque de craquage très élevé !

Mon pronostic de réussite ? 65%
Nous sommes clairement là sur une cible assez restreinte : les femmes en quête de soins avant tout sensoriels, et sans promesse particulière sur des problèmes de peau spécifiques ou de l'anti-âge. Du coup, ces deux nouveautés s'adressent à une cible resserrée de consommatrices, et n'ont pas vocation à devenir un leader absolu sur le secteur. Néanmoins, et comme pour les premiers produits, le projet proposé est plus que bien ficelé et dans la droite ligne de ce qui a fais le succès de Belle à Croquer l'année dernière. A priori, celles qui ont apprécié la première salve devraient accrocher avec la seconde.


HUILE SÈCHE SOLEIL BOOTS


Vous allez dire, et vous n'aurez pas totalement tort, que je suis sûrement le seul tordu à vous parler de nouveautés solaires alors même que nous sommes dans une vague de froid polaire qui nous oblige à nous couvrir en superposant les couches de fringues (enfin, sauf moi car mon radiateur interne me permet de me balader en tee-shirt + manteau, comme d'habitude!). Oui mais voilà, je ne pouvais pas attendre le mois de mai pour vous parler de cette huile pour la simple et bonne raison qu'elle propose une véritable innovation : c'est la toute première huile SPF50 ! Il faut dire que l'on sentait que ça nous pendait au nez cette histoire, et depuis pas mal de temps déjà, on voyait que les indices de protection des huiles montaient doucement mais sûrement. 20, puis 30, et même 40 l'année dernière, c'était une question de temps pour atteindre le seuil maximal (attention, on ne parle pas d'écran total même à 50 car aucune protection n'est jamais totale).

On savait donc que cela allait tomber, mais clairement, je n'aurais pas misé un kopeck sur le fait que cela viendrait de Boots. Le nom de la marque ne vous dit d'ailleurs peut-être rien mais elle n'en est pourtant pas à son coup d'essai puisqu'elle avait signé il y a quelques années un énorme buzz avec son fameux Sérum 7, une des références anti-âge les plus vendues outre-Manche et qui avait débarqué en France. C'est donc eux qui auront trouvé en premier la bonne combinaison de filtres permettant à une huile d'exposer un indice 50. En clair, de séduire toutes celles et ceux qui veulent à la fois une protection optimale doublée du côté sensoriel et plaisir de toute huile. Dommage que le packaging ne soit pas non plus un peu plus attractif mais bon, on est sur de la pharmacie et ce n'est pas forcément évident de s'éloigner de ses codes visuels.

Mon pronostic de réussite ? 75%

C'est une véritable innovation et à priori, Boots devrait être le seul à la proposer en 2012. Autant dire que cette référence sera l'une des plus marquantes de la saison solaire. Même si la ligne Solei n'a pas une très grande notoriété en France, cette huile devrait quand même lui donner un bon coup de boost (un bon de coup de boost à Boots, ah, ah, ah!). Et j'ai envie de dire que c'est mérité !


AQUASOURCE NUIT BIOTHERM



Ah, vaste cas que celui de Biotherm... Disons le tout de suite, c'est une marque que j'aime bien et qui m'inspire plutôt confiance. Seul bémol, je trouve parfois qu'elle s'éparpille un peu dans toutes les directions et que du coup, on perd un peu son fil conducteur, son ADN. Car quand même, Biotherm à la base, c'est les bienfaits du plancton thermal et des eaux de sources, non ? Alors OK, ce n'est pas forcément le plus glamour et vendeur des positionnements mais il a au moins le mérite d'être clair et légitime. Du coup, j'applaudis des deux mains le lancements des nouveautés 2012, et plus particulièrement celui de l'Aquasource Nuit dont l'actif star est justement une glycoprotéine provenant des profondeurs de l'Antarctique, et qui visiblement aurait tout un tas de propriétés pour aider la peau à mieux retenir l'eau (et cela tant en en échappant l'évaporation qu'en stimulant le renouvellement cellulaire). Ajoutez à cela la fameuse eau cellulaire de Plancton Thermal et le compte est bon !

Mais bon, vous allez me dire que tout cela est bien gentil mais que cela reste une crème de nuit parmi tant d'autres. Et vous n'aurez pas tort ! Sauf que le soin innove également au rayon sensoriel avec une texture évolutive qui gel lorsqu'elle sort du tube devient un véritable baume au contact de la peau. C'est tout con mais perso, c'est typiquement le genre de truc un peu étonnant qui peut retenir mon attention. Ce n'est pas la première fois en tout cas que Biotherm se distingue en la matière car c'est déjà eux qui avaient inventé, en 1997, la texture gel-crème. Mention plus plus aussi pour le packaging, tout simple mais très joli.

Mon pronostic de réussite ? 55%
Comme pour Belle à Croquer, je ne dis pas que ce soin va se vendre par millions en France. Mais clairement, je pense que c'est un lancement qui perturbera moins les fidèles de Biotherm que les derniers de la gamme Skin-Ergetic. Ici, le positionnement aquatique de la marque est parfaitement mis en valeur, et j'ai envie de dire que j'aime bien !


GAMME EVER L'OREAL PARIS


Cette ligne, cela fait un moment que je l'avais repérée sur les blogs américains. Au début, et tellement leur packaging est différent de ce que fait la marque d'ordinaire, je n'avais même pas repéré qu'il s'agissait des nouveautés signées L'Oréal Paris. Cela fait clairement plus technique que ce que le géant des cosmétiques propose généralement via ce bon vieux Elsève. En même temps, c'est tout à fait l'objectif de cette ligne que de se positionner sur la haute expertise capillaire, à destination des cheveux "sur-sollicités". Sur-sollicités dans le langage L'Oréal Paris, cela signifie sur-colorés (décoloration de plus ou moins 3 tons ou plus de 3 ans de colorations régulières), sur-lissés (lissages permanents ou utilisation de fers, séchoirs...) et enfin sur-menés (extensions, crépage, styling)... Sympa cette idée de s'attaquer à des niches en grandes surfaces, cela va en effet plus loin que les simples cheveux secs / gras / à pellicules...

Côté traduction produits, cela se traduit par trois lignes aussi colorées qu'une équipe réduite de Power Rangers (violette, orange et verte) ! Si leur formule varie bien entendu d'une gamme à l'autre, elles ont tout de même un point commun : elles sont sans sulfates, sûrement pour répondre aux attentes des consommatrices qui sont de plus en plus informées sur ce composant souvent décrié. Dommage par contre que la marque ne les enlève pas non plus sur Elsève si elle considère vraiment que ce n'est pas bon pour les cheveux, mais ça c'est un autre débat... Ces shampooings sont de toute façon clairement plus doux que ce que l'on trouve généralement en grandes surfaces, contenant plus de 60% d'agents lavants doux pour une mousse plus riche et moins chimique que d'ordinaire. Un petit luxe qui, clairement, se paye au passage en caisse : 7€90 le shampooing quand même !

Mon pronostic de réussite ? 75%
Lorsque j'écoute les femmes autour de moi, j'ai l'impression qu'elles sont de plus en plus en quête de produits pointus pour leur cheveux. Du coup, je serai tenté de dire qu'elles pourraient totalement craquer pour ce genre de produits, à mi-chemin entre l'image grandes surfaces et l'image professionnelle. Pour les filles qui ne veulent plus se contenter d'un shampooing à 3€ mais n'ont pas non plus envie d'investir 12 en pharmacie ou 20 en parfumeries ou chez le coiffeur, cela peut-être un bon compromis.



Purée, avec une moyenne de 67,5% de chance de réussite, je crois que je n'ai jamais été aussi clément qu'aujourd'hui ! Qu'est ce qu'il m'arrive, j'ai de la fièvre ?! Non, c'est simplement que les services marketing et recherche de toutes ces marques ont plutôt bien travaillé pour le coup ! Et vous alors, qu'est ce que vous en dites de tout ça ? Qu'est ce qui vous brancherait le plus parmi ces 4 produits ? Et à l'inverse, quel est celui qui vous excite le moins cosmétiquement parlant ! Vous me rejoignez sur mes pronostics où vous seriez tenté(e) de les modérer un peu à la hausse ou à la baisse ?!

13 novembre 2011

Belle à Croquer VS Kenzoki, le match des masques guimauve


Chose promise, chose due, voici donc une nouvelle rubrique qui fait son arrivée sur cette Planète-Beauté ! Elle rejoint sans plus attendre Le grand tribunal de la beauté, Les vrais secrets des journalistes beauté, Le Beauty VIP, Le produit culte, Ma wishlist mensuelle, Les Desperate Testeuses, Le Brice Hortefeux de la beauté... et j'en oublie sûrement ! Le nom de la petite nouvelle ? "La fin justifie t-elle les moyens ?", en clin d'oeil au célèbre adage que tout le monde connaît. Son principe est on ne peut plus simple : confronter deux produits qui, sur le papier en tout cas, semblent être exactement les mêmes. Leurs noms sont similaires, tout comme leurs promesses beauté qui sont troublantes de ressemblance. La seule chose qui distingue finalement ces faux-jumeaux de la cosméto, c'est leur prix qui peut varier du simple au double, du simple au triple, du simple au quadruple, voire même du simple au quintuple comme dans l'exemple d'aujourd'hui. Ces incroyables écarts de prix sont-ils justifiés ? Un soin à 10€ peut-il se montrer à la hauteur d'un autre à 50€ ? Paye t-on davantage l'efficacité réelle du soin que le marketing qui l'entoure ? En clair, la fin justifie t-elle les moyens engagés ?

Pour baptiser cette rubrique, j'ai décidé de faire s'affronter deux produits que j'ai reçu il y a un bon moment maintenant, et que je teste du coup depuis plusieurs mois déjà. Vous l'aurez compris au titre de ce billet, il s'agit de délicieux masques à la guimauve avec d'un côté de celui de la marque qui a fait un énorme buzz à son lancement, j'ai nommé Belle à Croquer, et de l'autre celui de la très raffinée ligne de soin Kenzoki. 9€95 seulement pour le premier, 49€50 le second, pour une contenance similaire de 50ml, c'est le grand écart côté prix ! Qu'est ce que j'en dis au final ? Laissez-moi vous raconter mon expérience !


Ce n'est pas côté packaging que la différence va se faire. Bien sûr, le pot du Kenzoki est un poil plus chic, avec son couvercle légèrement incliné en hauteur et sa matière toute douce. Mais franchement, celui de Belle à Croquer n'a pas à rougir. Même s'il est un peu plus sommaire, cela reste de très bonne facture quand même. Juste un petit bémol peut-être pour le pot en verre plus fragile dans la salle de bains, mais bon, on n'avait pas l'intention de le jeter par terre de toute façon ! Lorsqu'on ouvre les deux pots, un constat s'impose : les textures sont presque similaires. Très aériennes et tout en légèreté, elles évoquent tout à fait le côté guimauve et gourmand. Rien qu'en le regardant, on a qu'une seule envie : que notre peau soit aussi moelleuse que la texture de ce masque après son application. La couleur n'est pas la même pour les deux soins. On a un rose tendre chez Belle à croquer et un blanc immaculé chez Kenzoki. Rose et blanc, comme dans un paquet de chamallows, quoi de plus logique finalement pour deux masques à la guimauve !


Là où les choses commencent à varier d'un produit à l'autre, c'est lorsqu'on porte le produit à notre nez. Celui de Belle à Croquer est beaucoup plus parfumé. Mais genre beaucoup beaucoup ! Honnêtement, moi j'adore, c'est ulltra-gourmand et presque alimentaire comme parfum. C'est bien simple, on en mangerait ! Attention quand même car cela peut être un poil trop entêtant pour celles et ceux qui cherchent des parfums un peu plus raffinés et discrets dans leurs soins. Ces derniers préféreront du coup le masque Kenzoki dont la fragrance est pour le coup beaucoup plus légère. On prend peut-être un peu moins de plaisir en l'appliquant, c'est un produit un peu plus "adulte" dirons-nous.


Quid de la formule ? Bah oui, impossible de confronter deux produits sans passer au crible leur formule INCI. Et pour tout vous avouer, je ne suis pas un expert en décryptage de formules. Bien sûr, je sais me débrouiller un peu quand même, et parviens à détecter les composants principaux. Mais pas non plus au point de pointer du doigt le moindre truc qui ne serait pas logique... Et comme me disait toujours ma Maman, "Lorsqu'on ne sait pas, on demande" ! Et bien c'est justement ce que j'ai fait en proposant à un confrère blogueur de s'y coller à ma place. Ce blogueur, c'est Julien de L'Essentiel de Julien, un féru de cosmétiques naturelles et d'aromathérapie qui se montre intraitable avec le greenwashing et les actifs un peu borderline. Pour profiter de son savoir et de sa tchatche (si toi aussi tu veux devenir chroniqueur/se pour Planète-Beauté, envoie moi ton CV et ta lettre de motivation!) je lui ai donc envoyé les deux boîtes des masques en question pour qu'il puisse se livrer à une petite analyse. Et vous aller voir que c'est extrêmement intéressant...



Truc de fou, non ? Entre Belle à Croquer qui trouve le moyen de coller un filtre solaire dans un masque adoucissant et Kenzoki qui ne contient pas un seul gramme de guimauve, ça valait quand même le coup de faire un peu plancher Julien ! Son analyse me permet d'ailleurs d'attirer votre attention sur un point très important : soyez extrêmement vigilants aux noms des produits cosmétiques que vous achetez. L'exemple est ici parfaitement révélateur. Chez Belle à Croquer, le masque s'appelle Nuage de Crème à la Guimauve, ce qui sous-entend que la guimauve en est un des actifs. En revanche, celui de Kenzoki est simplement baptisé Masque Guimauve, guimauve faisant ici simplement référence à une texture et à un parfum, mais en aucun cas à la formule en elle même. Ah, qu'est ce qu'on s'amuse avec les subtilités de la langue française !

Et si Julien s'est attaqué à la théorie avec les formules INCI, je me suis pour ma part livré à la partie la plus agréable de l'exercice, à savoir le test de ces deux masques sur ma peau. J'ai commencé l'expérience par celui de Belle à Croquer. J'insiste vraiment sur le fait qu'il est vraiment très agréable à appliquer et que son parfum over-sucré est un régal pour les sens. J'en étale un peu partout sur mon visage, à l'aide d'un pinceau réservé à l'application des masques. Je sais que la marque conseille de l'étaler au doigt sur les joues, le front et le manteau mais je préfère pour ma part procéder ainsi. Dès le départ, je ressens quelques picotements sur le visage. Rien de très grave mais comme je ne suis pas du tout du genre à avoir ce genre de réactions, je me dis que les peaux sensibles doivent elles réagir au quart de tour avec ce truc. Cela coïncide en tout cas avec ce que disait Julien, sur la présence dans la formule d'éléments pouvant se révéler un poil irritants.


15 minutes de pose plus tard, j'enlève le surplus et force est de constater que ma peau est loin d'avoir tout bu. Au toucher, elle est certes plus douce (la promesse de Masque Adoucissant n'est donc pas usurpée) mais aussi un poil trop collante à mon goût. Une sensation pas forcément des plus agréables... Au premier lavage de peau, cette impression de coller un peu s'en va, ne reste alors que le côté peau douce qui s'estompe lui aussi assez rapidement, dès le lendemain généralement. Bien, mais peux mieux faire en somme.

Est-ce que le masque Kenzoki fait mieux ? Au niveau du plaisir d'utilisation, pas vraiment non. Masque blanc et parfum certes présent, mais de manière bien plus légère que dans le Belle à Croquer, on ne peut pas dire que ce soit le soin le plus sensoriel que j'ai eu l'occasion d'essayer. En prime, lui aussi pique un peu à l'application (mais moins que le Belle à Croquer quand même), attention là aussi aux peaux très réactives qui devront peut-être passer leur chemin. Mais c'est quelque chose qu'on pardonne sans le moindre souci lorsqu'on voit ses effets plus que bénéfiques sur la peau. Sur le capuchon du pot, la marque indique "Peau nourrie à l'envi" et c'est exactement la sensation que j'ai eu. Déjà, l'épiderme l'absorbe beaucoup mieux que le BAC (le Belle à Croquer hein, pas la Brigade Anti-Criminalité!). Lorsque vient le moment d'enlever le surplus de masque sur la peau, je suis à chaque fois surpris de voir qu'il n'y en a presque pas. Du coup d'ailleurs, j'ai pris l'habitude de me le faire le soir, et de le laisser poser toute la nuit pour me réveiller avec une peau de bébé le lendemain. Une méthode imparable.

Et ça marche ! Plus veloutée, plus moelleuse, ma peau est clairement plus confortable. Et cette agréable sensation dure plus longtemps, parfois même jusqu'à 3 ou 4 jours. Je ne sais pas si c'est à créditer au fait que la formule soit plus riche en Beurre de Karité ou à la présence de ces fameux silicones dont parlait notre expert en formules, mais toujours est-il que le bénéfice pour l'épiderme est bien réel. Sur ce coup donc, vous l'aurez donc compris, je donne ma voix au produit le plus cher des deux et qui selon moi justifie son prix. Néanmoins, le masque de Belle à croquer n'a pas à rougir non plus et s'en tire quand même plutôt convenablement vu son prix plus qu'accessible.


Pour le baptême de cette nouvelle rubrique, le constat est donc clair : la fin a justifié les moyens puisque je suis totalement séduit par ce masque Kenzoki ! Comme il s'agit d'un produit qui a déjà quelques années maintenant, peut-être certain(e)s d'entre vous l'ont peut-être déjà essayé et peuvent confirmer - ou au contraire nuancer - mon avis à son sujet ? Et celui de Belle à Croquer, j'imagine que pas mal de personnes parmi vous l'ont testé vu le buzz qu'avait fait la marque sur la blogo ? Suis-je le seul à avoir constaté cette sensation de picotements et de peau un peu collante au final ? Et sinon, le filtre solaire dans le masque BAC et l'absence de guimauve dans celui de Kenzoki, vous ne trouvez pas ça un peu fort en café vous ?!

28 août 2011

Je me jette dans le grand bain !


"J'ai la peau douuuuuuuuuuce, dans mon bain de mouuuuuuuuuusse, je m'éclabouuuuuuuuuusse... " : vous vous souvenez de ce grand standard de la variété française, interprétée par feu Alizée ? Ne vous inquiétez pas si ce n'est pas le cas, vous ne perdez pas grand chose non plus. Mais cette chanson me semblait de circonstance comme bande originale du billet d'aujourd'hui puisque je voulais vous parler des produits qu'on trouve depuis quelques semaines sur le rebord de ma baignoire. Car il faut que je vous le dise, j'ai développé un symptôme assez étrange qui fais que je n'arrive plus à prendre un bain (ce que je fais tous les soirs, même si ce n'est pas écologique pour un sou) si je n'y verse pas un petit produit de beauté dedans. Lait, huile, bain moussant... je veille à varier les plaisirs pour transformer ce simple bain en véritable moment de détente. En plus, pour ne rien vous cacher - mode 3615 my life - ma salle de bains s'y prête parfaitement car il s'y trouve un grand vélux et du coup, lorsque je m'allonge et me détend (généralement, ce n'est pas avant 23h/minuit), je n'ai alors plus qu'à admirer le ciel étoilé (ça marche aussi lorsque la pluie battante claque sur la fenêtre alors que je suis dans mon eau bouillante !) pour relâcher les tensions de la journée et me préparer à plonger dans les bras de Morphée. Un de mes moments privilégiés de la journée. Alors puisque certain(e)s d'entre vous partagez sans doute ce même plaisir coupable, je me suis dit qu'il était bon de vous dire ce que j'avais pensé des produits Belle à croquer, Kneipp et Le Bain Collection.


Commençons d'ailleurs par Belle à croquer, même si cela ne fera que le 158 967ème billet consacré à la marque sur la blogo. Il y en a tellement que j'ai même failli ne pas en parler dans ce billet pour ne pas risquer l'overdose mais bon, comme j'utilise depuis pas mal de temps ce Bain de Beauté que la marque m'avait envoyé... Je dois bien l'avouer, le packaging est très sympa. Cette grande salière est juste hyper ludique, parfait pour le grand enfant qui sommeille en moi. A l'intérieur, une poudre blanche (pas de la cocaïne, je vous rassure) au délicieux parfum un peu sucré. On en verse un peu dans le bain et cela vient instantanément donner un petit côté lacté à l'eau, c'est assez léger comme résultat mais c'est de toute façon souvent le cas avec les laits pour le bain. Ce qui est un peu pénible en revanche, c'est qu'il faut vraiment bien veiller à refermer le flacon sur le cran de sécurité, pour ne pas prendre le risque que la moindre goutte d'eau vienne tomber dans le flacon, ce qui serait embêtant avec une galénique poudre et formerait de bons jolis grumeaux !

C'est joli et ça sent bon, on pourrait croire que je suis 100% conquis mais ce n'est pas tout à fait le cas. Car j'ai beau chercher, je n'ai toujours pas trouvé le côté "peau veloutée" que promet Belle à croquer sur son flacon. On est vraiment, de mon point de vue, dans un produit pur plaisir mais n'offrant aucun véritable bénéfice pour la peau. Je me demande d'ailleurs si c'est la même chose pour les références visage Belle à Croquer et vais mettre très vite à l'épreuve le fameux masque à la guimauve dont en entend tellement de bien. Du coup, je trouve qu'à presque 12€, ce produit est un petit peu trop cher pour un simple moment de plaisir, même si je relativise un peu car il dure assez longtemps quand même.


Et à ce moment de la lecture vous pensez sûrement "Ouais, bah il est bien gentil Teddy mais il s'attendait à quoi ? A ressortir de son bain avec la peau aussi douce que celle d'un bébé ? Non mais quel naïf celui-là...". Et bien je vais vous prouver que cela est tout à fait possible ! Oui, oui, oui, les petits loups, j'ai trouvé il y a quelques temps maintenant the soin qui permet de s'hydrater la peau sans n'avoir rien d'autre à faire que de barboter dans la flotte de son bain ! Juste le truc miraculeux pour les paresseux de l'hydratation, et c'est signé Kneipp, une des marques dont je gère les Relations Presse. Et oui, j'avais cette bombe cosmétique toute la journée dans mon bureau sans même le savoir ! Si vous connaissez la marque Kneipp, vous n'êtes pas sans savoir que c'est un peu THE référence des produits pour le bain. Et cette huile de bain Peau Douce Fleurs d'Amandier en est un parfait exemple.

Je vous assure que c'est de la folie car lorsque je ressors de l'eau, j'ai vraiment la peau toute douce, c'est hyper agréable juste avant d'aller se coucher. En plus, comme l'odeur de la fleur d'amandier est un parfum que j'adore, je comble tous mes sens avec ce soin (bon, peut-être pas la vue car le produit n'est pas spécialement joli et le flacon en verre est toujours un peu dangereux avec moi). Il est indiqué à la base pour les peaux sèches et sensibles mais bon, moi qui n'ai aucun des deux sait quand même l'apprécier ! Dans la formule, on trouve pas moins de 94% d'huile d'amande douce, ce qui m'a d'ailleurs amené à me demander si peut-être on pouvait obtenir le même résultat avec une simple huile d'amande douce. Ce serait à essayer. En clair, c'est un produit que je conseille sans réserve (contrairement au bain moussant de la même gamme que je n'ai pas particulièrement trouvé hydratant) et cela d'autant qu'à environ 10€, ça reste encore correct. Attention par contre si vous craquez, car risque de glissades accru lorsqu'on sort du bain ! C'est traître l'huile, et je ne voudrais pas que vous vous cassiez la binette (ça, c'est une expression de ma grand-mère!) à cause de moi !


On se termine avec le plus luxueux des trois ? A 48€ les 20 unidoses, ces Gouttes à l'huile de jojoba Le Bain Collection ne sont clairement pas un produit qu'on utilise au quotidien. Et même si c'est la marque qui me l'a offert l'année dernière, je l'utilise quand même avec la plus grande parcimonie. On dira que c'est pour les bains d'exception, lorsqu'on est sûr qu'on a le temps d'y rester un long moment, de mettre un peu de musique et voire même d'éteindre la lumière. Le packaging est ultra chic et élégant, rien à redire là dessus. J'aime tout particulièrement le bouchon en bois (enfin, dans un matériau qui l'imite à merveille en tout cas) qui vieillit finalement bien mieux que ce que je craignais dans l'atmosphère humide d'une salle de bains. A l'intérieur, de magnifiques unidoses en forme de gouttes de pluie, qu'on ouvre très simplement en faisant tourner sur lui-même le sommet. Une fois "décapitée", il ne reste qu'à verser le liquide dans l'eau bien chaude du bain.

Deux choses à signaler de mon point de vue. Même si je trouve que c'est bien moins marqué que dans l'huile de bain Kneipp, on ressent quand même le pouvoir émollient de l'huile de jojoba présente dans la formule. Enfin, pour être plus précis, des huiles de jojoba, d'avocat et de soja car j'ai découvert qu'il y a avait en fait tout ça là dedans. Le seul petit bémol que j'émettrai serait plutôt au niveau du parfum sur lequel je n'ai pas spécialement accroché pour ma part. Bon après, tout cela est pour le coup très relatif et si cela se trouve, c'est quelque chose que vous auriez adoré vous ! D'autant que lorsqu'on le lit comme ça, on a l'impression que je dis que cela sent mauvais alors que ce n'est pas ce que je pense, mais juste que c'est un parfum simplement trop féminin pour un mec. Notes d'agrumes, coeur de jasmin et fond de patchouli, d'ambre et de vanille, c'est une véritable pyramide olfactive (imaginée à Grasse d'ailleurs) qui ne me convenait peut-être pas. J'essaierai celles au Thé Vert Impérial que j'ai également et dont la description de la fragrance semble en fait mieux me correspondre. Du coup, je vous en recauserai en temps voulu !


Et vous alors, vous êtes plutôt bain ou douche ? Et si comme moi vous faîtes partie des addicts de la baignoire et que vous avez déjà fais quelques jolies découvertes de bain moussant, d'huiles hydratantes, de sels de bain, de galets effervescents, de laits gourmands... n'hésitez pas à les partager, ça ne tombera pas dans l'oreille d'un sourd ! Je vous souhaite à toutes et touts un bon dimanche. Pour ma part, je vais me reposer un maximuml pour prendre des forces pour cette semaine qui, croyez-moi, sera riche en émotions. Je vous en dis plus très vite, jeudi ou vendredi je pense mais vous allez voir, il y a du lourd !

PS : au fait, il vous reste encore quelques jours pour tenter de découvrir ICI les 10 marques qui vont composer le nouveau kit du centenaire ! J'ai hâte de vous dévoiler la liste mais encore un peu de patience...

PS 2 : une petite vidéo pour celles et ceux qui ne se souviendraient plus de cette belle chanson d'Alizée ! J'ai la peau dooooouuuuuuuuce... Dans mon bain de mouuuuuuusse...


18 avril 2011

Le grand tribunal de la beauté - Belle à croquer


Avant de rentrer dans le vif du sujet et d'enfiler, pour la quatrième fois déjà, ma robe d'avocat peu scrupuleux, quelques mots pour vous donner les résultats de cette terrible compétition qui a opposé vendredi trois marques prometteuses : les sérums sur-mesure Skinc, les capillaires verts Yarok et les vernis écolos Scotch Naturals. Le moins que l'on puisse dire, c'est que le match aura été serré mais c'est Scotch Naturals qui a fait la différence sur le finish. J'enverrais donc cette semaine un petit mail aux différents distributeurs cosmétiques que je connais pour leur dire que "Oui, les françaises sont prêtes à passer au vernis écolo, surtout lorsqu'ils sont proposés dans de jolis flacons et couleurs". Il ne nous restera plus qu'à croiser les doigts pour que notre message soit entendu !

En attendant ce jour, c'est d'une autre marque que j'aimerais vous parler aujourd'hui. Une ligne que j'ai découvert la semaine dernière chez la grande, l'illustre, la brillante, la formidable So' du blog (de)maquillages (Sophie, tu peux m'envoyer directement mon chèque au bureau, je pense que tu as l'adresse !) : Belle à croquer ! En voyant cette ligne de soins gourmands, je me suis dit qu'elle ferait un parfait objet pour cette rubrique où, je vous le rappelle, j'aime vous faire réagir sur les chances de succès de marques cosmétiques ! Le principe n'a pas changé depuis la dernière fois : deux plaidoiries chargeant de manière égale les points forts que les points faibles de la marque. Comme d'habitude, je grossis volontairement le trait des deux côtés pour que vous ne puissiez voir, pour le moment en tout cas, ce que j'en pense personnellement. A la fin du billet, ce sera une nouvelle fois à vous de vous exprimer et de me dire quel jugement vous réservez à Belle à croquer : le rebord de votre salle de bains ou bien la guillotine ?!


LA DÉFENSE

Chers Jurés, vous en conviendrez, il y a parfois des choses dont on se demande pourquoi elle n'existaient pas avant... Des petites choses qui nous changent la vie comme le code-barre détachable qui permet de ne plus avoir à porter 4 fois des packs d'eau de 12 kilos à la caisse des supermarchés, le Galak au speculoos (testé et approuvé pour vous ce week-end), la vidéo à la demande qui permet de ne plus passer sa vie chez Vidéo Futur... Une liste non exhaustive bien sûr et à laquelle nous pouvons dorénavant ajouter "une ligne de soins gourmands en grandes surfaces". C'est vrai, pourquoi The Body Shop aurait-il le monopole des produits qu'on imagine tout droit sortis de notre frigo ou de notre corbeille de fruits ? Nous pouvons donc remercier Belle à croquer de s'être lancé dans cette délicieuse aventure. D'autant que côté gourmandise, la nouvelle marque n'y va avec le dos de la cuillère ! Jugez donc sur pièces : Fondant de beurre très doux, Mousse tentation au chocolat, Bain de beauté relaxant au yaourt, Cocktail très frais au pamplemousse... Et encore, je ne vous ai pas encore énuméré, chers Jurés, la liste des références visage qui font office de salade de fruits : Embellisseur peau de pêche, gelée fraîche de kiwi, Granité de framboises, Masque de crème à la guimauve, Rosée de concombre... je vous vois déjà saliver à la seule écoute de cette liste dégoulinante de calories.


Notez d'ailleurs que la marque va finalement un peu plus loin encore que The Body Shop qui ne s'aventure pas encore du côté des soins du visage gourmands. Nous sommes finalement ici presque plus proche d'un positionnement à la Fruit Forever ou à la Yes to Tomatoes, Carrots, Cucumbers... sauf que cette fois, c'est en grandes surfaces que tout cela va se passer. Un réseau de distribution où pour la première fois, on va pouvoir scander "Non à la cosmétique punition" et "Oui aux bonheurs simples"... C'est sûr qu'entre Garnier et L'Oréal Paris, cela va nous faire un petit choc au début, nous ne sommes pas habitués à tant de légèreté. A côté de Belle à croquer, même Le Petit Marseillais et Ushuaïa semble aussi tristes qu'un scketch d'Elie Sémoun.


Mais comme le dirait si bien la voix de Secret Story, méfiez-vous des apparences car derrière leur légèreté de façade, ces soins ont aussi pris soin de soigner leurs formules, dont ont été exclus parabens et phénoxyéthanols, jugés aussi indésirables et inutiles que Mickael Vendetta dans le carré VIP d'une boite sélect. N'ont droit de cité dans les petits pots cosmetofood de BAC (Belle à croquer pour les intimes) que des extraits bons pour la peau, des vitamines, des minéraux... 95% d'actifs d'origine naturelle, qui dit mieux ? Je vois déjà dans vos regards chers Jurés l'envie folle de découvrir ces produits au plus vite. Et comme je vous comprends, d'autant qu'en tant que beauty addict, vous allez vous régaler en apprenant que la marque va en plus démocratiser certains gestes de beauté encore confidentiels. Un masque pour le corps (comme celui de chez Paul&Joe dont l'illustre Planète-Beauté vous parlait il y a deux semaines) ou encore un sérum pour le contour des yeux (à l'instar de celui lancé par Givenchy dont le majestueux Teddy vous parlait il y a quelques temps !), vous en conviendrez, il s'agit de soins très particuliers et que l'on va enfin pouvoir essayer sans casser notre plan épargne logement !



Ajoutez à cela une communication qui joue la carte de la proximité avec la consommatrice (avec des petits conseils rigolos notés sur la boîte et qui nous incitent à contracter les fesses et à ne pas prendre l'ascenseur) et vous obtiendrez la recette d'un succès presque parfait. Sur ce coup, l'indigestion n'est pas prêt de nous guetter...


LA DÉFONCE

L'idée directrice de Belle à Croquer ? La célèbre devise d'Oscar Wilde, "On peut résister à tout sauf à la tentation". J'ajouterais chers Jurés qu'il semble aussi difficile de lutter contre la tentation que de résister contre la facilité. Dieu que tout cela est terriblement convenu, on prend quelques jolis visuels de fruits et de sucreries, on s'inspire d'une carte de restaurant chic pour trouver quelques noms gourmands... Et après ? Non, non, tout cela est bien trop convenu comme concept pour révolutionner la Planète-Beauté. D'autant que si vous le permettez, j'aimerais Mesdames et Messieurs les Jurés pointer le doigt sur quelques erreurs commises par Belle à Croquer...


La plus flagrante d'entre elles : le positionnement prix. Entre 14 etr 16€ pour les références soins du visage, et un peu plus de 16 euros pour les soins du corps, ce n'est certes pas excessif en soit mais c'est trop cher pour le réseau grandes surfaces. A 16 euros, on peut s'offrir la toute dernière référence anti-âge Code Jeunesse de L'Oréal Paris, un soin avec une vraie promesse produit. Comment vendre au même prix des soins certes rigolos, mais qui n'ont aucune action autre que de l'hydratation légère et de la bonne mine ? Sur du soins pur plaisir, vous conviendrez chers Jurés qu'il est difficile de passer la barre symbolique des 10€ le produit, non ? Pour le soin du corps, c'est encore plus manifeste : les hydratants corporels et scrubs sont au même prix que ceux de The Body Shop, à ce prix là, on peut sans souci trouver des choses sympas ailleurs que chez Intermarché. C'est d'autant plus dommage qu'avec un positionnement prix entre 7 et 9€, la marque aurait pu faire fureur.

Et puis combien de fois faudra t'il le répéter : le positionnement naturel n'a jamais payé. Soit on joue cette carte à fond, en formulant de telle sorte que l'on puisse prétendre à une certification bio, soit on reste dans la cosmétique "traditionnelle". Ce positionnement hésitant est plus perturbant qu'autre chose pour des consommateurs qui cherchent encore la présence de labels pour se rassurer. Et enfin, pourquoi s'être obstiné à indiquer "by Juvamine" en facing de chaque soin ? Car oui, chers jurés, c'est bien la célèbre marque de complément alimentaire qui se sache derrière de projet tout en sucreries. Quel dommage de tuer tout le glamour que pouvait inspirer cette gamme en 10 lettres seulement. "By Juvamine" a t'il été indiqué pour cautionner le sérieux de cette nouvelle marque et rassurer les consommatrices via la réputation d'un laboratoire reconnu ? Cela aurait pu être une bonne idée si la marque en question n'évoquait pas dans l'imaginaire collectif un type au brushing ringard et portant une veste verte, éructant comme un psychopathe "Si ju va bien, c'est Juvamine" ! En plus, quelle légitimité a t'on sur des soins cosmétiques lorsque l'on vient du monde des compléments alimentaires ? Aucune, nous sommes bien d'accord. Puisque Belle à croquer semble tant aimer la cuisine, nous leurs disons donc que pour eux, c'est cuit !


Et voilà, à vous de jouer maintenant et de délibérer ! Quelles sont vos prédictions concernant l'avenir de Belle à croquer ? Est-ce que vous pensez que, comme le veut la formule, la ligne va rencontrer son public ? Et vous personnellement, est-ce le genre de choses qui vous donne envie et sur lesquelles vous pourriez craquer ? Je vous laisse me livrer votre verdict dans les commentaires et vous dirais un peu plus tard ce que tout cela m'inspire personnellement !


EDIT 20 JANVIER

Hyper intéressant une fois encore vos commentaires, je vous jure que c'est de l'or en barre pour tous les gens qui bossent dans le développement de marques cosmétiques car tout y est ! Je vous rejoins sur la plupart des points que vous avez soulevez... Premièrement, le projet est extrêmement bien ficelé : pack très jolis (surtout les étuis, les pots sont un peu moins qualitatifs je trouve même si j'attends de voir en vrai pour me faire une opinion définitive), noms de produits au top, large gamme... rien à redire de ce côté là. Sur la mention By Juvamine, je ne pense pas que ce soit un frein à l'achat mais je ne pense pas qu'elle n'était pas indispensable non plus. La question principale pose sur les prix. Je trouve qu'ils sont un peu élevés pour des produits de GMS ne promettant que du plaisir, mais néanmoins, je serai tenté de dire que cela ne sera pas pénalisant pour la marque qui devrait quand même bien s'en sortir. Le seul truc que je trouve dommage au fond, c'est que ce même projet proposé entre 7 et 9 euros, cela aurait fait un vrai carton. Cela aurait été moi, j'aurais fais des contenances un peu plus petite pour réussir à afficher un prix inférieur (même si rapproché au prix au millilitre, cela n'est pas vrai bien sûr, je suis un petit malin !). Au final, je mise sur un futur succès mais qui avait le potentiel d'un carton !

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